Genève : l’ONU condamne les États-Unis pour le traitement des Haïtiens. Le Titre 42 évoqué n’est pas d’application, précise Grandi

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Jeudi 23 septembre 2021 ((rezonodwes.com))–L’ONU a déclaré que les États-Unis ne respectent pas les normes internationales en ce qui concerne l’expulsion massive des Haïtiens qui ont traversé la frontière du Mexique par milliers ces derniers jours.

« Je suis consterné par les images des conditions déplorables sous une autoroute (pont) en béton au Rio, où plus de 14 000 Haïtiens se sont entassés après un voyage difficile depuis différents pays d’Amérique », a mentionné le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.

Il a fait remarquer que pour ces expulsions, les autorités américaines invoquent une politique (connue sous le nom de « Titre 42 ») qui leur permet d’expulser automatiquement les migrants irréguliers qui entrent par leur frontière sud, sans leur permettre de déposer une demande d’asile.

Cette politique a été justifiée en raison de la pandémie de covid-19 et du risque sanitaire posé par l’entrée irrégulière d’immigrants.

M. Grandi a indiqué que les déportations d’Haïtiens ont lieu sans tenir compte de leurs besoins de protection et que cette mesure viole les normes internationales et peut constituer des rapatriements forcés.

Haïti, considéré comme le pays le plus pauvre de l’Amérique, est confronté à une profonde crise politique et sociale qui a été exacerbée par le tremblement de terre du 15 août et l’assassinat du président de facto Jovenel Moise le 7 juillet dernier.

Biden s’engage à mettre la situation « sous contrôle ».

Mardi, aux Nations unies, le président américain Joe Biden s’est engagé à « maîtriser la situation » à la frontière avec le Mexique, où des milliers de migrants, principalement des Haïtiens, ont traversé ces derniers jours.

« Nous allons maîtriser la situation », a déclaré M. Biden dans une brève déclaration à la presse alors qu’il quittait le siège des Nations unies après avoir prononcé son premier discours en tant que président devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Le président répondait à une question sur sa réaction aux images de la situation à la frontière, et il n’est pas clair si sa réponse faisait référence au volume de migrants qui se sont rassemblés dans la zone ou aux photographies de la façon dont les agents de la patrouille frontalière les ont traités.

L’une de ces photos montre un agent blanc de la patrouille frontalière à cheval qui saisit un migrant noir par la chemise, tout en le frappant apparemment avec ce qui ressemble à un fouet, du côté américain du Rio Grande, qui sépare les États-Unis du Mexique.

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