14 janvier 2026
Castro Desroches : Olivier Martelly et Nicolas Duvalier, la foire des joyeux surdoués
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Castro Desroches : Olivier Martelly et Nicolas Duvalier, la foire des joyeux surdoués

« Quand on le laisse seul, le monde mental ment monumentalement. » Jacques Prévert

Lundi 8 juin 2020 ((rezonodwes.com))– La santé mentale n’est plus ce qu’elle était. Comme annoncé, la génération des enfants malades de Papa Doc émerge. Elle ne se gêne pas. Elle réclame sa place au soleil, à coup de «papiers» fictifs, à coup de diplômes imaginaires étalés sur la Toile d’araignée. Elle…piaffe d’impatience pour une nouvelle « vie en rose » sur le fumier de la misère.

Il y a d’abord le fiston Duvalier. C’est un jeune homme cultivé. Il a fait des études botaniques à l’Ecole Buissonnière de…Paris. Une école agricole située dans les Champs Élysées. On y plante des calebasses pour récolter du giraumont.

Nicolas Duvalier est entrepreneur. Il est propriétaire d’une plantation de cacao et de papier hygiénique dans la région de Borgne.

Chaque vendredi, le bateau d’Olivier, battant pavillon suisse, vient chercher la récolte de chocolat. Cela rapporte des…mignons.  De beaux billets verts comme des feuilles d’olivier. C’est une histoire à l’eau de rose…La réalité?

Nicolas Duvalier a un Certificat d’Etudes Primaires. Pas plus. Comprenne qui voudra. Créole parlé, créole compris…

Beaucoup d’eau a coulé sous le Pont d’Avignon. Le temps longtemps où son papa, Baby Doc, passait les examens du Bac à l’intérieur du Palais est révolu. Nicolas en a payé les conséquences à Paris. On lui a demandé de conjuguer le verbe «être» comme tout le monde. Il était plus à l’aise avec le verbe «avoir» au présent et au futur. Il a échoué. Son nom n’a pas été cité lorsque Radio France Internationale annonçait les résultats du Bac. On a entendu le nom d’un certain «Abellard Ezéchiel», on a entendu un «Alexis», on a entendu un «Brisson», on a entendu un «Duval», on n’a pas entendu de «Duvalier».

Nicolas a versé des larmes. Sa maman Michèle  Bien-Être à dû le consoler avec du papier-monnaie.

Dans le même registre des « papiers », des fournitures classiques, des diplômes, il y a l’entrevue d’Olivier qui fait encore des vagues.

Son bateau aussi. Tout est clair comme de l’eau de roche. Ce n’est pas la mer à boire.
On le savait « intelligent », on le savait «entre-prenant», mais on ne le savait pas aussi précoce. 17 ans. Un génie de la race! Il mérite les compliments du Ministre de la Culture. À 17 ans, il a « sauté » la licence pour entamer la maîtrise.

Moi, je savais que ça allait faire des jaloux. Y’en a pas mal qui ont le cœur gros. Le type est tout simplement génial.

Personnellement, ça me fait chaud au cœur de voir de jeunes compatriotes, deux jeunes gens de bonne famille, accomplir de tels prodiges.

Sans vous cacher, j’en suis fier. Quand je les vois briller comme ça, je cite et récite Jacques Roumain en leur disant: «  Je reconnais mon sang; je reconnais ma race. »

En fin de…conte, le grand problème, c’est pas les papiers imaginaires. Je suis sûr que ces jeunes gens auraient pu les avoir « tout de bon », si leurs parents n’avaient pas tant volé. S’ils avaient un peu faim, s’ils avaient un peu soif. La soif d’intégrité. La faim de savoir.

La faim de ceux qui ont vécu dans le ventre de la misère.

Cette misère atroce qui se perpétue quand Olivier Martelly abandonne son B.S. pour aller détourner des dizaines de millions. Pour aller voler dans le « kwi » de ceux qui ont faim. C’est laid, c’est monstrueux de voler le lait des enfants qui ont faim.

Ingénieur du son, artiste du B.S., il a bâti tambour battant des stades olympiques, invisibles à l’œil nu, en se disant: « Dieu seul me voit.»

Il est devenu comme son père «architecte», maçon de la misère.

Visiblement, Olivier Martelly souffre d’une autre forme de misère et de tourment. Il s’étonne qu’on lui demande des comptes.

Après la faillite en Floride, ils étaient riches, trop riches pour aller voler en Haïti. Les riches ne volent pas. Pauvre théoricien…

Olivier souffre de cette misère morale qui le porte à babiller, à entrer en enfance, à parler de « bateau », à faire et à refaire des coups d’épée dans l’eau.

En toute quiétude, sans cœur “sauté”, j’ai pris le temps de vous conter cette histoire, avec la certitude que Sweet Mimi et sa…suite ne lisent pas.

Ils comptent…

Castro Desroches

6 Comments

  • Carly Dollin 8 juin 2020

    Hummmmmmmmmmmmmmmmm
    Un vrai regal

    Succulent!

  • Dalencour René 8 juin 2020

    C’est génial. Votre imagination fertile est louable. Incontestablement, vous jonglez parfaitement avec les mots et dans un style clair et précis vous divertissez tout en exposant de grandes vérités . J’adore votre article si amusant . Le meilleur que j’aie lu au cours de cette année.FELICITATIONS!????!

  • Carlyne Saint Cyr 9 juin 2020

    Je me suis bien amusée tout en découvrant certaines véritè. Très beau texte M. DESROCHES. Bravo

  • Bobo 9 juin 2020

    Article lumineux écrit dans un style poétique pour dire : pitit volè pa toujou volè, men pitit Mateli ak pitit Divalye se volè.

  • Dejavu Toutvu 11 juin 2020

    Un régale!

  • Endijèn 11 juin 2020

    ANN GADE PI LWEN…
    Durant ces deux mandats, on a vu une partie du lumpen-intelligentsia faire la révérence à René Preval, à travers les fameuses « Commissions, » nommées, formées de toutes pièces pour donner des jobs aux intellos en panne d’argent, telles des primes à la paresse… (René Préval, Mèt Jwèt Zo, Journal CIEL OUVERT, Février-Mars 2020 No 011)

    Les autres ont déjà applaudi. Il n’y a rien d’anormal. Mais attention, ils tentent de réclamer leurs places au soleil à cause du VIDE. En aucun cas, le PHTK ne pouvait faire mieux que Lavalas. Les cousins Martelly/Moise avaient accédé au pouvoir à peu près dans les mêmes conditions que les marasa Aristide/Préval. En voulant imiter le régime duvalieriste en valpa, les frères siamois Aristide/Préval ont tout engendré. Les FADH n’étaient pas sur scène politique.

    Un jour, il va falloir prendre votre responsabilité pour nous entretenir sur les principaux responsables de l’échec de la transition, et sans oublier les souf kout des « commissions présidentielles » en veux-tu en voilà. À l’époque les Moise (Claude et Jovenel) côtoyaient les Hector (Cary et Michel). À ce moment, Préval était aux anges comme Me Jean Gilbert, il gagnait le pari. Dans la même logique, il empêchait à son « ami » Charles Suffrard de l’imiter en versant des larmes de crocodile sur le cadavre de son conseiller politique, Jean Léopold Dominique. Li mete tikòb nan men misye.

    Il ne fait pas de doute, en voyant Dominique, le Dr François Duvalier dans sa posture de dictateur ne manquait pas de lui faire la leçon. Au nom de la démocratie, Marie-Christine Jeune, Brignol Lindor, Jacques Roche, Mireille Durocher Bertin, Weber Adrien, Phède D. Clerphond, Jimmy Lalane, Antoine Leroy… et Jacques Florival, absent.e.s.

    Mon condisciple, l’agronome FJMB (se pa fo plom ak li pa rate) a affirmé, la société moribonde ne l’avait pas vu, René Préval admirait les mulâtres, mais surtout ceux qui sont les plus délinquants, les jouisseurs et bons à rien comme lui. Parait-il, l’ancien policier Jean Fritz Magny est de son avis. « Le trio Luc Eucher Joseph, Robert Manuel et Pierre Denizé symbolisait le déclin de la PNH » (voir Rezonodwes).

    Dans le cadre du Vide, à la veille de sa mort, Préval continuait à rencontrer des sendenden en vue de créer un nouveau parti politique pour partir à la conquête du pouvoir avec un autre Jude Célestin ou Jacky Lumarque dans sa poche. Ce qui fait rire l’activiste politique et le philosophe CORNEL WEST (Harvard et Princeton), Selon un certain Joseph Jasmin, en rencontrant Préval, il avait l’air de ne pas atteindre son objectif. Jasmin était prêt à faire cause commune avec son bienfaiteur. Jou bare Rene Preval menm jan ak Jovenel Moise!

    En parlant « de l’eau de roche, » je ne veux pas oublier les carriéristes Jacques Edouard Alexis et Michelle Duvivier Pierre-Louis. Ces associés de Préval n’ont pas de « papiers fictifs. » En fin de parcours dans l’administration publique sans aucune honte, ils n’hésitaient pas à affirmer, « ils ne pouvaient pas faire sortir de l’eau des rochers. » En entrant par la porte de derrière à la Primature, Mme Pierre-Louis ne laissait pas entendre qu’elle n’allait pas faire des miracles. Loin de là! Un peu plus tard, en mêlant ses pieds dans des liasses de billets (197, 500.000 millions de dollars américains), Préval utilisait l’animal politique, Joseph Lambert pour la deculotter. Mòrèd!

    Ce n’est pas nécessaire de parler des « intellectuels » qui faisaient des pétitions à n’en plus finir en vue de permettre aux malandrins de ratifier le premier ministre MD Pierre-Louis. Comme quoi, elle allait sauver le pays. Ils ont la mémoire très courte, en oubliant l’économiste GP Charles… et William Smart avaient fait le même cauchemar, en voyant le messie mort-né JB Aristide au Palais national. Tankou KT ta di, yo tap regle zafè masisi/madoda yo, se pa pyès zafè peyi ki te enterese yo. Se vre, si yo pa zentèlektyèl fòk yo konnen se pa konsa yo fè peyi. Men se dwa yo, Obama te travay pou yo… George Floyd se pa nan kondisyon sa a, Emmett Till, kamarad Rene Theodore ak Tuneb Delpe te vle resevwa w. Bon travèse

    Plus que jamais, le pays a un grand besoin des compatriotes qui peuvent faire jaillir de l’eau des rochers. Rien d’étonnant si les sanplom veulent venir à la rescousse. Les ratés Aristide/Préval et les foulplom n’ont pas fait la différence. À l’horizon lointain, à part le bruit habituel, c’est le vide.

    Témoin historique

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