13 juin 2024
Chaleur extrême : 3 jours sur 4 causés par l’Homme
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Chaleur extrême : 3 jours sur 4 causés par l’Homme

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Jeudi, avril 30, 2015, 10:52 – Si jamais vous souffrez lors d’une journée extrêmement chaude, vous pouvez désormais blâmer l’humanité! Selon une nouvelle étude publiée lundi dans le journal Nature Climate Change, 3 journées sur 4 de chaleur extrême sont causées par les impacts de l’Homme sur le climat.

Ce constat est celui d’Erich Fischer et Reto Knutti, auteurs principaux de l’étude réalisée à l’Institut pour la science atmosphérique et climatique (ETH Zurich), en Suisse.

La hausse des émissions de gaz à effet de serre (CO2), notamment par l’utilisation de combustibles fossiles, est pointée du doigt comme étant à l’origine de ce réchauffement.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont analysé les vagues de chaleur et les précipitations à partir de25 modèles climatiques, de 1901 à 2005, ainsi qu’une projection de 2006 à 2100.

La recherche montre que 75 % des journées extrêmement chaudes sont attribuables au climat.

Deux fois plus de précipitations extrêmes

Le réchauffement climatique serait aussi responsable de 18 % des précipitations extrêmes sur la planète, et cetteproportion passera à 40 % si la température moyenne sur Terre continue d’augmenter au cours des prochaines décennies.

La barre du 2 °C est primordiale dans ce calcul, tant pour les journées chaudes que pour les précipitations extrêmes. À l’heure actuelle, la température moyenne a augmenté de 0,85 °C à travers le globe. Si la tendance se maintient, cette hausse atteindrait 2 °C d’ici 2040, ou avant.

Cette hausse qui peut paraître minime à première vue a pourtant des impacts majeurs sur le cycle climatique de la planète.

Un indice concret

En théorie, on pourrait donc dire qu’une tempête sur trois est causée par l’homme, ou que l’Humain est responsable de trois records de chaleur sur quatre, mais non. L’objectif de l’étude était de définir un indice plus concret de notre impact sur la Terre.

« En faisant cela, nous pouvions définir une fraction qui a un sens statistique, de ce qui était causé par l’influence humaine. Les études confirment explicitement que l’influence humaine sur le système climatique est claire et que le réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle est causé par l’humain », a déclaré Reto Knutti en entrevue à The Weather Network.

Image: ouragan Sandy, 2012, NASA

Image: ouragan Sandy, 2012, NASA

Se préparer pour sauver des vies La préparation des communautés face à d’éventuelles catastrophes demeure un enjeu majeur.

« On peut s’adapter à certaines choses, avec de meilleures infrastructures, une meilleure planification et un meilleur délai de réponse des autorités », ajoute M. Knutti. Par exemple, on peut illustrer cet enjeu en comparant les bilans des ouragans Sandy (en 2012) et Katrina (en 2005).

Lorsque Sandy a frappé New York en octobre 2012, les autorités avaient évacué –pour ne pas dire fermé- la ville avant la tempête. Bien que coûteux financièrement, le bilan des victimes a été « limité » à une cinquantaine de morts dans le secteur.

À l’opposée, en 2005, l’ouragan Katrina a fait plus de 1800 victimes, alors que les infrastructures et le niveau de préparation étaient jugés déficients.

« Les deux tempêtes avaient bien été prédites par les scientifiques du climat, mais dans le cas de Katrina, ils n’ont pas évacués, ils n’étaient pas préparés, les infrastructures étaient mauvaises et la réponse était faible », conclut Reto Knutti.

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