Les Dominicains « inquiets » prévoient que Jovenel Moise « n’arrivera pas à respecter le calendrier électoral qu’il a proposé »

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Le gouvernement dominicain, sans égard à la Constitution du 29 mars 1987, – article 134-2 – statuant sur la fin de mandat du dictateur Jovenel Moise, depuis le 7 février 2021 dernier, a exprimé mercredi son inquiétude quant à l’évolution des événements et à l’instabilité politique en Haïti face à l’augmentation de la violence et de l’insécurité.

Mercredi 7 avril 2021 ((rezonodwes.com))–Lors d’une conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères, Roberto Alvarez, a donné lecture d’une déclaration dans laquelle il affirme que « pour la République dominicaine, il est du plus haut intérêt qu’Haïti puisse surmonter le climat de tension politique et parvenir à un gouvernement de plus en plus stable« , sans toutefois préciser comment parvenir à l’institution d’un tel gouvernement sans tenir compte de la fin de mandat constitutionnel de Jovenel Moise et le refus catégorique du peuple haitien de participer à un referendum constitutionnel illégal.

Alvarez a réitéré également l’engagement de son pays à « promouvoir une politique de bon voisinage et de coopération mutuelle avec Haïti », étant entendu, selon lui, « que la paix et la stabilité de part et d’autre de la frontière dépendent de la démocratie, ainsi que d’un développement humain solide et de la protection ferme des droits fondamentaux sur tout le territoire d’Hispaniola« .

« Nous considérons avec inquiétude », a-t-il ajouté, « les difficultés à respecter le calendrier électoral proposé par le gouvernement haïtien« , sans faire allusion au mandat constitutionnel de Jovenel Moise expiré, en vertu de l’article 134-2 de la Constitution d’Haïti. « A ce jour, l’objectif de terminer l’inscription des électeurs pour le processus électoral ne sera pas atteint« , a révélé l’homologue de Claude Joseph alors que celui-ci tend à faire croire que tout est fin prêt pour le referendum illégal et inconstitutionnel et l’élection présidentielle frauduleuse [de Michel Martelly] déjà rejetés par la majorité du peuple haitien.

Le ministre dominicain des Affaires Etrangères a également souligné que « pour assurer un changement démocratique de gouvernement qui garantisse la stabilité politique en Haïti, il est essentiel d’assurer un processus électoral avec une large participation citoyenne et la reconnaissance des partis politiques, soutenu par une observation électorale internationale ». Tel n’est pas le cas avec un CEP-Dermalog illégalement constitué et unilatéralement par le dictateur et une nouvelle constitution rédigée par 5 personnes dont l’une, en l’occurrence l’ex-général Hérard Abraham, fait l’objet d’inculpation pour corruption pour détournement de fonds publics quand il fut ministre des Affaires Etrangères en 2004.

Alvarez a réitéré la position de son gouvernement de « soutenir le processus d’inclusion dans le registre civil de ce pays de tous les citoyens haïtiens qui se trouvent sur le territoire dominicain« , mission qui se révèle impossible avec la gabegie administrative qui règne à l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo. Le ministre a, en outre, assuré « du ferme attachement au principe de non-intervention dans les affaires intérieures des autres États« , un point que l’analyse de son communiqué en profondeur n’a pas laissé entrevoir.

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