PresidentGate|Journal El Tiempo : « Jovenel Moise serait assassiné par des membres de sa propre sécurité »

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Pourquoi a-t-on attendu jusqu’au 14 juillet pour interroger Dimitri Hérard ? A-t-on déjà entrepris les démarches pour confisquer les téléphones de Léon Charles et de Claude Joseph ? A quand remonte la dernière conversation entre celui-ci et le défunt-président ?

Claude Joseph se serait personnellement rendu au domicile de la représente de Binuh, dans la matinée du 7 juillet 2021, avons-nous appris.

Samedi 10 juillet 2021 ((rezonodwes.com))–Des leaders haïtiens ont affirmé que les ex-militaires colombiens appelés « mercenaires », arrêtés en Haiti, « ne sont pas ceux qui ont assassiné le président Jovenel Moise, mais des membres de sa sécurité« .

Cette version a été diffusée par le journal colombien El Tiempo, qui attribue ces déclarations à des hommes politiques d’Haiti, ainsi qu’à un rapport auquel il a eu accès.

Cette version coïncide avec une déclaration du sénateur de l’opposition Steven Benoit à l’émission Panel Magic, selon laquelle « ce ne sont pas les Colombiens qui l’ont assassiné » et qu’ils étaient en Haïti parce qu’ils ont été engagés par l’État haïtien pour contrer les gangs qui ont fait régner le pays d’insécurité.

El Tiempo affirme que l' »informateur » assure que les caméras de sécurité montrent que le président a été assassiné à 1 heure du matin et que le commando composé d’anciens militaires colombiens et de deux Haïtiens est arrivé entre 2 h 30 et 2 h 40. Si cette version est vraie, il n’aurait pas été possible que le président soit assassiné.

Si cette version est vraie, ils n’auraient participé ni à la torture ni au meurtre du président haïtien, a précisé le journal colombien.

Des Colombiens auraient aidé la fille du président Jovenel

En fait, ils affirment avoir ramené la fille du Président à sa résidence pour prendre quelques vêtements et quitter la zone. Selon les témoignages de certains des ex-militaires détenus, ils ont été engagés pour assurer la surveillance des zones exclusives de Port-au-Prince frappées par les gangs d’enlèvement.

Ils étaient en Haïti depuis un certain temps

La plupart d’entre eux étaient en Haïti depuis un mois et attendaient que leur prime leur soit remise. Ils affirment également qu’ils se sont rendus à la résidence du président parce qu’ils ont été informés d’une fusillade et que l’une de leurs tâches consistait à assurer la sécurité dans la zone.

Certains ont même dit que l’entreprise qui les avait embauchés leur avait assuré qu’ils allaient travailler pour le gouvernement.

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