RSF|Classement mondial de la liberté de la presse 2021 : Haïti chute et passe de la 83e à la 87e place

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Haïti occupait la 83e place en 2020 et depuis c’est la descente du pays aux enfers sous les administrations de Jovenel Moise avec 5 PMs en 4 ans. Lafontant-Céant-Lapin-Jouthe-Claude Joseph. Que la postérité en prenne note de l’état de voyoucratie d’Haïti avec des hommes non préparés parachutés à sa tête !

Etats-Unis, 44e
Canada, 14e
France 31e

Mercredi 21 avril 2021 ((rezonodwes.com))–Haïti occupe en 2021 la 87e position du Classement mondial de la liberté de la presse réalisé par l’organisation Reporters sans frontières (RSF) et dont l’édition 2021 a été publiée mardi. Haïti, en proie à une dictature féroce de Jovenel Moise, celui-ci soutenu par les Etats-Unis, en dépit de la fin de son mandat constitutionnel, a perdu 4 points en passant de la 83e place en 2020 à la 87e au dernier classement, loin derrière la République Dominicaine, 55e en 2020 et 50e en 2021.

Ce classement, rappelle RSF, est « une photographie de la situation de la liberté de la presse, fondée sur une appréciation du pluralisme, de l’indépendance des médias, de la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes dans 180 pays et territoires« .

Malgré la récente évolution des lois relatives à la liberté de la presse, les journalistes haïtiens, poursuit le rapport de RSF, « sont toujours victimes d’un cruel manque de ressources financières, de l’absence de soutien de la part des institutions et d’un accès difficile à l’information« . Les médias privés, très liés aux intérêts de leurs actionnaires, peinent à exprimer leurs points de vue sans autocensure, a noté RSF.

Reporters Sans Frontières qui est revenu sur les tentatives infructueuses de bâillonnement de la presse par le dictateur Jovenel Moise a rappelé qu’en 2017, un projet de loi sur la diffamation a été voté au Sénat, prévoyant de lourdes sanctions contre les journalistes. « Depuis 2018, les protestations, souvent violentes, se multiplient à travers le pays contre le président Jovenel Moïse, empêtré dans des affaires de corruption. L’assassinat du journaliste Néhémie Joseph (2019) et la disparition du photoreporter Vladjimir Legagneur (2018), alors qu’il réalisait un reportage dans un quartier sensible, ont profondément choqué le pays« , a mentionné l’organisme de défense des droits des journalistes.

Sous le régime autoritaire de Jovenel Moise qui déclare vouloir donner en 2021 à Haïti des « élections libres » avec un CEP de vendus et de mercenaires apatrides, « les intimidations et les attaques violentes perpétrées par les forces de l’ordre et par les manifestants contre les journalistes se sont multipliées ces dernières années, rendant la profession toujours plus vulnérable et stigmatisée« .

Ailleurs, sur le continent asiatique, selon le rapport 2021 de RSF, à la faveur de la pandémie de Covid-19, les régimes autoritaires en Asie-Pacifique ont parfait leurs appareils de contrôle totalitaire de l’information, dénonce RSF. Toutefois, poursuit l’organisation, « les modèles régionaux en matière de liberté de la presse que sont la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Corée du Sud et Taiwan, bien qu’imparfaits, ont globalement laissé les journalistes faire leur travail et informer les populations sans que les autorités veuillent imposer leur récit ».

« Ces comportements vertueux ont montré que la censure n’était pas une fatalité en période de crise et que le libre exercice du journalisme pouvait être le meilleur antidote à la désinformation », a souligné RSF.

En 2021, la Norvège prend pour la cinquième année consécutive la première place du classement mondial, suivie par la Finlande et la Suède. A l’autre extrémité du classement, l’Erythrée (180e) ravit la toute dernière place à la Corée du Nord. En Asie de l’Est, le Japon est 67e, la Mongolie 68e, Hongkong 80e et la Chine 177e.

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