Lambert, président du sénat sans mandat : l’odorat guide les rats à sortir de la caverne

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Dimanche 17 janvier 2021 ((rezonodwes.com))–

Opportuniste, affairiste, égocentriste, de peu de conviction, champion de procrastination, de chronophagie, de mégalomanie, de gestion extravagante et d’élections frauduleuses, le morpion politique se positionne en califourchon entre composition et décomposition. Les yeux de lynx épris de maïeutique et de dialectique ont quasiment la certitude que de tels mercenaires politiques auraient déjà dressé des plans « intelligents » pour se faufiler en bon « mètdam » dans l’engin spatial des derniers temps, vers le paradis.

Si Joseph avait reçu le don divin d’interpréter dans la loyauté les rêves de la royauté, Lambert semble avoir été gratifié du génie d’invincibilité dans les vicissitudes, les turbulences et les crises politiques et sociales. Ce vautour politique en connait les contours, les alentours et les détours au bout des doigts ; ce qui lui permet de nous jouer à tout bout de champ de mauvais tours.

Le colbertisme « tout pour et par la métropole » a vécu son temps dans un triomphe imbattable pendant plusieurs années. Aujourd’hui, il y aurait nécessité pour les références académiques et diplomatiques de pencher sur un nouveau paradigme, le lambertisme, qui serait l’art de tirer son épingle du jeu de coquins, de mesquins, de malandrins et de vilains, dans le brouillard, les tares, les bagarres et les canulars.
Tous les connards, les bavards et les salopards politiques – qui visualisent de maîtriser l’art de prendre les enfants du Bon Dieu comme des canards sauvages pour faire vieux os dans la bulle officielle par toutes les gymnastiques cleptomanes et les techniques acrobatiques cyniques – devraient constamment puiser dans l’idéologie lambertiste qui théorise avec dextérité les manières opaques de défendre des cadeaux et du gâteau dans les contextes de lambeau, de tombeau, de fardeaux bananiers, de tonneaux caravaniers vides et de faisceaux politiques divergents.

Ni pour, ni contre ; quel que soit l’option, il veut assurer ses arrières à un fauteuil officiel pour sa derrière torride

L’animal politique a du flair ; comme un éléphant errant en d’effrayants cris tonitruants, l’éternel homme d’Etat en mauvais état fait un retour brutal à la jungle enragée, aliénée et ensanglantée pour exhiber ses pattes, ses muscles, ses griffes, ses molaires et ses canines au milieu des tigres, des rhinocéros, des lions, des faucons, des aliborons et des serpents aux sept têtes qui se croient des rois et des Aprèdye. Ce caméléon politique se chauffe du bois de roseau ; il se croit ; il se coiffe président, il se voit PM, il voit dans les secrets des diables, il les côtoie et festoie avec eux matin, midi et soir. À défaut de recevoir de la présidence d’inculture en déconfiture des oies ou toute autre proie pour lui procurer de la joie immense, il prévoit d’adopter la politique de la démence de la terre brulée pour gâter tous les mets qu’il ne pourrait déguster.

Dans un vrai faux-semblant, l’ancien shaolin de la salle de comédie du Bicentenaire conseille aux antagonistes politiques d’éviter le dojo pour ne pas envenimer le climat politique déjà hypertendu. De son lieu de sénateur de facto, cette sommité de la « science politique haïtienne » s’autoproclame arbitre dans le cadre d’un potentiel dialogue national dans cette désunion séculaire que seules des discussions, des compromissions et des concessions permettraient d’enterrer. Il promet de faire enterrer la hache de guerre en traçant un trait d’union pour assurer l’équilibre nécessaire à la stabilité, nécessaire à la fin de la gangstérisation et du banditisme.

Laloseur, bluffeur, l’expert du jeu poker menteur n’est ni pour, ni contre. Pour ce qui concerne la constitution, il critique le fond, pas la forme. En matière des élections Dermalog « Pike Kole », il aurait prôné un replâtrage des membres du CEP restavèk, non assermentés par devant la Cour de Cassation.

« 7 février 2021 ou 7 février 2022, pourquoi faire » ? rétorque l’invité du jour dans une continuelle ritournelle à l’émission « Le Point » du 15 janvier dernier. Mais, Joseph Lambert président d’un sénat indécent, impotent et inexistant, pourquoi faire aussi ?

Quelle serait la valeur ajoutée pour Haïti ?
Nous ne devons plus tolérer une nouvelle version de stratagème de procrastination et de manœuvres de tergiversation. Chaque jour en plus avec Jovenel Moïse, Haïti s’enfonce de plus en plus dans le labyrinthe. Cela fait une décennie d’ineptie et de médiocratie ; il est temps que finissent ces ramassis de majigridis et de graffitis funestes.

Contradiction dans cette mission voilée
Pendant que le nouveau président du sénat fustige les auteurs du massacre de la Saline et les cerveaux des actes de kidnapping, les sceaux de son bureau Ti-Komik sont confiés à un sénateur sans lecture ni écriture, indexé par la DCPJ d’un kidnapping scandaleux sur un commerçant, planifié en tandem avec le bandit Arnel Joseph. La Police recherche vivement un criminel, pourtant un « officiel » démentiel lui parle plus d’une vingtaine de fois. Alakoze !

Sous le faux air d’un T-Bredjen moderne en concurrence avec les sénateurs accusateurs, ce faussaire sous les verrous de la justice avait tenté en vain de verrouiller et de brouiller à travers les médias, les investigations de la justice portant sur sa crise de génération de richesse facile. Dans la connivence, toute la Caraïbe s’allumait en une Vision après 2000 receleuse pour innocenter Yes Aya; dommage, c’était peine perdu. Les interventions médiatiques de Ti-Blada se soldaient en des suicides politiques. Il parlait, déparlait et reparlait pour dire, dédire, médire et se contredire. Bizarre, aujourd’hui il aurait pris une promotion de secrétaire général au grand corps moribond, présidé par Joseph Lambert. Haïti, pays dans la merde !

Depuis ce deuxième lundi de janvier, en bon « entèlijan », l’animal politique du Sud-Est montre gentiment ses molaires et ses canines en des sourires factices de pharisien en des verbiages, des chantages et des pèlerinages dans les médias. Pour assouvir sa faim, ce débours d’énergie sénatorial à l’oral se transformera très bientôt en des menaces et des ultimatums musclés, d’enfer « dents durs et dents fers » à l’endroit de l’exécutif expirant afin que l’élu contesté du Sud-Est augmente son pouvoir de négociation dans les requêtes de sa portion du gâteau rachitique.

Occupé dans ses projets personnels de production avicole, le politicien affairiste et mercantiliste brillait de mille feux par son mutisme et sa cécité pendant quelques bons mois. Se rendant compte de la proximité de la date butoir du « chavirage de la chaudière » au 7 février 2021, il enfile sa veste politique de ruse, qu’il juge sans doute plus rentable. Car, pour aucun service en contrepartie, sinon pour l’imposture et la sinécure, les taxes de la population assurent à ces sénateurs gaspilleurs, émoluments, première résidence, seconde résidence, véhicules blindés et voyages luxueux au frais de la princesse.

Il roule en 4×4, il magouille, il souille, il gribouille, il embrouille, il dépouille, il plume la poule, il oublie la foule, il se soule et se la coule douce. Les investissements en production de poules, de poissons et de cabris ne peuvent aucunement procurer autant de plaisirs épicuriens, n’est-ce pas, agronome ?

Les mêmes têtes sans corps, sans têtes, sans cerveaux, sans matières grises pour occuper le devant de la scène politique. Haïti, serait-elle un héritage que Toussaint, Christophe, Claire Heureuse, Dessalines et Pétion avaient légué, dans l’exclusivité à ces animaux politiques ?

Aladesalmanaza papa !

Carly Dollin
Carlydollin @gmail.com

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