Accusée de corruption, la vice-présidente de l’Équateur a démissionné

En moins de 2 ans, l’Équateur est à son 3ème vice-président. L’élu Jorge Glas, en prison pour 6 ans et sa remplaçante María Alejandra Vicuña, nommée en octobre 2017, sont tous deux emportés par des spirales de scandale de corruption et de « sous-facturation »




Vendredi 7 décembre 2018 ((rezonodwes.com))–Quelque 24 heures, après avoir été temporairement écartée du Palais par le président Lenin Moreno , pour être à la disposition de la Justice équatorienne, dans une affaire de « sous-facturation des prestations d’un ex-employé » la vice-présidente María Alejandra Vicuña, a annoncé sa démission.

Cette fois-ci, dans le cadre d’une autre révélation faite par la presse équatorienne, en l’occurrence le journal « Código Vidrio ».


« Le pays ne mérite pas cette instabilité, ainsi donc je soumets ma démission au poste de vice-président de l’Equateur« , a écrit Vicuña sur son compte Twitter, un jour après que le président Lénine Moreno eut exigé qu’elle aille se défendre des accusations devant les tribunaux.


Le scandale a éclaté lorsque le site équatorien « Código Vidrio » a révélé que l’ex-vice-présidente Vicuña avait reçu 14 650 dollars de son conseiller Karla Obando Ortiz sur son compte, et entre autres 26 000 dollars de provenance non-identifiée respectivement en 2009 et 2011.
Au total, la vice-présidente aurait fait des transferts et des dépôts d’une valeur de plus de 400 000 dollars américains depuis 2008, revenus compris, en tant que fonctionnaire public, indique le média numérique.





Selon le site web Codigo Vidrio, la haute fonctionnaire ou l’ancienne numéro 2 de l’Exécutif équatorien, à travers ces virements bancaires,  a accumulé un total de 1,2 million de dollars.


Le bureau du procureur général a ouvert mercredi une enquête pour remonter à l’origine des prétendues contributions irrégulières que Vicuña aurait reçues et l’accusation de l’homme politique de l’opposition, Andrés Páez, pour trafic d’influence.


L’ancienne vice-présidente a estimé que les accusations portées contre elle sont dues à un complot d’extorsion et à une campagne visant à discréditer les réalisations du gouvernement Lénine Moreno par l’opposition.

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