Les gangs G9 pro-PHTK et rivaux contrôlent la distribution de carburant et mettent la vie à rude épreuve à tous les niveaux

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Le régime PHTK, le plus grand mal D’HAÏTI, est fortement soutenu par l’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, a même reconnu le diplomate daniel foote.

Je voudrais veut que le gouvernement fasse plus, mais ils sont dépassés par les gangs, raconte un pompiste d’une station-service aux Cayes.

Mercredi 27 octobre 2021 ((rezonodwes.com))–

Dans une station-service de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, cette semaine, une grande foule s’est rassemblée autour des pompes, dans l’espoir d’une livraison de carburant.

Certaines personnes étaient assises et attendaient, tenant des bidons jaunes vides. Il faisait chaud, humide et tendu.

Haïti est à court d’essence, que l’on appelle « l’or liquide ».

Les gangs bloquent l’approvisionnement en carburant dans les ports, qui sont situés dans des zones qu’ils contrôlent. C’est une démonstration de force dans un pays encore sous le choc de l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet dernier.

La semaine dernière, Jimmy Cherizier, chef de la coalition des gangs du G9 basée à Port-au-Prince, a tweeté et a prouvé mercredi qu’il ne relâcherait son emprise sur les livraisons de carburant que si le premier ministre de facto, installé par es Etats-Unis, démissionnait.

Jusqu’à présent, les autorités haïtiennes ne disent pas grand-chose sur la manière dont elles vont résoudre cette crise qui n’a que trop durer.

Les chauffeurs de camions de carburant – ainsi que les chauffeurs de bus et de taxis – en ont assez et se sont mis en grève ces derniers jours. Ils disent refuser de s’aventurer sur le territoire des gangs et risquer d’être détournés ou kidnappés par des groupes comme celui qui a pris en otage les missionnaires américains et canadiens le mois dernier.

Dans une station-service des Cayes, dans la péninsule sud d’Haïti, un agent de sécurité armé, Jérémie, fait le guet.

Il a demandé à utiliser son prénom uniquement parce qu’il n’a pas la permission de parler à la presse.

Jérémie dit qu’il se sent accablé. Une fois, la police est venue aider, et a tiré quelques coups de feu en l’air lorsque la foule est devenue trop importante, dit-il. Cela n’a rien résolu, a-t-il ajouté.

« Mon père est chauffeur de taxi et il est coincé à la maison. Il ne peut pas avoir d’essence donc il ne peut pas travailler ».

Jérémie, agent de sécurité armé dans une station-service Les Cayes, Haïti
Les pénuries de carburant mettent à l’épreuve sa propre famille, a-t-il raconté. « Mon père est chauffeur de taxi et il est coincé à la maison. Il ne peut pas avoir d’essence donc il ne peut pas travailler ».

Jérémie dit qu’il veut que le gouvernement fasse plus, mais il pense aussi que les officiels soient dépassés par les gangs.

« Haïti devrait demander de l’aide à un autre pays », a-t-il insisté.

Irlene Devereux a profité de la foule et de la chaleur pour vendre des shaved ice [fresko] arrosés de sirop de cerise et de fruit de la passion, mais elle aussi était tributaire de l’essence.

Irlene Devereux a dû prendre un taxi pour transporter sa lourde glacière de glace et n’était pas sûre de pouvoir se déplacer et continuer à faire des affaires. L’une des principales sources de revenus de sa famille est en jeu.

Les pénuries mettent également la vie des gens en danger. De nombreux hôpitaux haïtiens dépendent des générateurs électriques pour garder les lumières allumées et les réservoirs d’oxygène en fonctionnement. Aujourd’hui, certains hôpitaux pourraient être obligés de fermer complètement. L’insécurité et la crise du carburant ont également entravé les efforts visant à fournir une aide humanitaire au sud-ouest d’Haïti, où un tremblement de terre massif et meurtrier a frappé le 14 août.

« Il est impossible de faire des plans en ce moment car nous planifions au jour le jour », a confié Susanna Balbo, UNICEF, chef de la protection de l’enfance. « Il est impossible de planifier en ce moment parce que nous planifions au jour le jour », a déclaré Susanna Balbo, chef de la protection de l’enfance à l’UNICEF, l’agence des Nations unies pour l’enfance.

L’UNICEF a essayé de conclure des contrats avec des fournisseurs locaux afin d’acheminer le carburant vers les hôpitaux. Un fournisseur s’est toutefois retiré de l’accord, invoquant des problèmes de sécurité. Balbo s’inquiète pour les personnes qui ne reçoivent pas de soins médicaux.

« Toutes les personnes malades qui ont besoin d’aller à l’hôpital, tous les enfants qui souffrent. Tout le monde est concerné », a-t-elle lancé.

source : The shortages are testing life at many levels. (msn.com)

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