Haïti|Dictature – Dialogue politique de « Religions pour la Paix »; l’opposition questionne l’économie de la démarche

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Jovenel Moise est sans mandat constitutionnel depuis le 7 février 2021,- article 134-2 de la Constitution – il faut cesser de nous comporter en un véritable shithole country et banana republic ! Gouvernement de co-habitation avec Jovenel Moise sur les cadavres des milliers de disparus ou exécutés par les gangs G9 affiliés au pouvoir…

Lundi 5 avril 2021 ((rezonodwes.com))–Le Secteur démocratique et populaire (SDP) maintient sa position de renoncer à toute initiative de dialogue avec Jovenel Moïse. Dans le même temps, la Direction politique de l’opposition démocratique ne ferme pas la porte mais questionne la démarche.

La Plateforme Religions pour la Paix Haïti a clairement justifié sa décision de jouer les bons offices pour un dénouement à la crise politique après un appel de Religions pour la Paix internationale. Dans cet ordre d’idées, la plateforme entend faire suite à la demande de plusieurs organisations politiques de l’opposition dont le MTV, l’A.AA pour relancer le processus de dialogue sollicité avant le 7 février 2021, lit-on dans une correspondance que le journal a consultée.

En réactions, Antoine Rodon Bien-Aimé, leader de l’Entente nationale (ENA), également membre de la DIRPOD, déclare analyser la demande de Religions pour la Paix. Cependant, l’ancien député de Cerca-Carvajal, questionne l’opportunité d’une telle initiative tout en évoquant un contexte sociopolitique polarisant avec des suites d’événements regrettables. Il met en avant un Président de la République sans mandat, des cas d’enlèvements révoltants, un CEP sans consensus, un régime politique sans contre-pouvoir, entre autre un referendum inconstitutionnel que l’on cherche à imposer.

De son côté, Abel Descolines, membre de l’Opération  »Tèt ansanm » entend accorder incessamment suite à la demande de Religions pour la Paix. L’ancien élu de Mirebalais annonce que toutes les forces politiques de l’opposition envisagent de s’aligner sur une position commune sur la question.

L’Union nationale pour l’intégrité et la réconciliation (UNIR), par la voix de son coordonnateur général, Clarens Renois, membre de la DIRPOD, juge indispensable l’idée de dialoguer avec le pouvoir en place. Il rappelle aux politiques la nécessité de créer un espace de discussion, de compréhension des défis pour espérer des voies de solution, a-t-il plaidé.

Dans l’intervalle, rien n’augure de perspective optimiste pour la tenue d’un processus d’un dialogue politique entre les différents acteurs. La plateforme Religions pour la Paix, de plus décriée, n’inspire plus la confiance. En outre, des dirigeants politiques exigent un agenda ouvert avant de s’engager dans la démarche. D’autres formations politiques redoutent d’un appel à intégrer un nouveau gouvernement dans la dynamique d’organiser des élections générales et de perpétuer le régime.

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