Haïti|Abus policiers – La POHDH dénonce les actes de violence et de brutalité exercés par les hommes de Léon Charles sur des manifestants pacifiques

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POHDH : « Il est totalement inacceptable que des policiers font systématiquement une utilisation inappropriée de la force létale en vue de disperser des mobilisations pacifiques pour le respect de la Constitution haïtienne et contre le projet dictatorial du président Jovenel MOISE« .

Le pire serait-il à venir en Haïti à environ de deux semaines de la fin de mandat constitutionnel de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise ? Le massacre annoncé par le ministre de facto de l’Intérieur, Gonzague Day, digne fils d’un tortionnaire duvaliériste, aura-t-il effectivement lieu avant le 7 février 2021 ?

La plate-forme des organisations des droits humains en Haïti (POHDH) a dénoncé les répressions policières contre les manifestants exigeant le respect de la Constitution de 1987, laquelle a autorisé un unique referendum dans ses dispositions transitoires, au lendemain de la fin de la dictature, le 29 mars 1987.

Samedi 23 janvier 2021 ((rezonodwes.com))–Tout en saluant les différentes mobilisations organisées un peu partout à travers le pays, les 20 et 21 janvier 2021 dernier « pour exiger le respect de l’article 134-2 de la Constitution haïtienne en vigueur« , selon lequel, « le mandat du président Jovenel MOISE prendra fin incontestablement le 7 février 2021« , la POHDH en profite pour dénoncer les violences et brutalités avec lesquelles des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont dispersé ces manifestations pacifiques. 

« Ces agents de la PNH ont fait l’usage abusif de gaz lacrymogène jusqu’à mettre en grand danger la vie des enfants, femmes enceintes et personnes âgées« , s’est indigné l’organisme de droits humains relevant que des policiers ont tiré à « balles réelles sur les manifestants« , mercredi dernier à Port-au-Prince, occasionnant plusieurs blessés graves.

Le cas le plus spectaculaire de la journée du 21 janvier, a souligné la POHDH, est l’incident de Miragoane où « plus d’une dizaine de militants sont arrêtés arbitrairement dont le cas du sénateur Nenel CASSY à Miragoâne par le commissaire du gouvernement Me Jean Ernst MUSCADIN, sous l’ordre du président de la République Jovenel MOISE« . A cela, a-t-elle poursuivi, il faut ajouter les menaces et les persécutions politiques à l’égard des militants qui contestent le régime PHTK.

La plate-forme des organisations des droits humains en Haïti a rappelé la mission première de l’Institution Policière, qui « est de protéger la population« , et a également condamné et dénoncé le fait que sous le commandement de Léon Charles elle soit devenue « un instrument politique au strict service du pouvoir PHTK pour bâillonner les libertés publiques, garanties par la Constitution haïtienne de 1987 dans son article 31 et des instruments internationaux de droits humains ratifiés par l’Etat Haïtien notamment la Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) dans son article 19« . 

En ce sens, pour conclure, la POHDH croit que « la servilité des dirigeants actuels de la PNH compromet sérieusement l’image de l’institution, qui devrait être la gardienne de l’exercice des libertés publiques« .

La POHDH dans son dernier communiqué en date portant la signature de son secrétaire exécutif, Alermy Piervilus, a exigé la libération immédiate des manifestants arrêtés arbitrairement et a appelé la population à rester sur ses gardes « pour défendre la Constitution haïtienne et les libertés publiques, qui sont des conquêtes démocratiques arrachées au prix du sang et de sacrifices« . 

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