Pour une énième année consécutive, le Cap-Haitien a vécu son carnaval dans le noir, déplore l’agent exécutif intérimaire Patrick Almonor. Les principales centrales thermiques alimentant la commune sont à l’arrêt depuis plusieurs années, dénonce-t-il.
La clôture du carnaval communal du Cap-Haitien, déroulé depuis son lancement dans une ambiance pacifique, a été émaillée d’incidents regrettables. Selon l’agent exécutif intérimaire Patrick Almonor, un policier en civil a ouvert le feu sur une foule, tuant un participant sur le coup et blessant un autre. Alertées, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation du policier fautif, explique-t-il.
Des incidents d’échauffourées impliquant des carnavaliers ont conduit à des cas d’arrestations. Une douzaine d’individus ont été interpellés par les forces de l’ordre pour des comportements violents résultants d’affrontements dans les foules, rapporte Patrick Almonor. Ce dernier confirme une mobilisation impressionnante des unités spécialisées de la PNH pour anticiper toute tentative de débordement.
Réalisé à partir d’un budget totalement financé par le secteur privé, le carnaval communal a accusé un taux de participation impressionnante. Plusieurs groupes musicaux ténors ont défilé sur le parcours pendant les trois jours gras. Des troupes artistiques ont apporté une touche originale en faisant rehausser l’événement culturel, selon l’édile. À propos du budget transmis au gouvernement, Patrick Almonor évoque une enveloppe révisée à la baisse. Un total de 15 millions de gourdes promis a été drastiquement réduit à 10 millions par le pouvoir central.
Hervé Noël

