Léogâne : une ville riche dans un pays pauvre!

par Wilner Jean

Un groupe d’étudiants en Communication Sociale de l’Université d’État d’Haïti (UEH) a organisé, sous la direction du professeur Louis Gabriel Blot, une visite organisationnelle, jeudi 09 mars 2017 à Léogâne, banlieue située approximativement à 31 kilomètres de l’Ouest de Port-au-Prince, la capitale haïtienne. L’objectif de cette visite a été non seulement pour les étudiants d’observer les types d’animation des organisations paysannes, mais aussi d’identifier leurs modes de leaderships, leur service à la communauté et les obstacles rencontrés.




Les étudiants, à leur arrivée vers neuf heures 30, se sont rendus au Centre de formation et de production de Léogâne (CFPL) pour un long échange. Créé en 2011 et dirigé par le Révérend-Père Louis Gabriel Blot, le CFPL comprend plusieurs filières dont la plomberie, la ferblanterie, la soudure… « Le CFPL a pour mission d’aider les jeunes les plus vulnérables et de former des jeunes professionnels qualifiés afin de lutter contre la migration des jeunes vers la capitale d’Haïti, Port-au-Prince », a nous expliqué Louis Gabriel Blot, professeur d’université. Il comprend actuellement 150 étudiants, un centre d’électricité solaire de 3 kilowatts et un terrain de Basketball.

Onze heures 45. Ils sont au temple assortor Ginen. La vie de ce dernier est ponctuée de rencontres, de réunions, de techniques d’animations et d’Assemblée de toutes sortes, a-t-on observé. Robe blanche et tête nouée d’un foulard blanc, le manbo Marie Yolène Cato, le leader du temple, a précisé que « le temple assortor Ginen a pour objectifs de prôner, de promouvoir la culture/la religion du vaudou à travers l’éducation et de servir la communauté léogânaise ».

Selon Mygerline, un adepte du vaudou, tout est planifié au temple assortor Ginen. Les rencontres sont l’occasion de mettre nos idées en commun, de nous sensibiliser à une cause, a-t-elle insisté. Pour ce faire, elle a énuméré qu’ils préparent, ils convoquent/invitent les membres du temple et ils aménagent le local. À titre illustratif, les chaises sont disposées en « » et en « O », a-t-on remarqué.





Marie Yolène Cato s’occupe d’axer sur les tâches ; elle affectionne les relations humaines au sein du groupe, porte des idées nouvelles et détend le groupe, selon un résumé de ses interventions ayant duré une trentaine de minutes.

La visite allait prendre fin au centre hospitalier du Cardinal Léger. 48 cas de lèpre dont 44 venus des Gonaïves, la cité de l’Indépendance d’Haïti, ont été traités au cours de l’année de 2016 à cet hôpital, selon un rapport lu par la responsable.

Depuis 1970, cet hôpital de la Fondation Jules et Paul-Emile Léger du Québec s’est engagé gratuitement dans la lutte incessante contre la maladie, la pauvreté et l’exclusion au Québec et dans le monde.

La lèpre est une maladie chronique d’origine bactérienne, Mycobacterium leprae. Cette dernière semble être transmise par des gouttelettes d’origine nasale lors de contacts étroits et fréquents avec des personnes infectées et non traitées. La maladie provoque des lésions cutanées et nerveuses. Sans traitement, ces lésions progressent et deviennent permanentes, touchant la peau, les nerfs, les membres et les yeux.

Le traitement préconisé par l’OMS depuis 1981 permet de guérir les malades et d’éviter, s’il est administré précocement, les invalidités, qui consistent en l’administration de trois antibiotiques (dapsone, rifampicine et clofazimine). La lèpre paucibacillaire peut être guérie en 6 mois et la lèpre multibacillaire en 12 mois, a-t-on lu dans le dernier numéro du magazine du centre hospitalier de Cardinal Léger.




De plus, la Responsable du centre hospitalier du cardinal Léger a précisé que les malades ne sont plus infectieux dès la première dose de PCT, et leur capacité à transmettre la lèpre est donc interrompue.

Wilner Jean,
Étudiant finissant en Communication Sociale à l’UEH/FASCH, blogueur.
Email :jeanhaitiwilner@gmail.com
Téléphone: (+509)36825699/33332171

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