14 janvier 2026
HAÏTI TERRE MYSTIQUE :L’alliance invisible est-elle encore possible ?
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HAÏTI TERRE MYSTIQUE :L’alliance invisible est-elle encore possible ?

Serge Joachim II, Haïti Mystique et Spirituelle, 23 février 2025

Est-il donc vraiment possible de travailler au changement de la condition nationale, par l’alliance avec les Forces et Puissances du Monde Invisible ?

Bien sûr que oui ! Certainement !

Pour cerner cette épineuse question,  hautement controversée, nous essaierons de  disséquer trois grands cas historiques, d’ailleurs fort connus : Celui des anciens esclaves de St Domingue, celui du peuple d’Israël, celui des Protestants chrétiens de l’Haïti Contemporaine.

D’où ce plan succinct en trois grands points : 

I.- St Domingue : Le vaudou, arme de libération nationale

II.- Israël : Yahweh engloutit Phararon dans la Mer Rouge. Frappe et tue de grands rois.

III.- Haïti : Caducité du pacte vaudou de Bois-Caïman, Nouvelle Alliance et Nouveau Contrat

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 I.- St Domingue: Le vaudou, arme de libération nationale.

Abrutis par de longues et interminables années d’une rude servitude, impuissants face au redoutable système esclavagiste,  les esclaves de St Domingue comprirent la nécessité d’une alliance solide et d’un pacte formel avec les divinités africaines du vaudou,  dans l’effort de libération.

Or les véritables sectateurs du vaudou, originaires d’Allada, de Ouidah, du Danxomen (Golfe de Guinée, Côte des Esclaves) ne pratiquaient que le rite ginen, pur yncrétisme de pratiques animistes du Yoruba, du Danxomen et de  rites religieux occidentaux apportés par les marins portugais. Proche du catholicisme,  doux, paisible et religieux, il intégrait des éléments de magie blanche.

Koupe Tèt Boule Kay…!

Mais les esclaves, fatigués de la tyrannie coloniale, de ses nombreux crimes et injustices, voulaient la liberté, mais aussi la vengeance

D’où le fameux leitmotiv : Koupe tèt Boule Kay. 

Même les nègres à Galliphète, connus pour leurs meilleurs traitements et privilèges, se donneront à coeur joie sur leurs anciens maîtres, les massacrant, les sciant entre deux planches, ou les livrant aux flammes, aux sombres heures de la grande insurrection du Nord.

Mackandal, chef de bandes, idéologue, hougan, sorcier et empoisonneur, était clair à ce sujet. Il voulait  » effacer de la colonie tout ce qui n’était pas noir « .

Boukman, prêtre du vaudou, ambitionnait, lui, un grand mouvement politique, prélude à l’insurrection populaire et à la vengeance. Par l’invocation des divinités africaines.

Comme exprimé dans sa prière 

Or le vodou ginen, proche du Catholicisme et du système colonial blanc, par la nature paisible et la culture religieuse de ses divinités, ne répondait plus aux ambitions esclavagistes du moment.

Particulièrement après l’exécution brutale de Mackandal que les esclaves prenaient pour un dieu.

Il avait réussi l’exploit, à lui seul, grâce à une redoutable organisation clandestine, et par une politique de terreur, à ébranler les fondements du tissu colonial et à détruire plus de six mille colons.

La mort de Mackandal dessillait donc les yeux et poussait au réalisme. 

La vieille politique de marronnage et d’empoisonnement massif avait révélé ses limites.

Il fallait donc redéfinir la lutte, élaborer de nouveaux outils et instruments de combat, concocter de nouvelles alliances, susceptibles d’offtir les réponses appropriées aux differents besoins et exigences de la lutte.

Or, seuls, les esclaves se savaient impuissants face à la redoutable machine politique coloniale.

Seuls, ils étaient condamnés, irrémédiablement perdus.

Il leur fallalit donc un autre secours, de nouveaux alliés, non plus ginen et catholiques, proches du système colonial, mais de nouvelles divinités et puissances d’En-Haut.

Il ne leur restait donc que l’espoir de nouvelles divinités, le secours et l’alliance de nouvelles Puissances d’En-Haut.

Penser un peu à la prière d’invocation de Boukman.

Et ce sera, par un fameux coup du sort, l’entrée en jeu, à St Dominge, de nouvelles divinités susceptibles de répondre aux besoins et aspirations du moment : Couper tèt brûler Kay, se libérer, mais tout aussi se venger, punir et frapper, à son tour, le maître cruel.

Et c’est justement alors qu’un certain Dom Pèdre, venu de nulle part, débarque à St-Domingue.

Les dieux pourvoyant aux besoins, il y introduit le rite nommé, en son nom, Petro.

Rite de feu, chaud, violent, qui sema l’effroi au sein de la population. Alarmée, l’Administration coloniale, le frappa aussitôt d’interdiction.

Ce fut, peu de temps plus tard, le grand congrès politique à Bois -Caïman, à l’ombre des divinités : Ogou Feray, un Nago supplante les Ginen, par la volonté populaire, (simple attitude démocratique) et désigne alors, Toussaint pour prendre la tête des opérations. 

Mais sournois, rusé, Toussaint préfère les seconds rôles pour mieux manoeuvrer dans l’ombre.

Et c’est la fameuse cérémonie, sous la direction d’Ogou Feray,  guerrier Nago, dieu de la guerre, maître de cérémonie : les Ginen (en disgrâce) dont Freda. Philomise, Agoué, etc.,  occupant la seconde place, face aux nouveaux maîtres du terrain : Erzulie 7 kout kouto, Lenglesou Basen San, Ti Jean Dantor, Legba, etc.

La cérémonie n’aura rien de Ginen. Elle sera faite sous le rituel chaud des nanchon Petro, Nago qui implique le versement de sang et des sacrifices d’humains ou d’animaux, en l’honneur des divinités. Selon l’importance de la requête.

Penser encore aux Coutumes annuelles à Ouidah, à Allads, au Danxomen, en l’honneur de Dan, le dieu serpent, où l’on  sacrifiait, en son honneur, des centaines de têtes nègres 

Jean Baptiste Vixamar Legrand, selon la version même des grands Lakou du vaudou national, s’ouvre les veines et s’offre en sacrifice. Sous la direction d’Ogou Feray. En vertu des exigences et pratiques Mystiques, d’ailleurs fort courantes au Danxomen : Un membre de la communauté ou de la famille doit servir de sacrifice pour le salut des autres (vieux Principe mystique déformé et hors contexte, hérité du judéo-Christianisme :  » Il est préférable qu’un seul meure pour le salut de tous « .).

Le sang recueilli, tous les participants en boivent. Signe de l’engagement collectif volontaire à l’effort de libération nationale, sous la direction d’Ogou Feray, maitre de cérémonie, commandant en chef de l’armée mystique auxiliaire indigène, qui, du coup, prend, officiellement la tête des opérations et du Panthéon vaudou indigène, puis national.

Une semaine plus tard, c’est le soulèvement des esclaves dans le bastion même d’Ogou Feray de la Plaine du Nord. La vengeance est assouvie : Les colons furent brutalement exécutés, massacrés,  exterminés.

Une douzaine d’années, plus tard, c’est l’écrasement, par l’armée indigène, de la redoutable coalition européenne armée de Napoleon Bonaparte, menée par le Général Leclerc, son beau-frère.

1806, deux années plus tard, après l’Indépendance, c’est un nouveau massacre des Français.

Mais le vaudou haïtien n’a pas servi que les Haïtiens. 

De célèbres Américains, dont les deux Bill, l’un ancien Président Américain, l’autre, non moins célèbre, dans le domaine cybernétique.

Bill Clinton, un ancien membre de l’Église Protestante Américaine, n’a jamais caché son affiliation au vaudou, ni son amour pour cette religion, à laquelle il doit tant.

Dans son autobiographie MY LIFE , disponible en format PDF sur le Net, il raconte comment chez Marx Beauvoir, alors grand Pape du vaudou et Ati National, il a découvert Dieu dans le vaudou haïtien.

Dès ce jour, émerveillé par ses découvertes, Il y fait son initiation. Pour des années plus tard, prendre l’asson et se faire sacrer grand prêtre du vaudou.

Enfant de rien, issu du milieu rural pauvre et déclassé de l’Arkansas, d’une des familles les plus misérables de son petit village de deux milliers d’habitants (à l’époque), Il gravit vite les échelons, après sa rencontre avec Beauvoir. Pour se voir propulser à Washington, à la Maison Blanche et s’imposer par la suite à la tête du tissu social et politique haïtien. Avec la complicité de Jean Bertrand Aristide et la complaisance des divinités du vaudou.

François Duvalier, Leslie Manigat, Jean Bertrand Aristide, les armateurs de bâtiment, les dealers de drogue haïtiens et repris de justice Américains condamnés à de lourdes peines, les bandits et criminels de la pire espèce, les membres des gangs armés, terrorisant la population actuelle, n’ont jamais caché leur embrigadement au vaudou. Il en sera également de nombreux Pasteurs de l’Église protestante haitienne qui préfèrent l’alliance de l’ombre, avec les divinités sanguinaires du vaudou Petro, ou sorcier, peu décidés à attendre les promesses de bénédictions divines, jugées lentes et tardives.

Mais le problème avec ces entités du vaudou, de vieilles connaissances, qui pendant longtemps m’ont fait mille et une propositions, c’est les termes de l’accord, les implications, conséquences et chocs en retour.

En outre, elles ne sont pas les plus Fortes, les plus Puissantes et Les plus sures, sur l’échiquier national, international et universel. 

Personnellement, sans me vanter, de loin supérieur, j’arrive à faire mieux au niveau national, international, universel que ces petits hougans du vaudou et francs-maçons ; et ce, à tous les niveaux,

 Urbi et Orbi.

L’alliance avec Yahweh est plus sure, plus solide, plus efficace et garantie. Surtout quand on a affaire à des ennemis plus nombreux, plus grands, plus forts et déterminés. Et encore plus à des traitres en son sein : Lougarou nan lafanmi, trèt, espyon et ajan doub. 

Le vaudou n’y peut rien alors

Et c’est déjà prouvé, démontré, expérimenté. 

La CIA pourrait en dire long à ce sujet.

Qui frappa Marx Beauvoir, René Préval, Jean Claude Duvalier, le colonel Jean Claude Paul ? 

Sinon que des proches, des amis, des gens de confiance.

 Un fait reconnu, d’ailleurs, par le vodou lui-même :  » Manje ranje pa gen tretman « .  » Pwazon nan vant pa trete « .  » Konplo pi rèd pase wanga ».  » Maji pa janbe lanmè « .

Des propos fondés mystiquement, il est vrai, mais fort relatifs. Puisque c’est une question de niveau, de dimension et de position au sein de la hiéarchie.

Le vaudou est donc très puissant, extrêmement redoutable et efficace

Mais Il existe encore de plus grand, de plus fort et de plus puissant en Haïti. Contre lequel les Américains, la CIA n’ont jamais pu rien. 

Cette année-ci, sauf veto et opposition catégorique du Très-Haut, un terme sera mis à 30 années de violences et de domination criminelle des Clinton en HAÏTI.

Serge Joachim II, 23 février 2025

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