Haiti : Les kidnappeurs sèment la terreur sous les yeux de Madame Lalime (BINUH) et du Core Group, étrangement silencieux

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Port-au-Prince, 12 septembre 2018 – Rencontre de Madame Helen Meagher La Lime, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti (RSSG) et Chef de la Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH) avec son Excellence Monsieur Jovenel Moïse, Président de la République d’Haïti. De gauche à droite : Son Excellence Monsieur Jovenel Moïse, Président de la République d’Haïti, Madame Helen Meagher La Lime, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti (RSSG) et Chef de la Mission des Nations Unies pour l'appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), Dr. Mamadou Diallo, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Coordonnateur Résident. Nommée par le Secrétaire général Antonio Guterres le 01 aout 2018 comme sa Représentante spéciale en Haïti, Mme La Lime a pris ses fonctions le 03 septembre 2018 et est arrivée à Port-au-Prince ce mercredi 12 Septembre. Photo Leonora Baumann UN/MINUJUSTH

Haiti : Les kidnappeurs sèment la terreur sous les yeux de Madame Helen Lalime (BINUH) et du Core Group , étrangement silencieux

Mercredi 3 mars 2021 ((rezonodwes.com))– Forts de l’impunité garantie par les « instances concernées » (Pour paraphraser Magalie Habitant ,Manman Baz S.A., le VIP Uber haïtien ) , les gangs fédérés en G9 par le régime PHTK et félicités par les Nations Unies ont franchi une autre étape , en ce début de mars, relativement à la terreur qu’ils sèment au sein des familles haïtiennes depuis plus de douze (12) mois.

Cependant aucun communiqué du BINUH ou du Core Group n’est venu condamner les actions des gangs opérant en toute impunité en Haiti.

En effet rien que dans la journée du mardi 2 mars pas moins cinq personnes enlevées à Pacot.

Le 28 Février alors qu’il se trouvait dans sa station d’essence à Mariani (sortie sud de Carrefour), plusieurs hommes lourdement armés qui circulaient à bord d’un véhicule communément appelé « zo reken » ont enlevé un propriétaire de station d’essence, a rapporté Marc André Dériphonse, président de l’ANAPROSS (Association nationale des propriétaires des stations d’essence) . Les ravisseurs ont exigé 500 millions de dollars américains pour sa libération, selon ce que m’a fait savoir le fils de Jean-Marc Condestin »

Le 7 février 2021, la mère d’une fillette de cinq ans, une marchande de pistaches (arachides) incapable de payer la rançon exigée, est appelée par des kidnappeurs pour récupérer son enfant qu’elle retrouve morte, une corde au cou ! Ces actes odieux sont devenus le quotidien du peuple haïtien sous la passivité complice du pouvoir et de la police qui n’est efficace que pour la répression systématique des mobilisations populaires.

Rien que pour le mois de janvier 2021, au moins 60 cas de kidnapping ont été recensés. Dans son Bulletin de janvier, le Centre d’analyse et de Recherche en droits de l’homme (CARDH) qui a recencé ces cas de rapt, confirme une hausse considérable par rapport à l’année dernière.

Pierre Espérance, Directeur Exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) accuse l’Exécutif d’avoir commandité l’évasion à la prison civile de la Croix-des-Bouquets. Cet évènement tragique a fait plusieurs dizaines de morts dont le responsable de ce centre carcéral, l’inspecteur Paul Joseph Hector, tué d’une balle dans la tête.

Tout cela se passe sous les yeux de Helen Meagher La Lime. Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau Integré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et du Core Group. Ils n’ont pas dit un traitre mot sur les exactions des gangs armés en Haiti.

La Représentante spéciale et Chef du Bureau Integré des Nations Unies en Haïti, Madame Helen Meagher La Lime, a été nommée par le Secrétaire général António Guterres le 15 octobre 2018.

Mme La Lime sert depuis août 2018 comme Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef de la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH).

Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a été établie par la résolution 2476 du Conseil de sécurité du 25 juin 2019 et déployé sous le Chapitre VI de la Charte des Nations Unies.

Le mandat du BINUH concentre ses actions sur deux principaux secteurs :

1- Conseiller le gouvernement d’Haïti pour promouvoir et renforcer la stabilité politique et la bonne gouvernance, y compris l’état de droit, préserver et favoriser un environnement pacifique et stable, y compris en appuyant un dialogue national inclusif entre Haïtiens, et protéger et promouvoir les droits humains.

2- Aider le gouvernement d’Haïti, dans un rôle consultatif, dans ses efforts dans les secteurs suivants :

A- Dialogue et réformes : promouvoir un dialogue inclusif entre Haïtiens afin d’encourager le consensus national sur les priorités du pays, comme sur la mise en œuvre des réformes politiques, législatives et structurelles.

B- Élections : faire avancer les efforts d’Haïti pour entreprendre des réformes électorales et tenir des élections libres, régulières et transparentes.

C- Professionnalisation de la police : renforcer les capacités opérationnelles, l’intégrité et la responsabilité de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans son rôle de maintien de l’ordre public et de protection de la population dans le plein respect des obligations envers les droits humains et l’égalité entre les sexes.

D- Réduction de la violence communautaire et de la violence des gangs : promouvoir et appuyer la mise en œuvre d’une stratégie nationale pour réduire la violence des gangs et la violence communautaire, y compris la violence sexuelle et sexiste.

E- Réforme judiciaire : faire avancer des réformes dans le secteur judiciaire, en particulier pour réduire la détention préventive, garantir la reddition de comptes pour fait de corruption et lutter contre l’impunité.

F- Conditions pénitentiaires : renforcer la gestion et la supervision de l’administration pénitentiaire, ainsi que les capacités de contrôle pour la prestation des services de base dans les prisons, en lien avec les normes internationales relatives aux droits humains.

G- Protection des droits humains et impunité : appuyer la consolidation des cadres nationaux et renforcer les capacités et l’autonomie de l’institution nationale de défense des droits de l’homme et de la société civile pour protéger et promouvoir les droits humains, en particulier les droits des femmes et l’égalité entre les sexes.

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