Cap-Haïtien – Pitit Dessalines rassemble plusieurs manifestants à Cormiers

0
197

Le pays le plus déprimé du continent traverse une grave crise sur tous les fronts, avec une économie en récession, des niveaux d’inflation élevés, un dialogue politique stagnant et le renforcement des gangs armés qui opèrent librement, principalement à Port-au-Prince sous les yeux complices des agents de la Police Nationale. Tel est le cas ce samedi 17 octobre 2020.

Samedi 17 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–Au Cap-Haïtien, les manifestants ne se sont pas faits prier pour répondre à l’appel de l’organisation politique Pitit Dessalines dirigée par Moise Jean Charles, l’un des plus influents leaders de l’opposition haïtienne. Parallèlement, suite à l’ appel lancé par différents secteurs de l’ opposition politique dans le Nord, des centaines de personnes ont gagné les rues le samedi 17 octobre à travers les rues du Cap-Haitien en vue de réclamer le départ du Président Jovenel Moïse.

L’ex-sénateur Jean-Charles, accompagné de plusieurs dizaines de sympathisants, a déposé une gerbe de fleurs à Cormiers, lieu de naissance de Jean-Jacques Dessalines, le père fondateur de la nation, assassiné le 17 octobre 1806.

Tout au long du parcours vers un autre lieu historique, les manifestants ont lancé des slogans hostiles à l’égard du chef de l’état M Jovenel Moïse et ont réclamé sa démission à la tête du pays. Une fois à Vertières le leader du parti politique Pitit Desalin a délivré un message de circonstance dans lequel il a dénoncé les hommes du secteur bancaire très remontés contre lui.

Les manifestants ont résolument rejeté les actions de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise du pouvoir, qui gouverne par décret après avoir ordonné la fermeture du parlement (bicaméral) en janvier, les élections pour son renouvellement n’ayant pas eu lieu au cours du dernier trimestre de l’année dernière.

Les partis et organisations d’opposition ont promis qu’ils continueraient à manifester pour trouver un moyen de chasser Moise du pouvoir avant le 7 février 2021, afin qu’un gouvernement de transition puisse organiser des élections présidentielles.

Par ailleurs, quelques heures avant le démarrage des manifestations dans la capitale, par la suite, brutalement dispersées par la police d’un commun accord avec des gangs de G9 pro-pouvoir, le président Jovenel Moise a déclaré que le pays avait besoin de « tolérance, de paix et de stabilité« .

Soulignons que les manifestations ont été appelées par des formations telles que l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Fusion des Sociaux-Democrates nationaux, le Mouvement Chrétien pour une Nouvelle Haïti (Mochrenah), Pitit Dessalines et AAA (Artibonite An Aksyon) pour ne citer que ceux-là.

image d'archive illustrée

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.