New York : accord provisoire met fin à une grève des infirmières qui aura duré six semaines
NEW YORK — Un groupe de plus de 4 000 infirmières du système hospitalier NewYork-Presbyterian Hospital a conclu vendredi un accord provisoire avec la direction, ouvrant la voie à la fin de la plus longue grève d’infirmières de l’histoire récente de la ville après près de six semaines de débrayage.
L’accord, négocié avec la médiation du New York State Nurses Association, sera soumis au vote des 4 200 membres concernés ce week-end. Si le texte est ratifié, les infirmières pourraient reprendre le travail dès la semaine prochaine, mettant un terme à un mouvement qui avait débuté le 12 janvier.
Selon les termes du contrat provisoire, les salaires augmenteraient de plus de 12 % sur trois ans, avec des engagements renforcés en matière de dotation sécuritaire des effectifs afin d’éviter la surcharge des personnels soignants. L’accord comprend aussi des protections accrues contre la violence au travail, la préservation des prestations de santé sans réduction des avantages, ainsi que l’introduction de garde-fous pour l’usage de l’intelligence artificielle dans les soins.
Ce mouvement de grève, considéré comme l’un des plus importants pour le secteur hospitalier privé de New York, avait initialement mobilisé quelque 15 000 infirmières de trois grands systèmes hospitaliers (NewYork-Presbyterian, Mount Sinai Health System et Montefiore Medical Center). Après des accords antérieurs avec Mount Sinai et Montefiore début février, ces établissements ont vu environ 10 500 infirmières retourner au travail.
Le mouvement avait entraîné des perturbations dans les services de soins pendant une saison grippale exigeante, contraignant certains hôpitaux à recourir à des infirmières temporaires pour maintenir les services essentiels. Les parties ont relancé les négociations jeudi, aboutissant à la proposition finale annoncée peu avant minuit vendredi matin.
Les infirmières ont marqué par leur persévérance dans des conditions météorologiques difficiles, affirmant que leur mobilisation visait à garantir des soins plus sûrs et des conditions de travail décentes. La décision finale reviendra désormais aux membres syndiqués appelés à se prononcer dans les prochaines heures. (nbcnewyork.com)


