Guatemala|51e AG de l’OEA – Les Malouines, les Ortega au Nicaragua, Covid-19 et la démocratie dans la région au menu des discussions

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Léon Charles, ex-DG de facto de la police nationale d’Haiti, contre lequel une plainte a été déposée devant la justice haïtienne pour abus de pouvoir, crimes et exactions et violations des droits humains par Me. André Michel en novembre 2020, ne représente au sein de l’OEA qu’uniquement les intérêts de son clan et de celui du régime corrompu Tèt Kale/PHTK.

Mardi 9 novembre 2021 ((rezonodwes.com))–L’Organisation des États américains (OEA) ouvre mercredi 10 novembre sa 51eme Assemblée générale avec le Guatemala comme pays hôte et la scène dominée par les élections contestées au Nicaragua, au cours desquelles le président Daniel Ortega a brigué son cinquième mandat.

Les délégations des 34 pays qui constituent le principal forum de discussion du continent américain se retrouveront virtuellement pour la deuxième année consécutive pour la session à l’ordinaire qui débutera mercredi et durera jusqu’à vendredi, sous le slogan « Pour une Amérique renouvelée« .

Cette année, les événements au Nicaragua seront au centre du débat, après que le leader sandiniste Daniel Ortega eut été réélu dimanche dernier lors d’une élection sans opposition que la plupart de la communauté internationale a qualifiée de « farce ». On s’attend vendredi sans l’ombre d’une hésitation à ce que Léon Charles, un fervent partisan de la farce d’un referendum constitutionnel interdit, avorté, vote contre Ortega dans le même sens qu’il a fait contre Maduro.

M. Ortega, 76 ans, au pouvoir depuis 2007, a remporté 74,99 % des voix dimanche, lors d’une journée marquée par l’absence des sept candidats de l’opposition à la présidence qui ont été arrêtés dans les mois précédant l’élection pour « trahison ».

Almagro veut une réponse

Le Secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, a placé la question du Nicaragua parmi les priorités de l’Assemblée générale, rejetant comme « illégitimes » les élections dans ce pays, parallèlement en Haiti, le gouvernement dirigé par le Dr. Ariel Henry est totalement illégitime et inconstitutionnel.

Mardi, M. Almagro a exhorté les pays de l’OEA à « répondre à cette violation manifeste de la Charte démocratique » au cours du conclave qui se déroulera jusqu’à vendredi.

Le fonctionnaire a ainsi rejoint les déclarations de condamnation exprimées par différents pays de la région, bien que la réponse n’ait pas été uniforme sur le continent, avec le soutien exprimé par la Bolivie, Cuba et le Venezuela.

Un test pour la région

Avec l’élection consommée, la situation au Nicaragua constitue un « test » pour la communauté internationale, a déclaré à Efe Michael Shifter, président du groupe de réflexion Inter-American Dialogue, basé à Washington.

Pour l’expert, il s’agit d’une « question fondamentale » pour l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’OEA, qu’il décrit comme un « miroir de la forte polarisation » que connaît la région.

Bien que l’on espère qu’après trois jours de sessions, une résolution condamnant le gouvernement Ortega sera adoptée, l’expert du Conseil atlantique Domingo Sadurní a admis que l’OEA est confrontée aux limites d’une organisation multilatérale qui « repose sur les votes de ses pays membres ».

Il a donc souligné la nécessité pour les États-Unis de « prendre la tête » de la coordination des actions en direction de Managua avec l’Union européenne (UE) et d’autres partenaires, afin d’éviter que l’exemple d’Ortega et de son épouse et vice-présidente, Rosario Murillo, ne soit imité par d’autres pays de la région. En Haiti, à l’instar des Ortega, l’épouse de l’apprenti-dictateur haïtien Jovenel Moise, Martine Joseph Moise, se pose moins de quatre mois après son tragique assassinat, en digne héritière d’un pouvoir ayant conduit le pays dans le néant avec la disparition des pouvoirs judiciaire et législatif.

Les Malouines, COVID-19 et la démocratie au menu des discussions

Au-delà de la discussion sur le Nicaragua, ce conclave abordera également des questions telles que la « question des îles Malouines », qui oppose l’Argentine au Royaume-Uni, la promotion et la protection des droits de l’homme, et la démocratie.

Le COVID-19, son évolution et son impact sur l’hémisphère sont également à l’ordre du jour, ainsi que l’engagement en faveur du développement durable dans la région post-pandémique.

Le président Alejandro Giammattei a prononcé le discours de clôture de la première activité du XIIIe Forum du secteur privé des Amériques de l’OEA.

Il a assuré que le Guatemala dispose d’une feuille de route claire reposant sur cinq piliers : améliorer la croissance économique et augmenter les sources d’emploi, parvenir au développement social, maintenir la gouvernance et permettre des conditions d’investissement adéquates, disposer d’un État responsable transparent et efficace au service des citoyens et tirer parti des relations avec d’autres pays.

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