Daniel Gérard Rouzier fait le procès de l`élite haïtienne!

« Qui importe du polystyrène en Haïti? Qui sont ces importateurs qui fraudent ouvertement et alimentent la contrebande?  Nous, de l’élite, nous sommes injustes et cruels. Nous n’avons pas rempli nos devoirs envers ce peuple qui peine sous le soleil et la pluie pour faire vivre le pays. C’est lui qui paye presque tous les impôts. Un fossé empli d’ombre, la sépare de nous. Il faut le combler et l’illuminer, pour notre bonheur, notre paix et la conjonction féconde des forces… » Lisez plutôt le discours intégral de Daniel Gérard Rouzier à la AMCHAM, la Chambre de Commerce Haitiano-Américaine




Port-au-Prince, jeudi 17 mai 2018 ((rezonodwes.com))–  Mesdames, Messieurs,

N’ayez pas peur ! N’ayez pas peur de prendre vos responsabilités ! N’ayez pas peur de dire la vérité ! N’ayez pas peur, le cas échéant, de marcher seul dans la Lumière ! N’ayez pas peur !

Je m’en voudrais en cette occasion de ne pas prendre l’opportunité d’exprimer publiquement ma gratitude au peuple américain qui par sa générosité, son sens du vivre-ensemble et sa solidarité agissante n’a jamais manqué de nous prêter main forte dans nos moments les plus difficiles, ce peuple américain qui n’a pas hésité à accueillir chez lui plus d’un million de nos compatriotes au cours des ans…

En dépit de propos désobligeants, xénophobes et mal informés, je choisis de juger l’autre sur ses actes plutôt que sur ses dires et en ce sens, pour vous avoir déjà rencontrée, je me crois en mesure d’espérer Madame Sison, qu’en faisant choix d’une éminente diplomate de carrière comme vous pour Haïti, l’administration américaine nous signifie, si besoin était, toute l’importance qu’elle accorde encore à notre pays.

Mais, je m’égare… nous sommes ici pour parler d’investissement privé dans un pays en détresse.

N’ayons pas peur, disais-je tantôt… n’ayons pas peur de nous regarder pour ce que nous sommes :




• Une population confrontée pendant plus de 50 ans à l’effondrement progressif de l’État, à la déliquescence de ses institutions et au règne de la médiocrité, de la corruption, de la violence, et de l’anarchie.

• Une population décimée par des désastres cataclysmiques comme si la nature voulait, elle aussi, se joindre à la curée entamée par les gardiens du troupeau ;

• Une population angoissée, affaiblie, désabusée, traumatisée, à genoux mais jamais vaincue ;

• Une population qui, un jour ou l’autre se réveillera de sa zombification pour demander des comptes à ses élites, à toutes celles et à tous ceux qui l’ont conduit dans les bourbiers de tous les taudis de toutes nos grandes villes.

N’ayez pas peur et rappelez-vous des mots du Président Borno, prononcés, il y a presqu’un siècle : « Il n’est pas possible, disait-il, qu’à côté d’une élite civilisée jusqu’au raffinement, vive une masse triste, à peine touchée des lueurs du progrès. Nous, de l’élite, nous sommes injustes et cruels. Nous n’avons pas rempli nos devoirs envers ce peuple qui peine sous le soleil et la pluie pour faire vivre le pays. C’est lui qui paye presque tous les impôts. Un fossé empli d’ombre, la sépare de nous. Il faut le combler et l’illuminer, pour notre bonheur, notre paix et la conjonction féconde des forces. Jetez un regard sur la terre natale, voyez en quel état se trouvent notre outillage économique, nos écoles, nos ponts, nos routes, nos hôpitaux. Les procédés de culture sont arriérés et périmés. Notre sous-sol attend encore le coup de pioche pour livrer ses trésors. » (fin de citation…)

Chers amis, il n’y a pas de honte à dire la vérité !

N’ayez pas peur, vous qui vous plaignez des montagnes d’articles en polystyrène qui jonchent toutes nos artères après les grandes pluies. Vous voulez des réponses intelligentes, posez donc les bonnes questions : qui importe du polystyrène en Haïti, par où passe-t-il, à qui profite le crime ?




Quand l’État annonce qu’il perd plus de $400 millions de revenus à la frontière et dans les douanes de tous nos ports, qui sont ces importateurs qui fraudent ouvertement et alimentent la contrebande, d’où sortent-ils, à qui vendent-ils ? Pourquoi l’État les tolère-t-il encore ?

Lorsque vous dénoncez l’insécurité foncière, qui sont les spoliateurs ? D’où viennent les juges, les policiers et les greffiers qui les accompagnent pour déposséder les honnêtes gens ?

Quand 83% de nos compatriotes qui sont détenteurs d’un diplôme universitaire ont laissé le pays, sommes-nous enfin prêts à admettre qu’aucun changement réel ne peut se faire sans eux ?

Les questions sont là, les réponses aussi. Pa gen sekrè nan fè kola… En regardant les chiffres, les solutions devraient couler de source.

Les statistiques ne mentent pas et les faits sont têtus :

• L’agriculture Haïtienne représente 25% du PNB. Elle emploie 66% de la population, mais de manière fort paradoxale, seulement 5% du budget national lui sont alloués.

• Entre temps, depuis 1950, Haïti est en déficit alimentaire croissant et doit importer chaque année plus de nourriture que l’année précédente.

• 4 millions de tonnes d’arbres sont coupées chaque année mais seulement 500,000 tonnes sont replantées. Les résultats sont patents : Haïti n’a plus qu’1.5% de couverture forestière.

• 13 foyers sur 14 doivent transporter l’eau qu’ils utilisent. Cependant, grâce à la pluie, Haïti reçoit 560 fois les besoins en eau de la population.

• Haïti produit le moins de déchets par tête d’habitant de toute la zone (0.70 kg par personne par jour), comparé à 1 kg26 pour la République Dominicaine et à 2kg 04 kg pour les États-Unis.

• Haïti est cependant le pays le plus insalubre de toute la zone car nos nous ne ramassons que 11% de nos ordures, comparé à 60% pour la République Dominicaine et à 76% pour la Jamaïque.

• Tous les soirs, huit millions de nos compatriotes dorment dans le noir, sans électricité

• Cinq millions d’entre nous ne savent ni lire ni écrire et sont dans le noir, le jour comme la nuit

• Huit Haïtiens sur dix vivent avec moins de 2 $US par jour (9 sur 10 en milieu rural)

• Deux haïtiens sur dix contrôlent 70% des richesses du pays et même si nous arrivions à les répartir à part égale entre tous nos concitoyens, le pays figurerait toujours et encore au rang des pays les moins avancés ;

• Plus de quatre enfants sur dix sont privés de service sanitaire de base et vivent dans des logements sans toilette ;

• Environ 30% de nos enfants n’ont jamais été vaccinés contre une maladie ;

Je pourrais pendant longtemps encore vous réciter toute une litanie de statistiques, il nous suffit de retenir une chose, une seule : bien que le tableau soit sombre, tout n’est pas irrémédiablement perdu. Il faut cependant que nos ressources soient gérées avec intelligence, transparence et parcimonie.

Grâce aux avancées technologiques dans l’éducation, la santé publique, le transport, la production d’énergie et la construction d’infrastructures, il est possible pour Haïti de rattraper 50 ans de retard en moins de 10 ans.

Aujourd’hui, il est important, au-delà d’un constat d’échec, de proposer des solutions intelligentes aux différents problèmes du pays. L’effort sera noble s’il permet de soumettre des options économiques, sociales et politiques à la critique et à l’appréciation de la Nation.

L’effort sera payant si, au bout de l’exercice, fort d’une entente nationale sur les objectifs à atteindre et sur la marche à suivre, nous nous mettons tous humblement, diligemment, honnêtement et intelligemment au travail.

L’absolue nécessité d’une alliance historique entre tous les enfants du pays, sans exclusion et sans exclusive, est une condition sine qua non à la moindre espérance de rétablissement de la situation catastrophique dont nous avons hérité aujourd’hui.

Cette alliance n’est cependant pas une négation de l’individualité du citoyen, de son histoire et de son identité. Elle est plutôt le fruit d’un dialogue franc et transparent et est solidement ancrée sur des concessions faites par les uns et par les autres sur leurs idées, jamais sur leurs convictions, pour arriver à une solution qu’ils s’engagent conjointement à exécuter.

Un état sans moyen de servir la population est condamné à toujours être un état faible, servile et assisté. Aujourd’hui, j’exhorte mes compatriotes en général et mes collègues du secteur des affaires en particulier à s’engager sans équivoque à « rendre à César ce qui est à César » en s’acquittant honnêtement et totalement de leurs redevances fiscales.

La sempiternelle excuse de ne pas payer de taxes par manque de confiance en ceux qui gèrent l’État ne doit plus tenir. L’État c’est eux, mais l’État c’est aussi nous ! En échange, et pour ma part, je m’attends à ce que les dirigeants de mon pays respectent leurs engagements, tous leurs engagements, qu’ils rendent des comptes et qu’ils soient transparents dans leur gestion.

Ce pays qui a tout pour être riche : un sol fertile, une population jeune, des minerais inexploités, un climat envoutant, une culture richissime… Ce pays auquel il ne manque en réalité qu’une chose, une seule : une conspiration de gens de bonne volonté… une conspiration faite d’hommes et de femmes bien formés, honnêtes, conscients de leur responsabilité divine de détruire à tout jamais l’Haïti de misère, d’égoïsme et de mendicité qui a existé jusqu’ici pour la remplacer par une Haïti verte, vibrante, dynamique, prospère, équitable et résolument tournée vers l’avenir.

Si notre pays est dans l’état où il croupit aujourd’hui, si notre économie prend encore du temps à démarrer et à permettre que tous ses enfants y vivent dignement, nos élites, toutes nos élites (qu’elles soient économiques, politiques, sociales ou religieuses) ont une énorme responsabilité à assumer. Elles devront comprendre que le système, tel que conçu, tel que géré, tel qu’existant ne peut produire que plus de misère, plus d’inégalité et plus d’instabilité.

Il n’y a à mon sens, qu’une solution, une seule : comprendre et finalement accepter que l’homme, que tout homme est l’auteur, le centre et la finalité de toute action économique et que les maux du pays se résument essentiellement à un manque chronique d’opportunités pour tous.

Il est temps que nous bâtissions une économie construite sur des relations interpersonnelles et fondée sur des principes éthiques et moraux. Une économie qui devra trouver sa finalité dans le caractère unique de la personne qui, en tant que créature de Dieu est appelée à partager Sa nature divine.

Par conséquent, en conduisant les affaires de notre pays, de notre communauté et de nos sociétés, une vigilance morale s’impose. Une vigilance qui veille à la vocation de l’homme et aux moyens à employer pour lui permettre de fleurir et de prospérer. Le Bon Dieu nous a donné des talents, utilisons-les, investissons-les à bon escient.

Trop souvent, le progrès et la richesse ne bénéficient qu’à une petite minorité alors que les pauvres sont laissés dans leur misère et leur désespoir. Le progrès économique d’une nation n’est pas toujours associé à une expansion de la solidarité et de la fraternité.

Pour que le citoyen fleurisse, la pièce maîtresse, la pierre angulaire, le soutènement de son mieux-être sont des entreprises responsables dont les bilans financiers seront progressivement complétés par deux autres instruments : un bilan social et un bilan écologique.

En étant socialement responsables, ces entreprises souscriront à une éthique clairement définie à travers un énoncé de mission précis et s’évertueront à mieux contextualiser leurs activités économiques en répondant aux attentes légitimes de leurs employés, de leurs clients et des communautés dans lesquelles elles évoluent.

En étant écologiquement responsables, ces entreprises s’engageront à respecter les espaces physique, culturel et biologique dans lesquels elles évoluent. Elles seront proactives et admettront qu’il y a obligation pour tous et pour chacun de protéger l’environnement de façon préventive, de conserver l’habitat et de réparer les dommages écologiques qu’elles pourraient avoir causés.

Lorsque toutes les entreprises haïtiennes sauront être tenues pour responsables financièrement, socialement et écologiquement, le système économique haïtien deviendra lentement mais sûrement plus équitable. En suivant l’exemple venant des entreprises qui les servent, les citoyens s’habitueront à une culture de résultats et exigeront des explications de ceux qu’ils élisent à tous les niveaux de l’État. La vie en Haïti deviendra plus agréable car nos dirigeants auront, chaque jour un peu plus, la conscience et les moyens de consolider la paix sociale fondée sur la solidarité et le développement intégral de la population.

N’ayez pas peur ! N’ayez pas peur de rêver encore à un avenir prometteur ! N’ayez pas peur de vivre et d’agir autrement !

En ayant une économie stable et prospère, en faisant respecter la loi aveuglement par tous, sans exclusion et sans exclusive, notre pays sera alors capable d’offrir des gages de sécurité, de stabilité et de profitabilité qui y attireront des capitaux étrangers.

Rien de ce que je viens de décrire ne sera facile : Il nous faudra un engagement courageux et salutaire empreint d’une grande énergie morale pour construire la nation progressiste et civilisée à laquelle nous aspirons tous et la faire passer d’un état failli et assisté, à un état social plus évolué dans l’ordre économique, intellectuel, sportif, artistique et technique. Pour être irrévocables, nos choix devront être inébranlables c’est-à-dire issus d’un large consensus.

Sauver le pays ne saura être l’œuvre d’un messie, mais viendra plutôt de la foi et de l’empathie agissantes d’hommes et de femmes prêts à ne négliger aucun sacrifice pour mener ce pays autrement et commencer à le reconstruire, un homme à la fois, une pierre à la fois, un arbre à la fois, une valeur morale à la fois, un geste d’amour à la fois…

Merci

Daniel Gérard Rouzier

13 pensées sur “Daniel Gérard Rouzier fait le procès de l`élite haïtienne!

  • 17 mai 2018 à 11:26
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    You spoke intelligently Mr,
    I believe Haiti can become la perlebdes Antilles again when people with Brain and intellect are in charge.
    No country can go forward when it governed by uneducated and poor leaders, I said Poor meaning : leaders who came to power with nothing of their own, no money ; most are financially destitute
    less than 5% of them don’t even Own a home.

    Haiti must do away with the So call a Parleman ,
    A bunch of useless Users.
    (( to be continued ))

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  • 18 mai 2018 à 4:04
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    Discours d’ un grand homme ! Mes felicitations!

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  • 18 mai 2018 à 9:45
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    Beau discours, des mots sincères sortis du plus profond de son être, mais l’hypocrisie reste et demeure palpable, l’élite haïtienne sait pourquoi elle a pactisé avec le diable pour garder ce peuple meurtri dans la crasse, c’est cette même élite qui a permis au blancs de s’accaparer de la production nationale pour liquider leurs produits avariés sur le marché haïtien, je n’ai aucun problème personnel avec Gérard Rouzier, mais je crois qu’il est temps d’arrêter de bassiner le peuple avec ces balivernes à la con. Haïti mérite mieux, le peuple haïtien mérite mieux qu’un simple discours devant une ambassadrice qui ne peut même pas assumer ses responsabilités comme étant la représentante du diable, c’est pathétique !!!!!!!

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    • 19 mai 2018 à 8:54
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      @Porcenat
      N’avez-vous même rien à vous reprochez? N’ayez vous pas l’obligation de pardonner celui qui reconnaît son péché comme Dieu nous pardonne en tant que créature humaine. Sur ce, le reprocher aura soin de réparer.

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  • 19 mai 2018 à 5:37
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    Ce discours populiste met lelite responsable de tous les maux..
    Cest une vue plus que caricaturale et ridicule

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    • 19 mai 2018 à 10:54
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      Les actions concrets qui peuvent être posées sont là. Tout comme le rwanda l’état doit interdire les produits plastiques et en polyester et encourager la production de produits en bouteille cristal et en carton. Et à travers un état fort, forcer ceux qui ont de grand revenu à payer les impôts. Empêcher le évasions fiscales…

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  • 19 mai 2018 à 12:54
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    Quand seulement la concience de l’Homme constitue son enfer ou son paradis; lui, tout au moins, veut avoir la conscience tranquille.

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  • 19 mai 2018 à 10:37
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    Cher Mr. Rouzier
    Je ne puis que vous remercier pour ce texte combien révélateur mettant en exergue le problème sociétal que pose l’élite haïtienne en état de contumace, publié dans Rézo Nòdwes (Jeudi 17 Mai 2018). Vous savez bien que personne de quoi dont vous parlez. Vous avez touché du doigt là où le bât blesse; vous avez fait la différence, M. Rouzier.
    Une journée de 200 km commence par 1 km; faudra-t-il bien qu’on commence quelque part, mieux vaut tard que jamais.
    Je crois de toute ma force que le XXIe siècle ranimera des esprits et des consciences. Avec des âmes de forte trempe, la lumière poindra bientôt à l’autre bout du tunnel. Je vous présente encore mes félicitations pour vos observations, votre sincérité, votre courage et votre détermination pour dénoncer et dissuader l’élite haïtienne, dite (répugnante) et par-dessus tout, pour avoir tenté de dissiper les jours moroses.
    La nation vous sera reconnaissante.
    Réflexions Politiques Haïtiennes , 5 19/2018

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  • 20 mai 2018 à 4:31
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    …sauver le pays ne saura être l’œuvre d’un messie, mais viendra plutôt de la foi et de l’empathie agissantes d’hommes et de femmes prêts à ne négliger aucun sacrifice pour mener ce pays autrement…
    pour arriver à une solution qu’ils s’engagent conjointement à exécuter

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  • 20 mai 2018 à 9:09
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    Mr. Rouzier étant donné que l’independance haitienne a été proclamé pour les arabes haitiens, les mulâtres, et quelque politiciens noirs haitiens non pas pour les enfants de Toussaint et Dessalines. Dès ma jeunesse C’est ça que je constate en Haiti, tout pour eux et rien pour le peuple noir. Le peuple noirs est toujours dans la merde. Je pense que vous faisait ce discours C’est juste pour attirer l’attention de l’Ambassadeur Americain en votre faveur rien d’autre que de la politique. Il n’y a pas d’elite en Haiti il y a que des saloppes que vous en faites partir de ce groupe. Vous etre aussi un des detracteurs de cette elite. Fichez moi la paix! une des raisons que les dirrigeants haitiens et l’elite refusent d’eduquer ce peuple c’est pour l’exploiter. Vous être pas innocent non plus. Puisque vous constatez 87 percent de nos Patriots eduqués ont obligés de laisser le pays 5 millions ne savent lire et ecrire. Combien de bourses que vos elites detracteurs ont offer aux jeunes demunies? La bataille de vertière a été faite par les noirs et quelque mulâtres depuis l’independance c’est vous les mulâtres qui jouissent de notre Independence la majorite de nos freres et soeurs sont dans l’esclavage. On a pas besion d’election en Haiti pendant 10 ans, on a besoin des dirigeants consequants et des Patriots un sur chaque department pour developer Haiti notre Perle des Antilles. 215 ans d’independece si c’est ça le resultat on allais pas continuer avec les faux dirigeants, leaders de cette generation les mêmes erreures. Education gratuit pour tous nos Patriots, l’école professionnels pour les jeunes, reconstruction des villes, reconstruir des maisons avec de l’architecture et revendre aux peuple avec un prix bas et taux bas.
    Ne laissez pas la construction de nos villes au peuple ll need faire, le pauvre! Si la majorite de nos intellectuels sont à l’etranger je reclame double nationalité pour nos Patriots comme ça Michael Jean, Erick Ridore et d’autres viendrons nous aider a reconstruir notre perle des antilles.

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  • 20 mai 2018 à 5:55
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    Tres fier de vous toutes mes felicitations!!

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    • 11 juin 2018 à 10:56
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      Merci pour ce texte inspirant! Si le pays choisissait d’abord la société avant la religion, ce serait déjà ça de gagner. Je suis par ailleurs toujours sidéré de constater les rancœurs historiques et le racisme dans ce pays. Ce n’est rien de constructif et ça ne fait que diviser pour permettre à l’autre de mieux régner. La devise sur le drapeau haïtien semble définitivement relever du folklore. M. Rouzier, je suis également d’avis que les nouvelles technologies nous permettront indubitablement de rêver à un avenir meilleur pour Ayiti cheri.

      Bonne continuation!

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  • 17 juillet 2018 à 12:08
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    Un texte de contenu moral, humaniste , spirituel ne saurait nullement avoir un intérêt négatif caché. – Dans la vie, il faut savoir distinguer le vrai du faux pour en faire un tri avec quoi, on peut atteindre les objectifs fixés pour l’ Haiti Nouvelle que nous souhaiterions tous. – Personnellement, j’ai été édifiée en écoutant la lecture du texte. Aujourd’hui encore, je le suis en profondeur…
    -Je n’ai qu’ à remercier Monsieur Daniel Gérard Rouzier pour ce rappel à la prise de conscience au Secteur d’Affaires.

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