Indexé par Amnesty International, en avril 2005, Léon Charles compte ses premières victimes le 18 novembre 2020 comme nouveau responsable de la PNH, branche armée de PHTK

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Il y a des mauvais présidents, il y a des présidents horribles, il y a des présidents menteurs, il y a des présidents corrompus… et puis il y a Jovenel Moise !

Indexé par Amnesty International, en avril 2005, les policiers de Léon Charles ont encore tiré le 18 novembre 2020 sur des manifestants non armés. L’ex-diplomate converti en chef de bande et de la branche armée du régime PHTK, est-il en mission secrète a la tête de l’institution policière?

minute de réflexion

Mercredi 18 novembre 2020 ((rezonodwes.com))–Haïti a enregistré mercredi de nouvelles victimes par balles, qui seraient, selon des témoins, exécutées par la police empêchant toute manifestation anti-gouvernementale. Toutes les actions de Léon Charles, à l’instar de son prédécesseur Rameau Normil, ont un point commun: aider l’apprenti-dictateur Jovenel Moise à détruire les systèmes démocratiques par la terreur pour rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février 2021.

« À l’instant, passant à pleine vitesse, une voiture immatriculée police a tiré à balles réelles, à hauteur d’homme, dans les corridors autour de la manifestation pacifique de l’opposition qui proteste notamment contre l’insécurité« , a confirmé la journaliste française Amélie Baron précisant que « cette douille a atterri devant mes [ses] pieds« .

Récompensé pour ses actes en avril 2005, quoique ouvertement dénoncé par Amnesty International dans son rapport annuel de 2005, Léon Charles était tout de même envoyé paître ailleurs. Selon un texte de Alter-Presse rédigé le 27 avril 2005, « 5 personnes ont été tuées et 2 autres blessées ce 27 avril à Port-au-Prince […]. Ce 27 avril, (les manifestants) ils avaient vraisemblablement décidé de gagner d’autres quartiers de la capitale lorsqu’ils se sont heurtés à un détachement de la police« , ont rapporté divers médias.

L’ex-policier Léon Charles converti en diplomate et reconverti en policier fraîchement importé d’Amérique comme un esclave d’Afrique, du temps de la traite des négriers, pour venir sauver le soldat JoMo, a repris là où il avait laissé sans compléter avec performance sa mission de sécuriser les rues de la capitale. L’ex-DG ratifié par le Sénat, Mario Andrésol, a hérité d’une situation désastreuse qui était très difficile de cerner avec des bandits enrôlant dans les forces de police sous la direction de Léon Charles.

A coups de gaz lacrymo, la PNH, devenue la nouvelle branche armée du régime PHTK, une force policière étonnamment absente lors des escalades de violence des gangs armés G9 dans les bidonvilles, à Bel-Air en particulier, s’est bruyamment arrangée pour empêcher les manifestants d’exprimer leur indignation alors que la police était notifiée – des jours à l’avance – de la tenue de nombreuses marches pacifiques à Port-au-Prince et en province.

Léon Charles vient de compter ses premières victimes, le 18 novembre 2020 – 1 mort recensé par des correspondants de presse – en a-t-il opté pour agrandir davantage le nombre durant son dernier passage à la tête de la PNH ? Où le peuple haitien n’a encore rien vu nan tout longè Léon – de quoi en serait-il capable pour garantir à l’apprenti-dictateur un passage en douceur à la mise en place d’un coup d’Etat constitutionnel au matin du 7 février 2021 ?

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