Donald Trump, président désigné des États-Unis, a marqué les discussions internationales ce week-end avec un appel pressant à un « cessez-le-feu immédiat » en Ukraine. Publié sur sa plateforme Truth Social, son message insiste sur l’urgence de négociations pour mettre fin à un conflit qu’il qualifie de « folie ».
Lors d’une rencontre à Paris avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, Trump a affirmé que l’Ukraine a subi de lourdes pertes humaines et souhaiterait conclure un accord pour sortir de l’impasse. « Trop de vies ont été perdues en vain. Je connais bien Vladimir [Poutine], il est temps d’agir. La Chine peut jouer un rôle », a-t-il écrit.
Pourtant, les propos du futur président américain suscitent des inquiétudes parmi les alliés européens de Kyiv. Trump a signalé une probable réduction de l’aide américaine à l’Ukraine après son investiture, prévue pour le 20 janvier 2025, mettant en doute l’engagement à long terme des États-Unis.
Alors que l’administration actuelle a annoncé une nouvelle aide militaire de 988 millions de dollars, la promesse de Trump de « régler la guerre avant janvier » reste floue. Les Européens craignent que ce changement de cap ne mette en péril l’intégrité des négociations et les intérêts de l’Ukraine.

