Poème pour dire ces temps nus du confinement
Jeudi 14 mai 2020 ((rezonodwes.com))–
La rue circule
Regards fermés
Sous les masques
roule la ville
Ce n’était pas le bal masqué
Bal des figurants
Ces mille têtes cachées
Dans la peur de la mort
Vil le temps qui marche
À attraper la vie aux pas fuyants
Il y a dans le regard des gens
Cette peine joyeuse
Qui cache le chagrin au détour d’un rire fou
Pour faire mourir le temps qui casse
Il y a des corps qui flambent
Dans le souffle
d’un éternuement
Clashant l’espérance à petit feu
Il y a ton sourire en manque
Dans mes aveux cloutés
Mes prières à tes pieds de sainte folle
Il y a ton corps qui hante mes bras
À étrangler les tiens dans la moisson nue
Et ce bal de morts
Que l’on ne veut pas dans la danse de nos paroles
James Stanley Jean-Simon
Poète et écrivain
E-MAIL: jeansimonjames@gmail.com

