Le mégaprojet de loi budgétaire, porté à bout de bras par Donald Trump, a franchi un cap décisif dimanche soir à la Chambre des représentants. Après de vives tensions internes, plusieurs élus républicains, jusque-là opposés au texte, ont finalement assoupli leur position, permettant à la commission budgétaire d’approuver la proposition.
Le président américain presse les parlementaires d’adopter rapidement cette réforme fiscale d’envergure, vantée comme une « grande et belle loi ». L’enjeu majeur : la prolongation des crédits d’impôt instaurés lors de son premier mandat, qui expirent fin 2025.
Mais les dissensions persistent au sein même du camp républicain. Les modérés redoutent les conséquences électorales de coupes drastiques dans Medicaid, le programme de santé destiné aux plus vulnérables. De leur côté, les ultraconservateurs jugent ces coupes insuffisantes pour freiner la croissance du déficit.
Après avoir temporairement bloqué le texte en commission vendredi, quatre conservateurs ont finalement changé leur vote en « présent », permettant au projet de poursuivre son chemin vers l’hémicycle. « Une étape cruciale », s’est félicité Jodey Arrington, président républicain de la commission budgétaire.
Le texte devrait être soumis au vote de la Chambre d’ici la fin de la semaine, mais son avenir au Sénat reste incertain. Les républicains y promettent déjà d’importantes modifications, alors qu’une commission indépendante du Congrès alerte : le plan pourrait creuser le déficit fédéral de 4800 milliards de dollars sur dix ans.

