A Genève, Michelle Bachelet dénonce de graves reculs des droits humains en Haïti

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La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a dénoncé, lundi 21 juin, de graves reculs en matière de droits humains dans plusieurs pays, dont Haïti, à l’ouverture de la 47e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

Lundi 21 juin 2021 ((rezonodwes.com))– « C’est un honneur de m’adresser à ce Conseil à l’occasion de son 15e anniversaire – malheureusement, cela coïncide avec une période de graves reculs en matière de droits de l’homme », a déclaré la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. « L’extrême pauvreté, les inégalités et l’injustice augmentent ».

Face à un « espace démocratique et civique, qui s’érode », Mme Bachelet estime que la génération actuelle de dirigeants mondiaux devra trouver une solution claire pour sortir de la crise complexe de la pandémie de Covid-19. Il s’agit ainsi de « s’orienter vers un avenir inclusif, écologique, durable et résilient, ou bien s’effondrer ».

Plus largement, la communauté internationale doit « avoir une vision qui change la vie ». « Pour nous remettre des graves reculs des droits de l’homme que nous n’ayons jamais vus, nous devons avoir une vision qui change la vie et une action concertée » pour la mettre en œuvre, a insisté l’ancienne Présidente chilienne dans un discours prononcé au Palais des Nations.

S’agissant de la situation à Haïti, la Haut-Commissaire s’est dite préoccupée de la poursuite « des troubles politiques liés en partie à un désaccord sur l’organisation d’un référendum sur une nouvelle Constitution, et l’organisation d’élections en septembre ». Pour Mme Bachelet, les autorités haïtiennes doivent garantir le droit de vote dans des conditions de sécurité.

En attendant, les populations font face à « des niveaux élevés d’insécurité et des difficultés apparentes du gouvernement à lutter contre cette tendance ». De plus, la police ne serait pas intervenue lors d’un certain nombre d’affrontements récents entre groupes criminels dans la capitale Port-au-Prince.

Ces incidents ont fait au moins 50 morts, entraîné le déplacement de plus de 10.000 personnes et aggravé un accès déjà très limité aux services de base. 

Mme Bachelet condamne fermement les attaques violentes contre la Police Nationale d’Haïti, avec la mort de 25 policiers depuis janvier. Elle demande aux autorités de prendre toutes les mesures possibles pour assurer la protection de tous les Haïtiens et s’attaquer aux causes profondes de la violence.

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