Vidéo – Haïti|Corruption et dictature – Les femmes haïtiennes descendent dans la rue pour exiger le départ de Jovenel Moise du siège de la présidence

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La dictature imposée en Haïti par la communauté internationale (OEA-Binuh-ONU-Core Group…) se souciant peu des violations des droits humains – des nègres et descendants d’esclaves – par le régime inconstitutionnel PHTK, implique une quête sans répit des haitiens jusqu’à l’évacuation complète de Jovenel Moise du Palais National. Pas une seule semaine ne se passe sans que les Haïtiens en grand nombre n’expriment le dégoût des « dirigeants » corrompus tenant la République en otage, à côté de leurs alliés Barbekyou et G9 an fanmi.

Samedi 3 avril 2021 ((rezonodwes.com))–Des organisations de femmes ont manifesté samedi à Port-au-Prince « pour réclamer leurs droits et dénoncer la dictature imposée par le président de facto Jovenel Moïse« , sans mandat constitutionnel depuis le 7 février 2021, en accord avec l’article 134-2 de la Constitution de 1987 amendée.

La manifestation du samedi 3 avril rendait hommage à la journée nationale de la femme, une date qui rappelle la mobilisation massive de 1986 pour leur inclusion dans la vie politique, tout en réclamant l’égalité d’accès aux droits fondamentaux tels que l’emploi, la santé, l’égalité entre les deux sexes.

Les manifestants, en grande partie des femmes venues de toutes les horizons socio-culturelles, ont sévèrement critiqué le régime de facto à la solde de la communauté internationale. Les plateformes ont qualifié de totalitaire et dictatorial, le référendum de Jovenel Moise tout en dénonçant la recrudescence de l’insécurité, l’institutionnalisation de l’impunité et le mépris total de tout suivi effectif après les massacres commis par des bandes armées pro-pouvoir contre la population vulnérable.

Quarante-huit heures après que les gangs G9 pro-PHTK ont attaqué le quartier de Bel Air, faisant plus d’une dizaine de morts et de nombreux blessés graves, « Jovenel Moise et Joseph Jouthe, les deux principaux usurpateurs de titre, n’ont toujours pas soufflé un seul un mot, et ce n’est pas la première fois« , ont relaté des protestataires peu avant d’arriver aux portes du ministère de la Condition féminine.

Devant ce ministère, elles ont brandi des affiches contre la dictature imposée par Jovenel Moïse, et ont soulevé l’ingérence d’organisations internationales telles que les Nations unies dans la politique intérieure, voulant à tout prix conduire le peuple haitien aux élections-Dermalog frauduleuses programmées.

« Aujourd’hui, la lutte principale des femmes haïtiennes doit être pour la souveraineté nationale, pour le respect de tous les citoyens et pour se débarrasser de Jovenel« , a déclaré une autre manifestante, se référant à l’article 134-2 de la Constitution. Pour elle, il ne sera question ni de referendum, ni d’élections générales avec ce régime en place en déficit de toute légitimité.

Rappelons que les manifestations anti-gouvernementales en Haïti se sont intensifiées ces derniers mois, notamment après le 7 février, date symbolique qui marque la fin de la dictature de François et Jean Claude Duvalier (1957-1986), et parce que, selon un grand nombre de plateformes sociales et d’opposition, ainsi que de chefs religieux, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), le mandat constitutionnel de Jovenel Moïse a bel et bien expiré.

Sabine Lamour, coordinatrice de la plateforme Solidarité Femmes Haïtiennes, a souligné que les derniers décrets émis par le dirigeant ont réduit toutes les institutions républicaines à leur plus simple expression, afin de construire un pouvoir personnel basé sur la violence des bandes armées, avec le soutien de la communauté internationale.

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