Haiti| »2020 Country Reports on Human Rights Practices » – US State Department souffle le chaud et le froid : « Plus de 150 gangs seraient actifs dans le pays et bénéficieraient du soutien du gouvernement »

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Le régime de facto déshabillé par le Département d’Etat qui essaie de souffler le chaud et le froid. Haiti-Département d’Etat| »2020 Country Reports on Human Rights Practices »: « d’exécutions arbitraires sont perpétrées par des gangs soutenus et protégés par des membres du gouvernement »

En voilà bien un gouvernement qui dit lutter contre le kidnapping en Haïti et que, sans aucune légitimité, pense pouvoir remplacer la Constitution et venir avec la sienne, puis organiser des mascarades électorales.

Mardi 30 mars 2021 ((rezonodwes.com))–La section du Bureau de Démocratie, des Droits Humains et Emploi (Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor) du Département d’Etat américain, a publié mardi un rapport accablant sur la situation des droits humains en Haïti. Le régime PHTK au pouvoir depuis environ une décennie et qui se positionne, avec l’appui du Core Group, Binuh, OEA... pour garder le pouvoir à travers des élections frauduleuses et un référendum constitutionnel illégal dénoncé par des millions d’haïtiens descendus dans les rues dimanche et lundi dernier, est un véritable porte-malheur du pays, au constat du dernier rapport du Département d’Etat.

Le gouvernement de Jovenel Moise, à l’indice de corruption le plus élevé de la Caraïbe, selon Transparency International, est admonesté par les américains. « Il [le gouvernement] a rarement pris des mesures pour poursuivre les fonctionnaires et les agents de la force publique accusés d’avoir commis des abus« , a dénoncé le document du 30 mars 2021, précisant, sur la base de « rapports crédibles », que des fonctionnaires du régime PHTK « se sont livrés à des pratiques de corruption et des groupes de la société civile ont allégué une impunité généralisée« .

Toutefois, le Département d’Etat américain qui est revenu sur la fin du mandat de 10 sénateurs en janvier 2020, selon l’application du décret électoral de 2015, a mentionné que Jovenel Moise, – un incompétent et cynique dictateur aux yeux de plusieurs millions d’Haïtiens -, « was elected as president for a five-year term and took office in February 2017« .

« In January parliament lapsed, leaving only 10 senators and no deputies remaining in office, and President Moise began to rule by decree« , a rappelé le rapport sans néanmoins relater que tous ses décrets en folie illégaux et inconstitutionnels ne pourront plus jamais rapporter une fois le référendum constitutionnel illégal de Jovenel Moise « approuvé« , pour paver le chemin à la dictature.

Jovenel Moise qui aurait obtenu a « license to kill the Negroes« , en fonction d’un gage qui serait passé avec les étrangers pour mettre Haiti en coupes réglées, ne s’inquiétera pas pour le moindre, à coup sûr, à la lecture de ce rapport. Un rapport qui aurait cloué au pilori un Maduro ou n’importe quel autre leader « nuisible » aux yeux de l’OEA et de Washington.

Jovenel Moise déshabillé, une preuve que le pays n’est ni dirigé ni administré : « Parmi les aspects importants en matière de droits de l’homme, citons les rapports faisant état d’homicides illégaux et arbitraires commis par des gangs qui seraient soutenus et protégés par des fonctionnaires anonymes, l’usage excessif de la force par la police, les conditions de vie difficiles dans les prisons, les détentions provisoires arbitraires et prolongées, un système judiciaire sujet à la corruption et aux influences extérieures, les agressions physiques contre les journalistes, la corruption généralisée et l’impunité, l’absence d’enquêtes et d’obligation de rendre des comptes en cas de violence contre les femmes, et les pires formes de travail des enfants« .

Torture et autres traitements ou punitions cruels, inhumains ou dégradants

Bien que la loi interdise de telles pratiques, plusieurs rapports d’organisations non gouvernementales (ONG) indiquent que des agents de la PNH ont battu ou autrement maltraité des détenus et des suspects. Les détenus ont été soumis à des traitements cruels, inhumains et dégradants dans des prisons et des centres de détention de fortune surpeuplés, mal entretenus et insalubres.

Un vidéo clip diffusé le 5 mai montrait Patrick Benoit, les mains et les pieds liés et les vêtements ensanglantés, traîné sur le sol par des policiers. L’incident a eu lieu après que le juge d’instance Ricot Vrigneau et des policiers ont tenté de faire appliquer ce qu’ils prétendaient être un jugement du tribunal. Les membres de la famille ont déclaré que l’affaire était toujours devant les tribunaux et qu’un jugement définitif n’avait pas été rendu. Benoît a été emmené au poste de police de Pétionville pour obstruction, puis relâché quelques heures plus tard pour être emmené à l’hôpital pour une intervention chirurgicale d’urgence. Le premier ministre a condamné l’incident, et Vrigneau a été suspendu quelques jours plus tard.

L’impunité

L’impunité était un problème significatif au sein des forces de sécurité. Entre octobre 2019 et août, selon l’ONU, le Bureau de l’inspecteur général de la PNH a ouvert des enquêtes sur 172 accusations de violations des droits humains qui auraient été commises par les forces de sécurité. La PNH a pris des mesures pour imposer des mesures disciplinaires systématiques aux agents reconnus coupables d’abus ou de fraude, mais certains représentants de la société civile ont continué à alléguer une impunité généralisée.

Cette impunité serait due en grande partie à une mauvaise formation et à un manque de professionnalisme de la police, ainsi qu’à des éléments malhonnêtes au sein des forces de police qui auraient des liens avec des gangs. Plus de 150 gangs seraient actifs dans le pays et bénéficieraient du soutien du gouvernement. Pour lutter contre l’impunité, le gouvernement a dispensé une formation à la police et a enquêté sur les allégations d’actes répréhensibles et les a sanctionnées. Mais Barbecue, cette compétence rare pour Jovenel Moise, court encore les rues et ne fait l’objet d’aucune poursuites judiciaires réelles, ont noté des observateurs.

libertés de réunion et d’association pacifiques

Le Département d’Etat américain a souligné que « La constitution prévoit des libertés de réunion et d’association pacifiques, et le gouvernement a généralement respecté ces droits, à quelques exceptions près ». Mais de quelle Constitution fait état le département d’Etat ? Est-ce bien celle en son article 134-2 spécifiant que Jovenel Moise n’est plus le président d’Haïti depuis le 7 février 2021 ? Est-ce bien celle qu’on vient de commémorer le 34 ème anniversaire soulignant Nwa sou Blan que « toute consultation populaire pour modifier la Constitution EST FORMELLEMENT INTERDITE ?

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