Déviation des eaux du Massacre. Jovenel Moise obtient gain de cause et quant aux dominicains, ils sont libres de disposer du fleuve Artibonite dans le futur

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Le pire qu’on craignait, est finalement arrivé. Les dominicains brandissant le fameux accord de février 1929, font chanter les haitiens san memwa, sans culture des choses du passé. Ils leur laissent le petit cours d’eau de Massacre pour que Jovenel Moise puisse banbile et satisfaire les délices de ses amis-sponsors et quant à eux, les dominicains, ils vont probablement avancer avec leur projet de construction d’un barrage sur le fleuve Artibonite. Un rêve qu’ils caressent depuis très longtemps.

Jovenel Moise voudrait-il réellement détruire le barrage de Péligre et les rizières de l’Artibonite pour mettre définitivement le pays à genoux quand il n’a pas su totalement le faire avec sa caravane de « changement » et son referendum bidon ?

Dimanche 30 mai 2021 ((rezonodwes.com))–Le dictateur en herbe Jovenel Moise, entêté et déterminé à construire un canal d’irrigation par la déviation des eaux de la rivière Massacre, au profit des sponsors du régime PHTK, selon les dénonciations d’entrepreneurs agricoles dominicains, a hypothéqué l’avenir du barrage de Péligre et les rizières de l’Artibonite qui pourraient connaître à l’avenir des périodes de sécheresse si le président Luis Abinader venait à construire un barrage sur l’Artibonite, en amont du fleuve.

Les dominicains, très mécontents au début pour les travaux de canalisations entamés par Jovenel Moise, ont fini par se rétracter dimanche. « Les travaux entrepris sur la rivière Dajabón ou Masacre pour le captage des eaux ne consistent pas en un détournement du lit de la rivière« , se sont-ils finalement mis d’accord, mais sans toutefois faire directement allusion au fleuve Artibonite. La signature du protocole du 29 mai 2021 désormais  » établit le droit des deux nations à utiliser les eaux des rivières se trouvant dans la zone frontalière de manière juste et équitable« .

En effet, les gouvernements de la République dominicaine et d’Haïti ont signé dimanche une déclaration commune à la recherche d’une solution au conflit concernant la déviation des eaux de la rivière Masacre par le régime de Jovenel Moise.

Les gouvernements se sont engagés à élaborer un protocole technique « pour la gestion coordonnée de tous les bassins hydrographiques transfrontaliers« , afin de garantir la gestion des ressources « de manière conjointe, conformément au traité de 1929 et aux normes du droit international« .

Ils ont également convenu de continuer à partager des informations – (un point soulevé dans le passé et resté muet lors du dossier de la dénationalisation des dominicains d’ascendance haitienne) – « concernant tous les travaux hydrauliques réalisés et à réaliser dans la zone frontalière« , et de créer un « Comité technique pour une meilleure compréhension des travaux réalisés dans la zone frontalière« , le tout dans le cadre du « Sous-comité de l’environnement et de l’agriculture de cette Commission mixte bilatérale, en vue de la création du Comité binational de l’eau ».

Declaración conjunta

Reunidos en el Ministerio de Relaciones Exteriores de República Dominicana en el marco de la Comisión Mixta Bilateral Dominico-Haitiana las delegaciones presentes se han puesto de acuerdo en emitir la si­guiente Declaración:

Considerando que el Tratado de Paz, Amistad perpetua y Arbitraje fir­mado el día 20 de febre­ro del 1929 entre el go­bierno de la República Dominicana y la Repú­blica de Haití, donde se establece el derecho que tienen ambas naciones de utilizar las aguas de los ríos que se encuen­tran en la zona fronteriza de manera justa y equita­tiva;

Considerando el interés de las dos naciones en tra­bajar de manera conjunta para crear los mecanismos que garanticen el manejo sostenible de las cuencas hidrográficas transfronte­rizas y el uso adecuado de los cursos de aguas binacio­nales;

Reconociendo, en ba­se a las informaciones pre­sentadas en el día de hoy por los representantes de la delegación de la Republica de Haití y en el espíritu de entendimiento e intercam­bio de informaciones como se encuentra planteado en el Tratado de 1929, que la obra iniciada en el río Daja­bón o Masacre para la cap­tación de agua no consiste en un desvió del cauce del río”.

Déclaration conjointe

Réunies au ministère des Affaires étrangères de la République dominicaine dans le cadre de la Commission mixte bilatérale dominico-haïtienne, les délégations présentes sont convenues d’émettre la déclaration suivante :

Considérant que le Traité de Paix, d’Amitié Perpétuelle et d’Arbitrage signé le 20 février 1929 entre le gouvernement de la République Dominicaine et la République d’Haïti, qui établit le droit des deux nations à utiliser les eaux des rivières se trouvant dans la zone frontalière de manière juste et équitable ;

Considérant l’intérêt des deux nations à travailler ensemble pour créer des mécanismes qui garantissent la gestion durable des bassins versants transfrontaliers et l’utilisation adéquate des cours d’eau binationaux ;

Reconnaissant, sur la base des informations présentées aujourd’hui par les représentants de la délégation de la République d’Haïti et dans l’esprit de compréhension et d’échange d’informations prévu par le Traité de 1929, que les travaux entrepris sur la rivière Dajabón ou Masacre pour le captage des eaux ne consistent pas en un détournement du lit de la rivière ».

1 COMMENT

  1. Haïtien pa konnen ni sa ki bon ni sa ki pa bon jis se wéw yo wèw yo la,tout vye bagay bon pou yo.

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