2 janvier 2026
Haïti : 10 ans de massacres en série, plus de 5 000 morts, l’INDDESC exige la fin de la barbarie et de l’impunité
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Haïti : 10 ans de massacres en série, plus de 5 000 morts, l’INDDESC exige la fin de la barbarie et de l’impunité

L’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC), organisme national de promotion et de défense des droits humains, dénonce avec la plus grande fermeté l’inaction des autorités judiciaires face aux crimes de masse perpétrés en Haïti entre 2015 à 2025. En dix années de barbarie continue, plus de 120 massacres ont été documentés par plusieurs institutions nationales et internationales, causant la mort d’environ 5 250 citoyens, pour la plupart issus des quartiers les plus vulnérables du pays.

Cité Soleil, Bel-Air, La Saline, Grand-Ravine, Pont-Sondé, Sodo, Croix-des-Bouquets, Kenscoff, Plaine du Cul-de-Sac, Hôpital Général… ces noms sont devenus synonymes de terreur, d’horreur et d’abandon. Les chiffres sont effroyables : en moyenne, un massacre par semestre, souvent caractérisé par des violences extrêmes, des exécutions sommaires, des incendies de maisons, des disparitions forcées, sans qu’aucune enquête judiciaire sérieuse n’ait été engagée.

Pendant que les auteurs, co-auteurs, complices et commanditaires de ces atrocités circulent librement, le peuple haïtien endure l’insécurité permanente, la pauvreté extrême et l’effondrement des services publics essentiels. Le droit à la vie, socle de tous les autres droits humains, est systématiquement violé, dans un silence coupable de l’appareil d’État.

L’INDDESC rappelle que cette situation constitue une grave violation des droits humains et interpelle les autorités sur leur obligation de protéger les citoyens, de garantir la justice et de lutter contre l’impunité, conformément à la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par Haïti.

L’impunité est le carburant de la barbarie en Haïti.

Nous exigeons :

L’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes sur les massacres ;

La mise en accusation des responsables identifiés ;

Le renforcement du système judiciaire et la protection des témoins et des victimes.

Haïti ne peut pas vivre ni survivre sans justice. L’histoire nous jugera. Il faut agir, bien et maintenant, pour préserver notre pays avant sa disparition.

Frédo Jean Charles, Avocat 

Président 

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