En pleine tourmente budgétaire, alors que les États-Unis frôlent une paralysie gouvernementale, le président Joe Biden semble absent de la scène publique. À 82 ans, celui qui a renoncé à briguer un second mandat en juin dernier s’isole, laissant les projecteurs au Congrès en ébullition et à Donald Trump, qui s’apprête à reprendre les rênes de la présidence.
Lors de récentes visites officielles, Biden a montré des signes évidents d’affaiblissement physique, peinant parfois à maintenir l’attention ou à éviter des maladresses publiques. Cette perception d’un leader diminué est amplifiée par sa distance grandissante avec la presse et son absence de conférences publiques.
Malgré des initiatives notables, comme un effacement partiel de dette étudiante et des objectifs climatiques ambitieux, le président démocrate peine à rallier l’opinion. Son bilan, érodé par l’inflation et un Congrès divisé, est aujourd’hui assombri par une gestion perçue comme passive des crises en cours.
Face à cette situation, Biden se recentre sur sa famille et ses souvenirs douloureux, symbolisés par des visites privées à la tombe de ses proches. À l’aube de la fin de son mandat, il laisse un pays divisé et des interrogations sur l’avenir démocratique des États-Unis.

