Haïti : Espérance applaudit les sanctions américaines contre Martelly, signant l’arrêt de mort du PHTK*
Les sanctions du Département du trésor américain imposées contre l’ancien président Joseph Michel Martelly marquent pratiquement la fin du règne du PHTK, marqué par le financement des gangs armés, le gaspillage des ressources de l’État, de l’avis du directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance.
Le pays continue de vivre le cauchemar de l’expérience amère de la gouvernance du PHTK et la population prendra encore du temps pour s’en remettre, selon le responsable du RNDDH. Réagissant aux sanctions américaines contre l’ancien président Joseph Michel Martelly, le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance salue la décision marquant un tournant décisif pour la politique haïtienne.
Le gaspillage des fonds du programme PetroCaribe, le financement des gangs, la gangstérisation des quartiers figurent parmi l’héritage du règne de l’ancien chef de l’État, soutient Espérance. Ce dernier qui revient sur l’imposition du chanteur grivois par les Américains à la tête du pays en 2011, estime que les Américains ont peut-être reconnu leurs erreurs.
Plus d’une décennie après l’avènement de Joseph Michel Martelly à la magistrature suprême de l’État, tous les pouvoirs qui ont pu succéder ont évolué dans l’ombre de l’homme à crâne rasé. L’ancien président Jovenel Moïse (PHTK 2), le Premier ministre Dr Ariel Henry (PHTK3) tous ont dirigé le pays au caprice de Joseph Michel Martelly, insiste Espérance.
Pour l’heure, les résultats des pouvoirs politiques sont catastrophiques. Plus de 40% de la population de la capitale vit dans des abris de fortune en raison de la violence des gangs, plus de 80% du territoire de Port-au-Prince est transformé en «territoire perdu», le secteur économique privé est inexistant, les institutions publiques sont défaillantes. La décision du département du trésor américain de sanctionner Joseph Michel Martelly est à saluer, conclut Espérance voyant la fin d’un règne d’horreur en Haïti.
Hervé Noël

