La grève occasionne des perturbations à l’échelle nationale, dans un pays déjà paralysé depuis 30 mois, entraînant la fermeture d’écoles dans presque toutes les régions. Une situation rappelant celle de janvier 1986, où il était nécessaire de renverser le dictateur « à vie » Jean-Claude Duvalier. Ariel Henry, désormais le nouveau leader d’Haïti, gouverne le pays sans mandat légitime ni constitutionnel. Il exprime depuis janvier 2022, l’intention de promouvoir des « élections libres et honnêtes » malgré les accusations de corruption et de complicité avec des gangs criminels armés pesant sur son régime soutenu sans réserve par l’international au mépris des desiderata du peuple haitien.
Lundi 29 janvier 2024 ((rezonodwes.com))–Un groupe de militants de la société civile, la Brigade Syndicale Anti-Corruption (BSAC), appelle à une grève générale à l’échelle nationale du 29 au 31 janvier pour protester contre l’insécurité en Haïti et la mauvaise gouvernance du pays.
Des perturbations ont été observées dans les secteurs des affaires et des transports dès le début de la journée du lundi dans plusieurs villes de province, notamment au Cap-Haïtien, aux Gonaïves et aux Cayes.
Les établissements scolaires restent fermés depuis plusieurs jours, les parents redoutant l’incapacité de la police à intervenir rapidement face aux bandits armés pour assurer la sécurité des élèves, ont choisi de garder leurs enfants à la maison.
Le groupe de militants BSAC dénonce l’inaction du gouvernement Tèt Kale-SDP-Fusion-RDNP face à la violence « programmée » des gangs criminels et à la détérioration des droits de l’homme dans le pays depuis plus de 30 mois. Les organisateurs encouragent tous les secteurs à participer à cette action civique visant à freiner l’élan d’Ariel Henry dans une vaine tentative de rétablir une dictature personnelle en Haïti.

