1 janvier 2026
Inde-Pakistan : le cessez-le-feu fragilisé par des accusations mutuelles de violations
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Inde-Pakistan : le cessez-le-feu fragilisé par des accusations mutuelles de violations

Quelques heures après avoir annoncé un cessez-le-feu « total et immédiat » sous médiation américaine, l’Inde et le Pakistan se sont accusés mutuellement samedi de nouvelles violations de la trêve, alimentant les craintes d’une reprise rapide des hostilités.

À Srinagar, capitale du Cachemire indien, des journalistes de l’AFP ont entendu des détonations en soirée, alors que la défense antiaérienne était en alerte. Côté pakistanais, des responsables locaux ont fait état d’échanges de tirs « intermittents » en au moins trois points le long de la ligne de contrôle (LoC), frontière de facto dans la région disputée.

New Delhi a exhorté Islamabad à « traiter la situation avec sérieux » et à faire cesser les « violations » présumées, selon Vikram Misri, haut responsable au ministère indien des Affaires extérieures. Le Pakistan, de son côté, a affirmé « respecter le cessez-le-feu » tout en accusant l’Inde de provocations similaires.

Le cessez-le-feu avait été annoncé samedi matin par l’ex-président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social, évoquant des discussions nocturnes menées sous médiation de Washington. Les deux pays, tous deux dotés de l’arme nucléaire, se sont engagés à mettre un terme aux frappes d’artillerie, aux tirs de missiles et aux attaques de drones ayant provoqué depuis mercredi la mort d’au moins 60 civils.

Selon des sources diplomatiques, Washington a joué un rôle déterminant dans la désescalade, soutenue par plusieurs capitales occidentales, l’ONU et la Chine. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé que l’Inde et le Pakistan s’étaient dits prêts à engager un dialogue plus large dans un pays tiers, sans préciser lequel.

La dernière flambée de violences avait été déclenchée par un attentat le 22 avril dans le Cachemire indien, où 26 civils ont été tués. L’Inde accuse un groupe armé basé au Pakistan, ce que ce dernier dément catégoriquement.

Les combats de ces derniers jours, les plus violents depuis plusieurs décennies, ont causé d’importants dégâts civils, entraîné des déplacements massifs de population et paralysé plusieurs infrastructures, notamment en matière de transport aérien.

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