À Chappaqua, dans l’État de New York, l’ancien président Bill Clinton a été longuement interrogé vendredi par une commission d’enquête parlementaire sur ses liens avec le financier déchu Jeffrey Epstein. Objectif : éclaircir une relation ancienne et documentée, nouée à la fin des années 1990, en présence régulière de Ghislaine Maxwell.
Le président républicain de la commission, James Comer, a rappelé les chiffres : visites à la Maison-Blanche, vols à bord du jet privé d’Epstein, apparitions communes lors d’événements. Aucune accusation pénale n’a toutefois été retenue contre l’ex-chef d’État, qui affirme avoir ignoré les crimes d’Epstein, condamné en 2008 pour sollicitation de prostitution de mineure.
Les démocrates contre-attaquent. Pour eux, l’audition du 42e président ne saurait occulter le rôle présumé de Donald Trump, dont le nom figure également dans les dossiers. « Nous nous adressons au mauvais président », a lancé l’élu Suhas Subramanyam, accusant la Maison-Blanche de freiner l’enquête.
Déjà entendue la veille, Hillary Clinton a dénoncé une instrumentalisation politique. L’audition, à huis clos, devrait être rendue publique. L’affaire, relancée par de nouveaux documents judiciaires, continue d’ébranler la classe politique américaine — et d’alimenter un bras de fer partisan explosif.

