22 janvier 2026
CAS : des interrogations sur la libération d’Edwine Tonton et de Pierre Richard Valès
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CAS : des interrogations sur la libération d’Edwine Tonton et de Pierre Richard Valès

La Cour d’appel met en avant des raisons humanitaires pour libérer l’ancienne directrice générale de la Caisse d’assistance sociale Edwine Tonton et du comptable en chef Pierre Richard Valès. Une décision qui soulève des questionnements tant par son caractère exceptionnel pour des hauts fonctionnaires impliqués dans la corruption que pour l’implication supposée de l’actuel ministre de la justice, Me Carlos Hercule, avocat de l’ancienne responsable de la CAS.

La composition de la Cour d’appel a accordé suite favorable à la demande de «main levée du mandat d’écrou» introduite par le conseil de la défense dans le cadre de l’affaire de corruption, surfacturation et malversation liée à l’ancienne directrice de la Caisse d’assistance sociale (CAS), Edwine Tonton et son comptable, Pierre Richard Valès. Suivant l’ordonnance des magistrats Jeudilien Fanfan, Dufresne Guillaume et Nerva Vilmont, la mesure de l’interdiction de départ prise par le juge d’instruction Jean Wilner Morin est maintenue tout en rappelant que le dossier n’est pas clos.

La composition de la Cour d’appel maintient les motifs humanitaires pour libérer les détenus. Une position partagée par l’avocat de Pierre Richard Valès, Me Palvin Phizéma qui rappelle que son client, souffrant d’hypertension, faisait le va et vient entre sa cellule et l’hôpital. 

Dans l’intervalle, des interrogations surgissent en ce qui concerne le traitement expéditif des dossiers de justice impliquant le cabinet de l’actuel ministre de la justice Me Carlos Hercule.

Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance se dit préoccupé par l’ordonnance rendue par la composition de la Cour d’appel. Il dénonce l’influence du ministre Hercule dans le verdict prononcé par la Cour.

Des centaines de détenus malades croupissent depuis plusieurs années dans des cellules de centres de détention provisoire et d’espaces de garde à vue.

D’autres qui sont tombés malades n’arrivent pas à bénéficier de soins de santé appropriés, ce qui suscite des interrogations sur les motifs de libération de ces prisonniers privilégiés.

Hervé Noël 

vevenoel@gmail.com

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