L’ex-ministre de facto de la Justice, Me. Lucmame Delile est revenu encore à la charge après ses dénonciations du 9 juillet 2020. En effet, il avait qualifié d’inacceptables les actions des gangs qui ont défilé dans plusieurs quartiers de la capitale en portant des armes à feu et autres, sous l’œil complaisant de Léon Charles, Jovenel Moise, Helen La Lime, Rockfeller Vincent.
Mercredi 13 octobre 2021 ((rezonodwes.com))–L’ancien ministre de la Justice, Lucmame Délile, a imputé à la complicité présumée entre les gangs et les autorités la passivité de la police face à l’augmentation des enlèvements et de l’insécurité.
« La collusion affaiblit l’institution policière, qui ne dispose déjà pas des ressources et du matériel indispensables pour être efficace », a déclaré M. Délile à l’antenne de radio-télé- Métropole.
L’ancien chef, qui a été limogé en juillet 2020 par Rockfeller Vincent, dans un contexte de recrudescence des activités des gangs armés à Port-au-Prince, a tenté de justifier sa collaboration avec le régime PHTK-Tèt Kale justifié son administration. Il a affirmé qu’il était la cible d’une vaste conspiration visant à l’évincer du ministère de la justice et à assassiner le président Jovenel Moïse.
Lundi dernier, des gangs opérant à Martissant, à la sortie sud de Port-au-Prince, ont bloqué la circulation des véhicules et coupé la seule route terrestre vers les quatre départements du sud.
Lundi également, un bus circulant sur l’axe Carrefour-Rails a été attaqué par des individus armés à Martissant, faisant au moins quatre blessés, rapportent les médias locaux.
Le même jour, plusieurs mouvements de protestation contre des enlèvements ont eu lieu dans les quartiers de Delmas et de la Montagne Noire, suite à la détention d’au moins cinq personnes au cours du week-end.
Récemment, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la représentante de l’organisation internationale en Haïti, Helen La Lime, a qualifié la situation du pays de sombre après l’assassinat, le tremblement de terre, l’augmentation de la criminalité et des bandes armées, ainsi que la crise politique et sanitaire. Notons que la Lime est accusée d’avoir maintenu en vie le régime PHTK en dépit de toutes exactions et crimes reprochés à Jovenel Moise.
Au cours du dernier trimestre, les enlèvements ont augmenté de 300 % et, pour le seul mois de septembre, le Centre d’analyse et de recherche sur les droits de l’homme a fait état de 117 enlèvements avec demande de rançon, même s’il a déclaré que ce chiffre pourrait être encore plus élevé.

