Peuple haitien, ouvre la porte aux Technocrates et Humanocrates pragmatiques de la Société Civile !

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         « Il vient une heure où protester ne suffit plus : Après la philosophie, il faut l’action. »

Samedi 17 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– Aujourd’hui, beaucoup de compatriotes se sont réveillés avec un pincement dans le cœur, ne sachant pas combien de morts seront recensés durant cette journée qui peut être bien et bel mouvementée face à l’appel à la confrontation des politiciens mercenaires et les bandits du pouvoir. Je n’ai jamais pu comprendre comment des dates historiques comme le 17 Octobre, jour de l’assassinat du Père Fondateur de la patrie, Jean Jacques Dessalines ne disent rien aux Haïtiens et ne les portent pas à la réflexion comme pour dresser un bilan ou faire une introspection pour se réinventer et mettre les pendules à l’heure. Chers compatriotes, n’avez-vous jamais pris le temps pour regarder autour de vous et vous dire que les choses vont mal ? Chaque jour, je cherche à comprendre le « manfoubinisme » de la population haïtienne qui laisse le libre champ aux politiciens pour démanteler le peu qu’on a construit avec nos ressources limitées. Les Haïtiens ne réalisent pas qu’ils dérangent les autres et « emmerdent le monde » lorsqu’ils jouent incessamment au jeu de la chaise musicale, alors qu’ils devraient se mettre au travail pour rattraper le temps perdu et cesser de vivre en paria. En dépit de tout ce qui peut nous démotiver, nous restons confiants et croyons que les choses peuvent changer et que nous pouvons être des catalyseurs sachant que « la foi est un oiseau qui sent la lumière et qui chante quand le jour n’est pas encore levé. (Rabindranath Tagore)

Haïti vient de gagner une petite bataille aux Nations Unies cette semaine qui fait germer l’espoir dans le cœur des bien-pensants. En effet, la République Dominicaine et les pays du Core Groupe voulaient élargir le mandat du BINUH (Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti) pour établir une mission permanente en Haïti avec un contingent militaire. Si la semaine dernière, l’Assemblée Générale avait donné un satisfecit au BINUH, précisément à Helen Lalime qui faisait l’apologie des gangs, précisément du G9 et alliés ; cette semaine, des pays ayant un statut permanent au sein du Conseil de Sécurité comme la Russie et la Chine ont peint un tableau sombre de la situation en Haïti et l’échec cuisant du BINUH sur toute la ligne. Le BINUH devrait travailler sur sept points durant ces douze mois qui viennent d’écouler ; Voyons avec Jean Robert Argant du Collectif 4 Décembre, l’étendue de ce désastre :

1.      Dialogue et réformes : promouvoir un dialogue inclusif entre Haïtiens afin d’encourager le consensus national sur les priorités du pays, comme sur la mise en œuvre des réformes politiques, législatives et structurelles. ÉCHEC COMPLET

2.      Élections : faire avancer les efforts d’Haïti pour entreprendre des réformes électorales et tenir des élections libres, régulières et transparentes. ÉCHEC COMPLET

3.      Professionnalisation de la police : renforcer les capacités opérationnelles, l’intégrité et la responsabilité de la Police nationale d’Haïti (PNH) dans son rôle de maintien de l’ordre public et de protection de la population dans le plein respect des obligations envers les droits humains et l’égalité entre les sexes. ÉCHEC COMPLET

4.      Réduction de la violence communautaire et de la violence des gangs : promouvoir et appuyer la mise en œuvre d’une stratégie nationale pour réduire la violence des gangs et la violence communautaire, y compris la violence sexuelle et sexiste. ÉCHEC COMPLET

5.      Réforme judiciaire : faire avancer des réformes dans le secteur judiciaire, en particulier pour réduire la détention préventive, garantir la reddition de comptes pour fait de corruption et lutter contre l’impunité. ÉCHEC COMPLET

6.      Conditions pénitentiaires : renforcer la gestion et la supervision de l’administration pénitentiaire, ainsi que les capacités de contrôle pour la prestation des services de base dans les prisons, en lien avec les normes internationales relatives aux droits humains. ÉCHEC COMPLET

7.      Protection des droits humains et impunité : appuyer la consolidation des cadres nationaux et renforcer les capacités et l’autonomie de l’institution nationale de défense des droits de l’homme et de la société civile pour protéger et promouvoir les droits humains, en particulier les droits des femmes et l’égalité entre les sexes. ÉCHEC COMPLET

En regardant ces sept points qui constituaient le mandat de BINUH, on se pose bien la question : qu’est-ce-qui empêche aux Haïtiens de se rassembler pour prendre les choses en mains ? Le Conseil de sécurité prolonge le mandat du BINUH sans changement de 12 mois supplémentaires, en adoptant la résolution 2547 (2020) le Jeudi 15 Octobre. Le but ultime est de « nous débarrasser du BINUH une fois pour toute, car ce bureau est une insulte à notre souveraineté. » La présence de BINUH est motivée par l’incapacité des Haïtiens d’établir un climat de paix dans leur pays et de travailler en toute sérénité pour construire leur pays. Cette petite victoire aux Nations Unies sur les ennemis déclarés d’Haïti que sont la République Dominicaine et le CORE GROUPE peut être de courte durée, si nous n’arrivons pas à faire nôtre les 7 points du mandat du BINUH, et les matérialiser pour reprendre notre souveraineté. J’aime citer la Sainte Bible, car certains versets traduisent bien la réalité que je veux traduire. En Luc 6 v 41 à 45, Jésus a dit :

« 41 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? 42 Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. 43 Ce n’est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit. 44 Car chaque arbre se connaît à son fruit. On ne cueille pas des figues sur des épines, et l’on ne vendange pas des raisins sur des ronces. 45 L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. »

Les Haïtiens opinent sur la brutalité policière et le racisme aux Etats-Unis d’Amérique, mais il « doute encore du retour de la dictature en Haïti ». C’est en connaissance de cause que Marvel Dandin écrit : « Alors, malheureusement, ceux des organisations, des partis politiques (dits de l’opposition) et de la société civile qui croient en leur « petit destin personnel », font aussi partie du cercle immonde des partisans du rétablissement de la dictature. Ils y contribuent activement. » Marvel Dandin est un journaliste senior, et l’un des rares journalistes en Haïti qui peut braver le danger pour dire ce qu’il pense et faire une analyse objective sur l’état « latrinaire » du pays. Le problème actuel d’Haïti n’est pas si complexe que cela. Ce sont les hommes politiques regroupés au sein de partis politiques bidons et poubelles qui jouent à la politicaillerie pour faire de l’argent tout en sapant toutes fondations qui auraient pu nous permettre d’ériger un Etat-Nation, un havre de paix dans ce pays avec un climat tropical qui offre d’énormes opportunités.

Aujourd’hui, nous n’avons nullement besoin d’experts internationaux pour nous expliquer que nous devons « promouvoir un dialogue inclusif entre Haïtiens afin d’encourager le consensus national sur les priorités du pays, comme sur la mise en œuvre des réformes politiques, législatives et structurelles. » Nous ne pouvons pas prendre tout notre temps et concentrer toute notre énergie sur le Blanc manipulateur, et le considérer comme le seul responsable de nos malheurs. Est-ce la faute du Blanc esclavagiste et raciste si les rues de toutes les villes sont jonchées de détritus et de matières fécales ? Est-ce la faute du Blanc froid assassin si nos politiciens et nos élites embrassent le système de kakistocratie (le pouvoir des médiocres) ? La Classe Politique actuelle est un cancer pour le pays et la Société Civile, prise en otage par des apatrides, n’arrive pas à jouer son rôle de catalyseur et d’arbitre pour mettre à l’index les politiciens mercenaires qui ne se mettront jamais d’accord pour promouvoir et réaliser un dialogue inclusif pour mettre en place un pacte de gouvernabilité, et favoriser une « Transition Fondatrice qui implique certainement une rupture d’avec le passé, mais qui va plus loin, car elle propose en plus, un format créatif avec de nouvelles approches, l’établissement de critères de choix de personnalités, la définition du mandat de la transition, etc. » (Collectif du 4 Décembre 2013).

Notre combat dans les mois à venir est de pouvoir porter la Société Civile à s’éveiller et se réveiller pour favoriser la Transition Fondatrice pour la Nouvelle Haïti(HAYTTI). Pour ceux qui n’arrivent pas à saisir l’importance et le rôle de la société civile dans un pays indépendant et souverain, je vous propose cette définition de la Banque Mondiale : « Le terme société civile désigne le large éventail d’organisations non gouvernementales et à but non lucratif qui animent la vie publique, et défendent les intérêts et les valeurs de leurs membres ou autres, basés sur des considérations d’ordre éthique, culturel, politique, scientifique, religieux ou philanthropique. Le terme organisations de la société civile (OSC) fait donc référence à un vaste éventail d’organisations : groupements communautaires, organisations non gouvernementales (ONG), syndicats, organisations de populations autochtones, organisations caritatives, organismes confessionnels, associations professionnelles et fondations privées ». Il y a tout un travail de sape qui est effectué ces trente dernières années pour réduire la société civile haïtienne à une peau de chagrin. La plupart des organisations de la société civile sont financées par des étrangers et elles sont au service des ennemis d’Haïti. Voilà pourquoi elles assurent une animation puérile de la vie publique et n’arrivent pas à défendre les intérêts du pays et les acquis de la Révolution de 1804. Nous devons réaliser que nous sommes maîtres de notre destin et nous devons comprendre que les acteurs politiques sont mal intentionnés et qu’ils ne seront jamais du côté des masses délaissées. Nos politiciens et nos élites choisissent l’instabilité et travaillent directement et indirectement pour les étrangers.

Les Nations Unies, l’OEA, la Communauté dite internationale ont échoué en Haïti ; et nous ne devons rien attendre d’eux. Le changement que nous attendons et que nous voulons en Haïti doit passer par un consensus entre les Haïtiens eux-mêmes. Que de propositions ont été paraphées par les acteurs politiques ! Il n’y aura jamais un Pacte de Gouvernabilité si nous laissons notre destin entre les mains des politiciens, des soit disant militants ; et des partis politiques qui n’existent que de nom.

Il y a trois grands axes qu’on doit considérer pour cette Transition Fondatrice :

1-      La fin du système de kakistocratie en Haïti par la refondation de l’Etat à travers un gouvernement technocratique et humanocratique.

2-      La fin de l’impunité en Haïti : Poursuites pour crimes contre la Nation et contre l’humanité.

3-      Punition et / ou pardon : réconciliation nationale

Nous ne pouvons pas remettre le développement et la construction d’Hayti entre les mains des politiques qui n’ont aucune vision de grandeur et qui n’ont pas d’intérêts pour une telle finalité. J’interpelle à nouveau les organisations de la Société Civile haïtienne à joindre leurs flambeaux en faisceaux pour projeter une lueur nouvelle sur l’écran d’Haïti. Hayti doit renaître de ses cendres. J’ai foi en la capacité de la société civile à mettre fin à cette « timounerie » qui a trop perduré. Nous avons assez d’intellectuels pragmatiques et honnêtes dans ce pays, la diaspora inclus pour mettre fin à la kakocratie en Haïti. L’un des rôles primordiaux de l’enseignement et de l’éducation scolaire et universitaire, est de permettre à l’apprenant de devenir plus humain, ou encore d’être un humanocrate, c’est-à-dire, un être altruiste, affectueux, chaleureux, critique, empathique, généreux, oblatif. Je veux rappeler à ces hommes qui croient qu’être détenteurs d’un PHD est une qualification en soi pour assumer un leadership transformationnel ; qu’ils se leurrent. Un premier ministre canadien m’avait dit à Ottawa en 2014 que les Haïtiens font des études pour obtenir des diplômes ; et non pour mettre leurs connaissances au service de leur pays et de leur communauté. J’ai côtoyé ce monsieur affable pendant une bonne année et j’ai pu voir qu’il était bien intentionné. Il est temps que nous sachions que les leaders qui « réussissent grandissent et se développent dans des circonstances défavorables alors qu’ils poursuivent leurs rêves ; ils rendent les autres meilleurs ; ils disent ce qui doit être dit, quel que soit le message ; ils font toujours ce qui est beau, bien et bon ; ils désirent être en règle avec Dieu, d’abord ; ils servent, avant tout ; ils incarnent leur vision ; ils sont forts et pleins de foi ; ils sont passionnés. »

Nous avons assez de ces bluffeurs et de ces paysans parvenus qui prennent un malin plaisir à flageller l’âme et la conscience nationale, à détruire tout sur leur passage et nous rendre la vie dure. Nous devons continuer à espérer en un avenir santibonique. Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines et Henri Christophe avaient de grands rêves et des moyens(ressources) très limités ; mais ils ont pu faire le miracle de l’Indépendance le Premier Janvier 1804 ? Qu’est-ce-qui nous empêche de marcher à pas joyeux sur leurs traces avec toutes ces ressources humaines et matérielles à notre disposition aujourd’hui ? « La vie nous montrera que les rêves ne se produisent pas souvent lorsque nous les jouons dans notre esprit ; ils grandissent, se transforment et changent; et la marque d’un leader qui réussit est qu’il ou elle peut grandir et changer avec ces rêves même s’ils semblent lointains et hors de portée. » La Société Civile est la seule instance en ce présent moment capable de jouer le rôle d’arbitre pour stopper les forces ténébreuses qui veulent nous conduire à l’abîme. Nous encourageons les organisations viables de la Société Civile haitienne à « promouvoir un dialogue inclusif entre Haïtiens afin d’encourager le consensus national sur les priorités du pays, comme sur la mise en œuvre des réformes politiques, législatives et structurelles. » Nous avons beau philosopher ; l’heure est à l’action. Nous devons serrer les coudes et les rangs autour d’une Initiative Citoyenne viable pour poser les jalons et matérialiser la « Transition Fondatrice » qui est notre seule planche de salut.

Je vous invite une fois de plus, chers compatriotes à réfléchir sur ces questionnements du Fondateur et Président de GRAHN-Monde, le Professeur Samuel Pierre qui travaille d’arrache-pied comme acteur de la Société Civile, universitaire de haut rang pour faire de la fondation de l’Etat-Nation, une réalité et construire l’Haiti Nouvelle :

« Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la destruction de toutes ses vies humaines – innocents pauvres, innocents riches, innocents ni riches ni pauvres – sans pouvoir leur rendre justice ou mettre fin à cette furie mortifère ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à l’assassinat de nos héros de tous les temps, dans une parfaite impunité qui fait de chaque personne vivante une proie facile pour les meurtriers sans pitié ni états d’âme ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la transformation du pays en un enfer où l’espoir d’un lendemain meilleur se dissipe de jour en jour pour ses paisibles citoyennes et citoyens?
Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, au départ massif de nos jeunes vers des cieux qu’ils anticipent plus cléments, parce que la société haïtienne n’est pas capable de leur fournir un brin de perspective d’avenir?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la méfiance collective qui nous empêche de nous mettre ensemble pour trouver notre voie, un vivre-ensemble qui accepte nos différences, dans le respect des uns et des autres, tout en réduisant les énormes inégalités et l’injustice ambiantes ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, au sauve-qui-peut généralisé qui nous condamne à l’indifférence envers le sort des personnes en désarroi que nous croisons sur nos chemins et à qui nous refusons toute manifestation d’empathie ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la dictature d’une minorité non inspirée ni inspirante, qui entraine une majorité silencieuse au découragement, à la faillite, au désespoir, à la peur, à l’abandon du pays, en enlevant toute valeur à la vie humaine ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la détérioration de notre image collective, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, comme un pays incapable de se prendre en main et qui s’enfonce chaque jour davantage dans l’anarchie, l’insécurité et la pauvreté?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, au positionnement d’Haïti comme chef de file mondial des pays exportateurs de talents qui ne sont pas reconnus pour leur mérite, ni promus à cause de leurs compétences, ni valorisés pour leur savoir-être, ni protégés par la terre qui les a vu naître?

Jusques à quand allons-nous accepter, pays pauvres que nous sommes, que les familles investissent massivement dans l’éducation de leurs enfants pour qu’ils aillent, finalement, œuvrer au développement et à l’enrichissement de sociétés plus nanties que nous ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, aux assauts quotidiens portés à l’État de droit et à la lutte contre l’impunité, quand on sait que c’est la seule façon d’arriver à une société plus juste et plus vivable pour les citoyennes et les citoyens de toutes les classes sociales ?

Jusques à quand allons-nous accepter, impuissants, à ce que notre système judiciaire propage l’injustice et entretient l’impunité qui met en danger la vie de toutes les citoyennes, de tous les citoyens, même celle de nos plus éminents juristes ?

Jusques à quand allons-nous accepter, impuissants, que les porteurs de lumière soient lâchement abattus afin de maintenir – le plus longtemps possible et le plus grand nombre possible – dans une profonde obscurité qui compromet tout espoir de progrès social ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à ce que le rêve du professeur Monferrier Dorval de maintenir Haïti dans la grandeur de son histoire disparaisse avec son départ tout aussi cruel que prématuré?
Jusques à quand?


Samuel Pierre
25 septembre 2020 »

Nous devons mettre en déroute ces bouffons qui ne peuvent pas offrir mieux à l’Empereur Jean Jacques Dessalines qu’une gerbe de fleurs maculée de sang à chaque 17 Octobre.

Kerlens Tilus        10/17/2020

Snel76_2000@yahoo.com

Tel : 631-639-0844

1 COMMENT

  1. Ann pi klè! Se pa ann Ayiti sèlman LONI ak tout enstitisyon entènasyonal kolon enperyalis yo fè fayit. Se nan tout peyi nan lemond kote yo pase yo fè fayit paske yo pa janm gen kapasite adrese pwoblèm fondamantal sosyete yo, asavwa, eksplwatasyon, dominasyon ak opresyon de klas ki blayi e nan peyi domine yo, e nan peyi dominan yo tou.

    YO PA GEN SOLISYON A KRIZ KAPITALIS ENPERYALIS LA! YO PA GEN SOLISYON A PWOBLÈM OKENN PÈP NAN LEMOND!

    Ositou, kondisyon sosyal, ekonomik, politik, kiltirèl ak ideyolojik yo ap kontinye nan pakour pourisman ak dekonpozisyon akselere a entènasyonalman, mondyalman. Ayiti, anba titèl LONI, rive nan faz ekstrèm kontradiksyon sosyal, ekonomik, politik, kiltirèl ak ideyolojik ki mennen a dekonpozisyon ak pourisman aksere kapitalism enperyalism la.

    Sitiyasyon malouk Pèp Ayisyen nan sosyete kapitalis depandan anba dominasyon kolon enperyalis yo depase konpetans politisyen ak sosyete sivil la ki yo menm tou fè fayit total sou teren an si nou gade 34 lane depi 7 Fevriye 1986. Yo te detounen batay Pèp la an Fevriye 1986 kote yo te mande pou Pèp al fè dechoukaj/rache manyòk nan “eleksyon.”

    34 lane apre, men ki kote nou rive, nan salte, fatra, ensalibrite, mizè ekstrèm, lavichè, nan ensekirite deta pi rèd, nan enpinite, nan “kakistocratie,” (medyòk opouvwa), nan bandi asasen, kriminèl, enkonpetan opouvwa, elatriye. Tout sa se evidans de pourisman ak dekonpozisyon akselere sosyete nou an.

    Moman grav nap travèse la a, kit li ann Ayiti ke entènasyonalman, mondyalman, mande emèjans, devlopman ak konsolidasyon yon LIDÈCHIP REVOLISYONÈ PWOLETARYEN SANZEKIVÒK PI VIT POSIB!

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