La pérennisation de l’œuvre du Dr. Monferrier Dorval par Dr. Jean Eddy Saint Paul

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« J’écris ce texte pour protester contre ce crime s’inscrivant dans une logique d’approfondissement et de pourrissement de la déroute de l’intelligence« 

Dr. Jean Eddy Saint Paul

Dr. Jean Eddy Saint Paul
Professor, Sociology Department at Brooklyn College ofthe City University of New York Fall 2020, virtual Office via Zoom

Dr. Saint Paul honore la mémoire de son ancien professeur, le Bâtonnier Dr Monferrier Dorval.

New York, lundi 14 septembre 2020 ((rezonodwes.com))-L’assassinat crapuleux du Dr Monferrier Dorval, Bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, survenu, en sa résidence à Pèlerin 5, dans la nuit du 28 août 2020, a révolté la conscience collective au-delà des frontières d’Haïti. Professeur Dorval était un travailleur social, avocat, juriste, professeur aux Universités et, en 1994-1995, au département de Service social à la Faculté des Sciences humaines de l’Université d’État d’Haïti, j’ai eu l’honneur d’être son étudiant dans le cours de « Législation sociale », une matière portant sur l’analyse critique sur l’appareillage juridique qui, dans le fonctionnement d’un ‘système politique’ opérant en vertu d’une ‘rationalité légale’, devrait justifier les formes d’interventions sur « le social ». Il nous aidait à disséquer les multiples tensions entre les relations contractuelles entre droits et obligations et entre travailleurs et patronat, dans un pays comme Haïti où nous n’avons pas, contrairement à la France -où il décrocha son doctorat en droit- une tradition d’un patronat à vocation sociale et un régime politique assurantielle. C’était l’un de nos meilleurs professeurs et quelqu’un qui a grandement participé à mon cheminement intellectuel.

Mes plus sincères condoléances vont aux membres de sa famille proche et lointaine constituée par ses anciens étudiants, collègues de travail et amis sévèrement déboussolés par le gaspillage politique de ce géant de l’intelligentsia haïtienne.

J’écris ce texte pour protester contre ce crime s’inscrivant dans une logique d’approfondissement et de pourrissement de la déroute de l’intelligence, et obéissant à l’institutionnalisation corsée du ‘banditisme légal’ fonctionnant selon les réflexes de la « politique du ventre » et de la « criminalisation de l’état comme forme de régulation de l’ordre politique » (Bayart, Ellis, Hibou, 1997 ; Fatton, 2002 ; Saint Paul, 2008, 2011, Dziedzic et Perito, 2009 ; Bayart, 2011), et pour pérenniser l’œuvre intellectuelle du Dr Monferrier Dorval dans l’imaginaire collectif haïtien, surtout à un moment d’éloge de l’immoralité, de la bêtise, de la sottise et de l’indécence.

Professeur Dorval était un homme de caractère ; un professeur compétent, sérieux, discipliné, et dont la pratique pédagogique était axée sur un bon équilibre entre l’éthique de la responsabilité et celle de la conviction. C’était une source d’inspiration et un modèle pour ses multiples générations d’étudiants. La nouvelle de sa liquidation, sous un pouvoir dirigé par l’incompétence, le mensonge, la mesquinerie et la petitesse politiques, m’a franchement déconcertée et angoissée.

Il a, durant toute sa vie, lutté pour l’avènement d’un état de droit et d’un ‘Etat-pour-la-nation’ (O’Donnell, 2004) ancré sur le respect de la dignité de la personne humaine. C’était avant tout un travailleur social qui combattait pour la matérialisation de l’utopie de l’intégration sociale et du changement social en faveur de toutes les filles et fils de la mère patrie.

Le ‘service social’ dans la biographie du Dr. Monferrier Dorval

Dans l’espace public haïtien et entre les experts du champ intellectuel des études haïtiennes, Dr. Monferrier Dorval était mieux connu comme un rigoureux professeur universitaire, un avocat et un juriste qui réfléchissait constamment sur les mécanismes d’auto-observation entre le droit (système) et son ‘environnement’ (entorno) constitué également de systèmes auto-poïétiques, la transdisciplinarité du droit, les plaidoyers pour l’administration de la justice administrative et l’institutionnalisation d’une culture de la légalité, l’inadéquation du régime politique à la réalité sociétale du pays, sur la nécessité de réformer la matrice institutionnelle de l’État en Haïti pour combattre la corruption politique et morale, les formes de contrats qui soutiennent l’application du droit dans la société haïtienne, entre autres thèmes connexes ; sa facette de travailleur social est moins connue ; pourtant, il était avant toute autre chose un passionné du service social et un travailleur social constamment au service des autres, et avait une attention toute spéciale pour les gens des couches sociales défavorisées.

Toute sa carrière professionnelle s’était axée sur une adéquate combinaison du ‘service social’ dont la praxis envisage la transformation sociale, et du droit -puissance de la société, qui dans sa dimension autoréférentielle, doit examiner constamment les changements en cours dans son environnement et d’envisager de « nouvelles formes d’informations, de communications et de jugements avec l’environnement » (Luhmann, 2004).

Fondée en 1974, la Faculté des sciences humaines (FASCH) est la seule entité de l’Université d’État d’Haïti qui offre une licence en service social. Selon les données archivistiques de la bibliothèque de la FASCH, le 26 septembre 1985, Monferrier Dorval, jeune intellectuel en herbe, soutint, sous la direction du professeur Guy Dallemand, la recherche intitulée « Centre d’accueil Duval Duvalier ; Situation Diagnostic, Propositions », devant un jury composé des professeurs G. Dallemand, Yolande Plummer et Erntz Myrville. Ainsi, bien qu’il appartînt à la troisième génération, M. Dorval est dans toute l’histoire de la FASCH la deuxième personne ayant obtenu le grade de Licencié en Service social, juste après Yves Pierre Raphaël.

Le sujet de son mémoire laissait entrevoir sa vocation intellectuelle et sensibilité sociale. À l’époque où Monferrier Dorval étudiait à la FASCH, les concepts de changement social, d’intégration sociale et de conscientisation sociale participèrent du lexique des sciences humaines et sociales. Ce n’était pas encore l’établissement du système de crédit qui est, dans certains cas, provoqué par la néo-libéralisation de l’enseignement supérieur. Les étudiants en service social reçurent au cours de toute l’année, dès la première jusqu’à la troisième année, de nombreux cours de sociologie (théories et méthodes) ; conséquemment, le/la travailleur/euse social/e avait un discours sociologique et pragmatique sur la société.

Aussi, est-il important de ponctuer que Monferrier Dorval étudiait à la FASCH durant une époque de grandes agitations sociales un peu partout dans le monde, surtout en Amérique Latine. Les étudiants en Service social lurent non seulement les textes de Karl Marx et de marxistes comme Antonio Gramsci, mais aussi ceux de Paulo Freire, surtout Pédagogie des opprimés et L’Éducation comme pratique de la liberté. Cette contextualisation est pertinente pour comprendre pourquoi Monferrier Dorval a utilisé sa connaissance intellectuelle pour plaidoyer la cause des opprimés sociaux, pour changer les conditions matérielles d’existence de ses sœurs et frères, et pour doter du sens et d’humanité au monde social.

Entre 1980 et 1983, Monferrier Dorval étudiait à la FASCH à un moment où la scène politique nationale fut très agitée ; acteurs de la classe politique et de la société civile inspirés par les nouveaux mouvements sociaux et les prémisses ontologiques de la doctrine sociale de l’église, luttèrent énergiquement pour se défaire de la dictature de Jean-Claude Duvalier. C’était aussi une époque où une attention toute particulière fut accordée au rôle des intellectuels de la société civile de lutter contre les formes de domination politique autoritaire et en pro de l’avènement d’un État de droit ; Monferrier Dorval croyait qu’aucun véritable changement sociopolitique n’était possible sans une meilleure prise en charge institutionnelle des enfants et jeunes, surtout ceux issus des couches sociales défavorisées ; c’est qui explique -en partie- pourquoi il décida de mener sa recherche sur le Centre d’Accueil Duval Duvalier.

Déjà, entre 1980 et 1985, il crut que si l’on voulait prévenir la mise en place d’un état gangstérisé dont la gouvernementalité repose sur le banditisme légal, comme ça se passe actuellement avec le pouvoir PHTK de Jovenel Moïse, l’état comme forme institutionnelle de régulation de l’ordre public a une responsabilité éthico-morale pour ériger une matrice institutionnelle dense à même de prendre en charge les enfants et jeunes haïtiens confrontés à un ensemble de risques sociaux affectant leur vie quotidienne et leur avenir.

Pour le jeune travailleur social, Monferrier Dorval, un état décent requiert une politique sociale conçue pour la prise en charge des personnes nécessiteuses et groupes vulnérables de la société. Pour lui, l’état est comme une tribu et les enfants, jeunes, femmes enceintes, personnes âgées et personnes handicapées, en tant que membres de la tribu totémique, doivent être pris en charge par les instances étatico-gouvernementales. Cette conception orienta toute sa vie intellectuelle et professionnelle jusqu’au soir de son assassinat, qui n’est autre qu’un « crime d’état », comme j’aurai à le démontrer dans un autre article. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre son plaidoyer pour l’avènement d’un état de droit au pays, car dans maintes interventions, il exprime l’idée que l’état haïtien est comme une balle suspendue dans l’air et n’atterrit pas à la réalité des membres de la communauté ; en d’autres termes, qu’il existe un droit dans la constitution, mais qu’en Haïti on est loin d’avoir un état de droit.

Monferrier Dorval et sa sensibilité pour la question sociale

Dans son mémoire de sortie, il réalisa non seulement un diagnostic de situation de la prise en charge institutionnelle des jeunes au Centre d’Accueil Duval Duvalier, mais aussi proposa des recommandations pour améliorer le fonctionnement institutionnel. Cette démarche méthodologique issue de sa formation initiale en Service social alla influencer sa manière de concevoir l’application du droit et le rôle du juriste au sein de la société haïtienne. Il est important de rappeler que le Centre d’accueil fut fondé en 1958 sous le régime de François Duvalier et qu’il se localisa dans la commune de Carrefour, une zone généralement négligée par les agents étatiques. Je suis une critique de la dictature des Duvalier qui, d’ailleurs, a fait l’objet de ma dissertation doctorale « Patrimonialisme, politique du ventre, et déprédation dans le fonctionnement de l’état haïtien, 1957-2004 » ; cependant, il faut reconnaître que même sous la papadocratie, l’une des dictatures les plus féroces de la région, il y avait une certaine protection institutionnelle pour la petite enfance, les mineurs, les jeunes et les personnes âgées.

À cette époque, on n’admettait pas la question de « prisons pour mineurs » en Haïti ; les jeunes ne pouvaient pas circuler en pleine matinée avec des mitrailleuses lourdes. La politique était certes gangstérisée, mais la gangstérisation se faisait avec les adultes, pas avec les mineurs et les jeunes comme ça se passe maintenant avec la version 2.0 du pouvoir Tèt Kale, dont la gouvernementalité porte à son extrême la logique de la « chimérisation aristido-lavalasienne » de l’appareil étatique (Saint Paul, 2015 : 55-86), transformée maintenant en cette pourriture nauséabonde accouchée par le banditisme légal et la criminalisation de l’état.

De septembre 1985 à nos jours, qu’est-ce qu’on a fait des recommandations proposées par Monferrier Dorval dans son mémoire de licence en service social ? Combien de centres d’accueil a-t-on construits au profit des mineurs en difficultés ? Tristement, au cours de la transition politique post-duvaliériste, l’on a observé une grande incapacité des instances étatiques pour la prise en charge de la question sociale, un thème qui préoccupait le travailleur social Monferrier Dorval. Combien de fois aviez-vu entendu une alliance entre l’état -la puissance publique – et le « secteur privé des affaires » pour la construction/création ou la rénovation d’un nouveau centre d’accueil pour mineurs, d’un asile pour personnes âgées et d’un centre de réhabilitation et d’intégration pour les personnes handicapées ? Jamais, à ma connaissance.

Tous les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir ont été incapables de dialoguer avec les résultats des recherches produites par nos facultés/écoles de sciences humaines et sociales et de les transformer en politiques publiques sur le « social », utilisant ce dernier concept pour me référer à un ensemble de besoins dont la satisfaction dépend de la mise en place de politiques sociales conçues et implémentées par des agents étatiques et qui visent le bien-être de groupes sociaux bien spécifiques (population-cible) ; actions étatiques pensées en fonction d’un ensemble de valeurs humanistes et humanitaires telles que la solidarité, la coopération, l’entraide, l’équité, la justice sociale, tous compatibles avec le respect et la promotion de la dignité de la personne humaine.

À un moment de grande conscience politique, en 1986, Jean-Bertrand Aristide, en tant que jeune prêtre inspiré par la théologie de la libération et la doctrine sociale de l’église, fonda l’organisation philanthropique LaFanmi Selavi qui encadrait les enfants de rues, les mouniser pour faire d’eux des individus-citoyens utiles à la société. C’était une noble initiative ; mais, malheureusement, l’organisation a échouée, puisqu’ ontologiquement elle pratiquait un assistancialisme fondé sur le pater familiaris et le paradigme autoritaire et autocratique de la famille (Hurbon, 2004 ; Saint Paul, 2008). Mais, les gouvernements qui se sont succédé après l’expulsion politique d’Aristide le 29 février 2004 n’ont, eux aussi, aucune politique de prise en charge de la question sociale.

Intervenant activement dans l’espace public, entre 2002 et le début de l’année 2004, le Groupe 184, une étrange alliance hétéroclite en opposition avec le pouvoir Lavalas d’Aristide (II), sous la houlette de l’homme d’affaires André Apaid, Jr., créa les conditions politico-institutionnelles pour l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement de transition avec le juriste Boniface Alexandre comme Président et le fonctionnaire onusien Gérard Latortue en qualité de Premier ministre ; mais, quel a été le bilan de ce pouvoir quant à la question sociale ?

Le 14 juin 2005, le journaliste et écrivain Pierre-Raymond Dumas critiqua le caractère démagogique du pouvoir Alexandre/Latortue sur leur gestion du social. Dans un article intitulé « Autour d’une fausse réouverture de centres d’accueil », thème sur lequel Monferrier Dorval prodigua d’importantes recommandations, Dumas constata avec amertume comment, en Haïti, les enfants en situation difficile sont constamment abandonnés par les autorités étatiques, vivent dans l’ esseulement et le désespoir et conseillait aux responsables de l’état de créer de centres d’accueil en nombre suffisant au pays, une manière de permettre aux enfants d’accéder à une certaine éducation, d’apprendre un métier pour leur quête constructive de citoyenneté (voir Dumas, 2005).

Conclusions :

J’ai écrit ce texte pour exprimer ma révolte citoyenne et patriotique contre la politique étatico-gouvernementale de banalisation de la vie humaine en Haïti ; pour protester contre l’institutionnalisation d’un banditisme légal dont la gouvernementalité repose sur la criminalisation de l’état, la transformation du mensonge et l’éloge de la médiocrité en vertus cardinales. Sans cette approche, l’on ne peut pas comprendre l’assassinat du Dr Monferrier Dorval.

Ce texte est non seulement un hommage bien mérité pour honorer la mémoire de mon ancien professeur, mais comme dit l’intitulé, vise à pérenniser l’œuvre du Bâtonnier dans la conscience collective, car l’on ne saurait assassiner une œuvre et des idéaux inscrits dans la transporalité.

Je me suis évertué à présenter comment le service social a façonné la formation intellectuelle et la trajectoire professionnelle du Dr Monferrier Dorval qui, dans ses recherches universitaires réfléchissait sur l’impérieuse nécessité d’instituer en Haïti de politiques sociales pensées intelligemment au profit de secteurs hétérogènes de la société. Il était, avant toute autre chose, un travailleur social consciencieux et doté d’une vocation (ßeruf) pour servir les autres. Il proposait constamment de brillantes idées pour améliorer le fonctionnement du social.

Maintenant, il échoit à tout un chacun de s’approprier de cette œuvre, de la pérenniser dans la mémoire collective. J’invite, mes collègues (professeurs et chercheurs), juristes, étudiants, acteurs politiques, et activistes de la société civile luttant pour la célébration de la vie et l’avènement d’un état de droit au pays, à visualiser ses vidéos, lire ses articles, chapitres d’ouvrages et autres contributions intellectuelles, de les méditer, et de construire une industrie de réflexions autour de l’œuvre de ce géant intellectuel ; car, dans cette « société politique sans pudeur » fonctionnant en accord avec le mensonge, la propagande et la manipulation, nous avons l’obligation morale de lutter quotidiennement pour le triomphe de l’éthique de la responsabilité, de l’intelligence et de la compétence sur la médiocrité et le cynisme.

Jean Eddy Saint Paul, Ph.D.

Docteur en Sociologie à El Colegio de México, est Licencié en Service social à la Faculté des sciences humaines de l’Université d’état d’Haïti (UEH) ; il est actuellement professeur titulaire au département de sociologie de CUNY Brooklyn College; Directeur Fondateur de l’Institut des Études Haïtiennes de la City University of New York, d’Août 2016 à Juin 2020. Entre 1994 et 2006, il dirigea la Bibliothèque de la FASCH-UEH.

E-mail : jeaneddy.saintpaul@brooklyn.cuny.edu

Références :

-Bayart, Jean-François, Ellis, Stephen ; Hibou, Béatrice. La criminalisation de l’état en Afrique. Paris : éditions Complexe, 1997.

-Bayart, Jean-François. África en el espejo. Colonización, criminalidad y Estado. Trad. de J. J. Utrilla. México: Fondo de Cultura Económica, 2011. Collection Umbrales dirigée par Fernando Escalante Gonzalbo.

-Dumas, Pierre-Raymond. « Autour d’une fausse réouverture. Des dizaines de centres d’accueil pour les enfants de rue », Le Nouvelliste, 14 janvier 2005.

-Dziedzic, Michael, Perito, Robert M. « Haiti. Confronting the Gangs of Port-au-Prince », Special Report 208. Washington: United States Institute of Peace, 2009.

-Fatton, Robert, Jr. Haiti’s Predatory Republic. The Unending Transition to Democracy, Boulder, Londres: Lynne Rienner Publishers, 2002.

-Hurbon, Laënnec. « Violence et Raison en Haïti », Chemins Critiques, De la Violence, vol. V, no. 2, 2004.

-Luhmann, Niklas. Law as a Social System. Oxford, New York : Oxford University Press, 2004.

-O’Donnell, Guillermo. « Notas sobre la democracia en América Latina », dans La democracia en América Latina. Hacia una democracia de ciudadanas y ciudadanos. El debate conceptual sobre la democracia, édité par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). New York: Programa de las Naciones Unidas para el Desarrollo, Aguilar, Taurus, Alfaguara, 2004.

-Saint Paul, Jean Eddy. Patrimonialismo, política de vientre y depredación en el funcionamiento histórico del estado en Haití, 1957-2004 : un enfoque histórico y sociológico. Thèse de Doctorat en Philosophie (PhD.) “Sciences Sociales Spécialité Sociologie”, México: El Colegio de México, Centro de Estudios Sociológicos, 2008.

-Saint Paul, Jean Eddy « Sociologie politico-électorale d’Haïti à la lumière de la politique du ventre », Le Nouvelliste, 8 et 9 Janvier 2011, p. 17-21 et 22 et 23 janvier 2011, p. 25-28.

-Saint Paul, Jean Eddy. Chimè et Tontons Macoutes comme milices armées en Haïti. Essai sociologique. Montréal : Les éditions du Cidihca, 2015.

2 COMMENTS

  1. Vous savez, je vis a l’etranger, et quand je dis a un autre haitien un peu deconnecte que le Battonnier Dorval a ete assassine, la reponse est toujours la meme: « Ah, il y a des avocats en Haiti? Ah bon? Je ne savais pas. Cette anarchie que je vois se produit en presence d’avocats? Incroyable.  »

    Je pense que ce triste episode de Me Dorval fera realiser a ces pauvres idiots de soit disant « avocats » en Haiti, que s’ils faisaient montre de plus de dignite, qu’ils ne se comportaient pas comme un Youri Latortue, unn voleur, assassin, vagabond sale, en fin de compte ils sauveraient leur profession malgre leur faux diplomes et leur analphabetisme. La population utiliserait leur service. Moi, sincerelment, des que je vois un avocat, je vois un voleur. Je ne le recevrai pas chez moi de peur qu’il vienne me cambrioler. Le policier a le meme effet sur moi. A priori, c’est un zenglendo, un voleur. Eh bien respectez votre metier et la prochaine fois qu’un Dorval tombera, tout le monde saura qui il est…Personne ne connait Dorval. On ne savait pas que ce peuple meurtri, abuse, delaisse, avait dans son pays des « avocats » pour defendre le public!!! Le public est assassine tous les jours, le public ne jouit d’aucun droit de l’homme! Le public marche dans la rue et peut tomber a n’importe quel moment sans que personne ne se soucie! Il y a des avocats? Oui, les COlombiens passeurs de drogue ont des avocats. Les dilapideurs des fonds publics, tels SOGENER ont des avocats, si jamais il y aura le proces Petro Caribe, Martelly et Lamothe auront des avocats, mais un avocat ca defent le public or vous n’existez pas. Ca fait longtemps que vous n’existez plus. Alors, au diable vos plaintes. Dorval ne meritait pas la mort mais vous en tant que corps d’avocats, on devrait vous bruler tous. comme les immondices que vous etes Demandez a Youri Latortue il vous dira. Vos faux diplomes deviennent des armes de guerre. Allez au diable.

  2. Vous savez, je vis a l’etranger, et quand je dis a un autre haitien un peu deconnecte que le Battonnier Dorval a ete assassine, la reponse est toujours la meme: « Ah, il y a des avocats en Haiti? Ah bon? Je ne savais pas. Cette anarchie que je vois se produit en presence d’avocats? Incroyable.  »

    Je pense que ce triste episode de Me Dorval fera realiser a ces pauvres idiots de soit disant « avocats » en Haiti, que s’ils faisaient montre de plus de dignite, qu’ils ne se comportaient pas comme un Youri Latortue, unn voleur, assassin, vagabond sale, en fin de compte ils sauveraient leur profession malgre leur faux diplomes et leur analphabetisme. La population utiliserait leur service. Moi, sincerelment, des que je vois un avocat, je vois un voleur. Je ne le recevrai pas chez moi de peur qu’il vienne me cambrioler. Le policier a le meme effet sur moi. A priori, c’est un zenglendo, un voleur. Eh bien respectez votre metier et la prochaine fois qu’un Dorval tombera, tout le monde saura qui il est…Personne ne connait Dorval. On ne savait pas que ce peuple meurtri, abuse, delaisse, avait dans son pays des « avocats » pour defendre le public!!! Le public est assassine tous les jours, le public ne jouit d’aucun droit de l’homme! Le public marche dans la rue et peut tomber a n’importe quel moment sans que personne ne se soucie! Il y a des avocats? Oui, les COlombiens passeurs de drogue ont des avocats. Les dilapideurs des fonds publics, tels SOGENER ont des avocats, si jamais il y aura le proces Petro Caribe, Martelly et Lamothe auront des avocats, mais un avocat ca defent le public or vous n’existez pas. Ca fait longtemps que vous n’existez plus. Alors, au diable vos plaintes. Dorval ne meritait pas la mort mais vous en tant que corps d’avocats, on devrait vous bruler tous. comme les immondices que vous etes Demandez a Youri Latortue il vous dira. Vos faux diplomes deviennent des armes de guerre. Et si Monferrier Dorval faisait des oeuvres louables, il etait le seul! Donc, invisible. Allez au Senat et vous apprendrez que la plupart de ces chiens galeux sont avocats. Ils ont detruit le pays! Alle voir ce que c’est qu’un juge en Haiti, voyez ce que c’est quun commissaire du gouvernement en Haitii. Ils sont des avocats. Des crapules. Allez au diable.

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