Le quotidien haïtien « Le National » s’installe désormais à New York

Le National part à la conquête de la diaspora dans la conglomération croissante à New York/New Jersey

New York, jeudi 10 août 2017 ((Haïti-Observateur/rezonodwes.com)).-Le quotidien haïtien Le National, basé à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, vient d’ouvrir son bureau à New York, après s’être établi à Miami et à Montréal, Canada, villes nord-américaines et canadienne ayant une nombreuse population de citoyens d’origine haïtienne.




Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne lancée par les responsables de ce jeune organe de presse visant à conquérir l’électorat. Il s’agit d’une initiative audacieuse, vu que le plus ancien quotidien haïtien « Le Nouvelliste » avait dû abandonner un pareil projet, il y a déjà plusieurs années.

En effet, dans l’après-midi du dimanche 30 juillet écoulé, à l’occasion d’une cérémonie organisée au restaurant «Tonèl », à Brooklyn, sous la supervision du journaliste Edens Debas, les responsables du National avaient invité des membres de la communauté haïtienne à l’ouverture de leur bureau dans cette ville, ambitionnant d’ouvrir les activités de ce quotidien dans la métropole new-yorkaise, comme ils l’ avaient fait auparavant pour Miami, en Floride, et Montréal-Québec, au Canada. Le journal définit sa mission en diaspora et explique la réflexion qui a déterminé les dirigeants à prendre une telle décision.

Dans un paragraphe extrait d’un article publié au lendemain de l’événement, dans l’édition du 1er août 2017, du National intitulé « Le National s’installe à New York », on peu lire ceci : « Partout dans la diaspora, des experts occupent des places enviables dans les universités, et produisent des réflexions sur les problèmes d’Haïti. Ironiquement, ces réflexions sont plus connues à l’extérieur qu’elles ne le sont en Haïti où elles seraient les plus utiles. Au moment où la pensée structurante est à son plus bas niveau en Haïti, nous ne pouvons nous permettre un tel manque à gagner au niveau des idées».

Toujours dans le même article du 1er août du National, cette fois-ci relatif à l’implantation du journal à New York, il est rapporté qu’une période de réflexion s’était déroulée avec la participation des personnalités suivantes : Frantz Antoine Leconte, détenteur d’un doctorat en littérature française; Eddy Saint-Paul, doctorat en sociologie; et Frandley Denis Julien, doctorat en droit, qui est aussi «directeur Développement et Innovation » au journal.




Développant un peu plus la manière dont s’est déroulé l’événement qui fut retransmis en direct sur les réseaux sociaux par un collaborateur immédiat de Haïti-Observateur, le journal informe encore que : « Pendant plus d’une heure, les intervenants ont expliqué à l’assistance la vision du journal, la contribution attendue de la communauté et les résultats à escompter en termes de bénéfices à la communauté».

Encore, selon Le National, le fondateur, Hervé Lerouge, et son rédacteur en chef, Robinson Bernard, ont reçu des « certificats de reconnaissance» remis par Hugue Sanon de la part des sénateurs Todd Kennedy et Kevin Parker, de l’État de New York, « pour leur contribution à la communauté haïtienne de New York». Le journal fait savoir que, désormais les copies du quotidien seront disponibles à une centaine de points de distribution situés à Brooklyn, Queens et Long Island. Ce qui laisse croire que les intéressés pourront se procurer le numéro sur une base régulière, soit quotidiennement.

Toutefois, rien n’autorise à croire que les aléas auxquels sont généralement confrontés le transport et la distribution des publications importées ont été éliminés. Le Nouvelliste en sait long, pour avoir, dans les années 80, effectué l’expérience de l’exportation de sa publication à New York. L’administration avait vite mis fin à cette action, moins d’une année après l’avoir initiée. Les responsables du National ont adressé leur reconnaissance à la vingtaine de personnes parmi lesquelles deux collaborateurs de Rezo Nòdwès qui avaient fait le déplacement en guise d’appui au lancement du journal à New York.




Soulignons également que M. Julien, auteur du livre Les Non-dits de l’affaire Guy Philippe, a profité de l’occasion pour signer son œuvre. Tout en félicitant cette initiative de l’équipe du National, des observateurs ne peuvent s’empêcher d’y voir une gageure. Car, pensent-ils, loin d’évoluer, les conditions qui avaient forcé Le Nouvelliste à abandonner son projet se sont davantage compliquées, ces temps-ci. À Haïti-Observateur et Rezo Nòdwès, nous souhaitons la bienvenue à ce confrère et lui disons que l’œuvre est immense et il y a très peu d’ouvriers.

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