L’Edito du Rezo
A quel jeu jouent les tuteurs d’Ariel Henry et ceux qui tirent les ficelles derrière les chefs de gangs ?
Attention à celui qui place sa confiance dans les paroles émanant d’un chef de gang criminel et d’un brigand des grands chemins.
La situation sécuritaire en Haïti continue de se détériorer alors que trois chefs de gangs criminels, Vitelhomme, Ti Lapli et Barbecue, jouent un rôle majeur dans le paysage politique et social du pays. Après avoir captivé l’attention nationale et internationale, ces deux premiers larrons et malfaiteurs ont manifestement réussi à pousser les limites de l’attention médiatique et diplomatique. Leur manipulation subtile des événements a incité le Secrétaire général de l’ONU à émettre une déclaration appelant à une intervention « robuste » pour contrer la montée en puissance des gangs criminels en Haïti.
Le chef de gang criminel Vitelhomme a été identifié comme l’un des moteurs ayant conduit les paisibles résidents de Tabarre à chercher refuge à proximité de l’Ambassade américaine. Ses actions ont semé l’angoisse parmi les habitants de cette agglomération, poussant nombre d’entre eux à fuir pour leur sécurité dns l’humiliation. Pendant ce temps, Ti Lapli, désormais l’homme fort de la tragédie de Carrefour Feuilles, a contribué à accroître la pression internationale appelant à une « force robuste » pour contrer les gangs.
Cependant, la dynamique a pris mercredi un nouveau tournant avec l’émergence d’un autre acteur sorti de l’enfer vidé des démons, Barbecue, le chef suprême et effectif du groupe criminel G9 an fanmi e alye porté sur les fonds baptismaux par Binuh et les Tèt Kale. Barbecue a déclaré son opposition à toute intervention de forces étrangères dans le pays, lançant un appel à la mobilisation contre le gouvernement. Son gouvernement, son régime. Cette position a pris de court de nombreux observateurs, alors que l’ONU et d’autres pays envisagent sérieusement l’envoi d’une force multinationale pour « rétablir l’ordre » tout en maintenant au pouvoir l’incompétent Ariel Henry indexé dans le magnicide du 7 juillet 2021.
L’intervention de Barbecue à partir de ses ficelles de marionnette agitées, a créé une dynamique nouvelle non moins surprenante, soulignant les divergences d’opinions au sein des acteurs clés en Haïti. Dr. Josué Renaud, analyste politique et leader de droits humains, note que ces manœuvres révèlent la complexité des enjeux politiques et sécuritaires du pays, tout en soulignant la nécessité de comprendre les motivations profondes derrière chaque déclaration du chef de gang criminel de bas Delmas.
La question qu’on est en droit de nous poser est : à quel jeu jouent les tuteurs d’Ariel Henry et ceux qui tirent les ficelles derrière les chefs de gangs ? Le Premier Ministre Henry ou Roi Henry Nul a plaidé en faveur de l’intervention étrangère pour affronter les « gangs puissants » – [armés par des hommes à cravate] – qui ont pris le contrôle d’une grande partie de la capitale, soit à 80% selon l’ONU. Cependant, les revendications de Barbecue soulèvent des questions quant à l’alignement des intérêts et des motivations de divers acteurs politiques et criminels.
Le bandit de grand chemin et recherché par la police pour le massacre de La Saline, Jimmy Cherizier, a exprimé sa volonté de coopérer avec une force étrangère si celle-ci agit contre la corruption et les politiciens véreux. Toutefois, il a averti que le peuple haïtien – [appauvris par les actes de kidnapping avec rançon] – ne resterait pas passif face à d’éventuels abus de cette force. Il a rappelé les méfaits passés des forces de maintien de la paix de l’ONU, soulignant que les Haïtiens défendraient la dignité de leur pays à tout prix.
Cette position, un déjà vu, un remake Terminal Varreux – intrigue et soulève des questions sur ses véritables motivations et ses liens éventuels avec les cercles politiques du pays. Cette situation soulève des questions cruciales sur les véritables motivations et les jeux d’influence des parties impliquées, y compris les tuteurs du Premier ministre Ariel Henry.
Alors que les chefs de gangs rivalisent pour le contrôle des territoires et l’influence en Haïti, la population reste prise au milieu de ce conflit destructeur. Les appels à l’intervention internationale pour « rétablir l’ordre » ajoutent une nouvelle couche de complexité à la situation. Alors que certains soutiennent ces appels comme un moyen de restaurer la stabilité si toutefois elle existait, d’autres expriment des préoccupations quant aux abus potentiels des forces étrangères. L’avenir d’Haïti reste incertain, tandis que les jeux de pouvoir, la violence des gangs à visage découvert et les enjeux politiques continuent de se mêler dans un tableau complexe et en constante évolution.

