Grève des stations d’essence, le ministre Coffy brandit des sanctions contre les entrepreneurs de l’ANAPROSS

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À l’annonce de la grève des propriétaires des stations d’essence, la course vers l’or noir a été constaté ce lundi 12 octobre à Port-au-Prince. La majorité des pompes à essence ont gardé fermées leurs portes pour exiger des opérateurs pétroliers des ristournes, conformément au protocole d’accord vieux de plus d’un demi-siècle. En réponse, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Jonas Coffy, menace de recourir à des sanctions contre les grévistes

Le ministre Coffy a-t-il amendé de son proche chef la Constitution en supprimant l’article garantissant le droit de recourir à la grève, un des acquis du 7 février 1986 ?

Lundi 12 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– En initiant un mouvement de grève, les propriétaires des stations risquent gros, prévient le ministre Jonas Coffy, lors d’une rencontre avec la presse dans le courant de la journée du lundi.

Selon le titulaire du MCI, le gouvernement envisage des sanctions à l’encontre de ces opérateurs qui entendent nuire le marché pétrolier déjà fragile. 

À écouter Jonas Coffy, les sanctions pourraient constiter  jusqu’à retirer la licence de fonctionnement de ces stations d’essence. En tapant du poing sur la table, le ministre de facto Jonas Coffy invite les concernés a revoir leur décision de suspendre les opérations de vente.

Le mouvement des entrepreneurs pétroliers regroupés au sein de l’Association nationale des propriétaires de stations de service (ANAPROSS) a été lancé depuis plusieurs semaines.

En dépit des ultimatums lancés par les contestataires aux acteurs concernés, les lignes n’ont pas bougé. Entre temps, le gouvernement semble s’aligner aux côtés de certains opérateurs dont DNC, Total, National, Go, Sol, Capital reprochés d’avoir renoncé à livrer des remises aux membres de l’ANAPROSS. 

Entre l’Association des professionnels du pétrole (APPE) et  les affiliés à l’Association nationale des propriétaires de stations de service le bras de fer semble consommé. Le régime autoritaire de Jovenel Moise, en menaçant les grévistes a-t-il choisi son camp dans le cadre de ce conflit?


Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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