Les enfants et les jeunes doivent être au cœur de la transformation des systèmes alimentaires

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La réunion préparatoire au Sommet sur les systèmes alimentaires qui se tient à Rome, en Italie, est l’occasion de définir l’ordre du jour sur la manière de promouvoir une alimentation saine et d’améliorer la nutrition, en particulier pour les enfants et les jeunes, ont souligné, mardi, deux hauts responsables de l’ONU.

Mercredi 28 juillet 2021 ((rezonodwes.com))–« Même avant la pandémie, les enfants étaient les plus touchés par des systèmes alimentaires défaillants et une mauvaise alimentation, entraînant une crise nutritionnelle et sanitaire alarmante dans le monde entier, et un triple fardeau de la malnutrition : la dénutrition, sous forme de retard de croissance et d’émaciation, des carences généralisées en micronutriments, et une prévalence croissante du surpoids et de l’obésité », ont rappelé la Directrice exécutive de l’UNICEF, Henrietta Fore et le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

À l’échelle mondiale, un enfant sur trois ne grandit pas bien en raison de la malnutrition – l’une des principales causes de mortalité infantile dans le monde – tandis que deux sur trois n’ont pas accès à l’alimentation diversifiée minimale dont ils ont besoin pour grandir, se développer et apprendre. « Nous continuons d’observer des taux d’émaciation obstinément élevés et une augmentation inquiétante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes enfants », ont déploré les deux chefs d’agences onusiennes.

Au cours des dernières décennies, les changements dans nos systèmes alimentaires mondiaux – y compris les pratiques utilisées pour cultiver, distribuer, commercialiser, consommer et éliminer nos aliments – signifient que les aliments les plus nutritifs et les plus sûrs sont trop coûteux ou inaccessibles à des millions de familles. Beaucoup se tournent de plus en plus vers des aliments transformés abordables, largement disponibles et commercialisés de manière agressive, mais souvent riches en sucre, graisses et sel malsains.

Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une combinaison toxique de pauvreté croissante, d’inégalités, de conflits, de changement climatique et de la Covid-19 menace davantage les systèmes alimentaires et le bien-être nutritionnel des enfants, en particulier ceux des communautés et des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables.

« Une transformation du système alimentaire qui écoute la voix des enfants et des jeunes, et libère des régimes alimentaires nutritifs, sûrs, abordables et durables pour chaque enfant, partout, doit être au cœur des stratégies, des politiques et des investissements », ont dit Mme Fore et le Dr Tedros.

Intensifier les approches efficaces en matière d’alimentation

L’UNICEF et l’OMS appellent les gouvernements et les décideurs à intensifier les approches efficaces qui incluent les actions suivantes :

– Encourager une alimentation saine par le biais de politiques de prix, y compris des subventions pour réduire le prix des aliments nutritifs tels que les œufs, les produits laitiers, les fruits, les légumes et les céréales complètes, ou des taxes pour augmenter le prix des options malsaines.

– Améliorer la qualité nutritionnelle des aliments grâce à l’enrichissement obligatoire des aliments de base en micronutriments essentiels, à la réduction du sodium et du sucre et à l’élimination des graisses trans produites industriellement dans les aliments transformés.

– Utiliser les achats publics de denrées alimentaires comme un levier pour promouvoir une alimentation saine et conduire des systèmes alimentaires durables, par exemple à travers les écoles, les lieux de travail, les hôpitaux et les programmes de protection sociale.

– Protéger les enfants des effets néfastes de la commercialisation d’aliments et de boissons malsains grâce à des mesures réglementaires renforcées et à une meilleure application. 
Protéger et aider les mères et les soignants à allaiter leurs bébés de manière optimale, y compris la protection maternelle et le congé parental, et la mise en œuvre du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel.

– Mettre en place des politiques et des pratiques d’étiquetage nutritionnel obligatoires et faciles à comprendre pour aider les enfants et les familles à faire des choix plus sains avec la bonne information.

– Soutenir une alimentation saine et des pratiques diététiques à travers les systèmes d’alimentation, de santé, d’éducation et de protection sociale avec des stratégies de communication faciles à comprendre, cohérentes et mémorables.

« Ce n’est qu’alors que nous améliorerons la qualité, la sécurité et le coût abordable des aliments auxquels les enfants et les jeunes ont accès ; les environnements dans lesquels ils grandissent, apprennent, jouent et mangent, et la durabilité de la planète sur laquelle ils vivent », ont déclaré Mme Fore et le Dr Tedros.

« En unissant nos forces avec les gouvernements, la société civile, les familles, les partenaires humanitaires et de développement, les parties prenantes du secteur privé et les enfants et les jeunes eux-mêmes, nous pouvons tenir notre promesse d’offrir une bonne nutrition et une planète plus saine pour chaque enfant et chaque adulte, partout », ont-ils assuré.

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