Cinq mois après l’annulation du premier tour, la Roumanie vote à nouveau ce dimanche dans une élection présidentielle tendue où l’extrême droite pourrait triompher. George Simion, chef du parti AUR (Alliance pour l’unité des Roumains), est donné favori avec près de 30 % des intentions de vote. À 38 ans, il mise sur un discours souverainiste, la maîtrise de TikTok et le soutien de Calin Georgescu — figure controversée et ex-candidat écarté pour soupçons d’ingérence russe.
Onze candidats sont en lice dans ce pays de 19 millions d’habitants, pilier de l’OTAN depuis l’invasion de l’Ukraine voisine. Face à Simion, trois prétendants pro-européens : Crin Antonescu, soutenu par le gouvernement, Nicusor Dan, maire de Bucarest, et Victor Ponta, ancien premier ministre aux accents trumpistes.
Les autorités promettent un scrutin sécurisé, après des mois de tensions, de manifestations et de polémiques sur des fraudes présumées. Les États-Unis suivent de près la situation. Le vote de ce 4 mai, dans un climat de défiance, pourrait redessiner l’équilibre politique d’un pays à la croisée des influences européennes, atlantiques… et russes.

