12 février 2026
Indice de corruption 2025 : Haïti obtient un score avilissant de 16/100, se classant dernier dans la Caraïbe sous la transition CPT/Fils-Aimé
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Indice de corruption 2025 : Haïti obtient un score avilissant de 16/100, se classant dernier dans la Caraïbe sous la transition CPT/Fils-Aimé

Venezuela (10), Nicaragua (14) and Haiti (16) are again the three lowest in the region marked by high levels of repression, failed or co-opted institutions, and entrenched corruption.

Voici les scores obtenus par Haïti dans l’Indice de perception de la corruption (CPI) de Transparency International pour les années 2021 à 2024, selon les informations disponibles sur Rezo Nòdwès :

  • 2021 : 20/100
  • 2022 : 17/100
  • 2023 : 17/100
  • 2024 : 16/100

Le rapport 2025 de Transparency International, publié le 10 février 2026, classe Haïti au 169e rang sur 182 pays, avec un score de 16 sur 100, reflétant une perception élevée de la corruption dans le secteur public. Ce score, inchangé par rapport à l’année précédente, place Haïti parmi les trois pays les plus mal classés des Amériques, aux côtés du Venezuela (10) et du Nicaragua (14). (Transparency.org)

Le rapport souligne que la corruption persistante en Haïti est exacerbée par des institutions publiques défaillantes ou cooptées, favorisant l’impunité et l’infiltration du crime organisé dans la sphère politique. Cette situation compromet gravement les droits humains, la sécurité et l’accès aux services publics essentiels. Les années d’inaction gouvernementale ont érodé la démocratie et permis la prolifération de réseaux criminels, affectant directement la vie des citoyens.

Dans l’ensemble de la région des Amériques, le score moyen est de 42 sur 100, sans amélioration significative depuis 2012. Seuls la République dominicaine (37) et le Guyana (40) ont enregistré des progrès notables, tandis que douze pays ont vu leur situation se détériorer.

Sous la gouvernance transitoire du Conseil présidentiel de transition (CPT), la corruption apparaît comme systémique : cooptation d’organes publics, effacement des mécanismes de reddition de comptes, porosité entre sphères politique, économique et criminelle. Le CPI relève une normalisation de l’impunité, aggravée par l’atonie judiciaire et l’opacité de la dépense publique.

La nomination et l’action de Alix Didier Fils-Aimé s’inscrivent dans ce paysage de gouvernance sans contre-pouvoirs effectifs. Le rapport ne personnalise pas la faute, mais décrit un cadre décisionnel où l’autorité exécutive opère sans garanties institutionnelles, accentuant la défiance civique et la fragmentation de l’État.

Comparativement, la moyenne régionale des Amériques demeure nettement supérieure, soulignant l’exception haïtienne par le bas. Transparency International identifie des priorités immédiates : indépendance judiciaire, transparence des marchés publics, protection des libertés, traçabilité des fonds et contrôle parlementaire effectif.

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