Après des semaines d’échanges acrimonieux par réseaux sociaux interposés, Donald Trump et le président colombien Gustavo Petro se sont rencontrés mardi à Washington pour la première fois, dans une atmosphère nettement plus feutrée qu’à l’accoutumée. L’entretien s’est tenu à huis clos, sans la présence de la presse dans le bureau Ovale, une rareté sous la présidence Trump.
La Maison-Blanche s’est limitée à publier quelques clichés de la rencontre, tandis que la présidence colombienne diffusait plusieurs images, dont une poignée de main symbolique entre le président républicain et l’ancien guérillero devenu chef d’État. Le vice-président américain J.D. Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio ont participé aux discussions, aux côtés de responsables colombiens de la Défense et des Affaires étrangères. Aucun détail officiel n’a filtré sur le contenu des échanges.
Cette rencontre intervient après un brusque apaisement des tensions, déclenchées début janvier par une opération militaire américaine au Venezuela. À l’époque, Gustavo Petro avait vivement réagi, tandis que Donald Trump lui lançait des menaces à peine voilées. Depuis, le ton s’est adouci, notamment après un échange téléphonique le 7 janvier.
Bogota a multiplié les gestes d’ouverture envers Washington, en annonçant la reprise des vols d’expulsion de migrants et le retour des épandages de glyphosate contre les cultures de coca, une décision longtemps combattue par Gustavo Petro. La lutte contre le narcotrafic figurait au cœur de cette rencontre, dans un contexte de relations bilatérales fragilisées par la hausse de la production de cocaïne et le retrait, en 2025, de la Colombie de la liste des alliés antidrogue des États-Unis.

