_Annoncé affaibli par la Police nationale d’Haïti (PNH) et la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), le gang «Gran-Grif» multiplie ses offensives contre des communautés de Petite-Rivière de l’Artibonite. Les cas d’assassinat, d’enlèvement collectif et séquestration contre rançon repartent à la hausse à Petite-Rivière de l’Artibonite._
Les bandits du gang «Gran-Grif», actif dans la vallée de l’Artibonite, n’ont pas chômé. Bénéficiant du laxisme des autorités policières, ils poursuivent leurs exactions contre des membres de la population. Ce samedi, ils ont fait irruption dans la communauté de Moreau-Douet pour agresser plusieurs familles avant de kidnapper des paysans. Selon le président du Syndicat des planteurs visionnaires pour le développement de l’Artibonite (SPVDA), René Charles, les malfrats ont profité de la nonchalance des forces de l’ordre pour opérer.
Renforcées dans l’Artibonite depuis le début du mois d’octobre 2024, les forces de sécurité se relèvent un véritable insuccès. Les opérations visant le démantèlement des gangs «Gran-Grif» et «Kokorat san ras» annoncées en grande pompe peinent à se matérialiser dans le réel. De manière régulière, les bandes armées défient les forces de sécurité, multiplient les embuscades dans les principaux routiers, rançonnent les paysans et incendient des maisons.
Le président du SPVDA, Rene Charles, appelle au renvoi du Conseil présidentiel de transition (CPT) et du gouvernement jugés deux entités inutiles. Depuis prés d’un an, les promesses d’un nouvel narratif n’ont cessé. Entre-temps, la situation des régions contrôlées par des groupes armés qualifiées de «territoires perdus» hante le quotidien des familles.
Hervé Noël

