Interdit par Dessalines depuis 1804, mais après le débarquement du 28 juillet 1915, l’étranger a droit à des propriétés en Haïti

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Le président Jovenel Moise est la pure réincarnation du président Sudre Dartiguenave de 1915. Men’m plim men’m plimaj…yo fè tout sa blan-an mande yo pou yo kenbe pouvwa…san finalman regle yon mèd pou pèyi-a. Tout vient à manquer en Haïti, un pays qui « même virtuellement n’existe pas » dixit le PM de facto, Joseph Jouthe, très présent sur la scène pour intervenir en faveur de ses amis, d’un présumé corrompu ou encore d’un surdoué qui n’aurait pas passé le bac…

Tout d’abord, apprenez que la planification de l’occupation d’Haïti remonte à décembre 1914 bien avant les troubles du 27 juillet 1915.

Lundi 27 juillet 2020 ((rezonodwes.com))–De 1915 à 1929, les tribunaux militaires américains installés en Haïti, se sont prononcés sur des affaires politiques. Un traité prévoyant le contrôle américain des douanes et de la construction des routes, ainsi que la supervision des écoles et de la police, a été approuvé par le corps législatif haïtien sous la menace que les troupes américaines demeurent indéfiniment dans le pays. Les responsables américains ont dissous le parlement haïtien lorsqu’ celui-ci a refusé d’approuver une nouvelle constitution parrainée taillée sur mesure par les Américains, qui a ensuite été ratifiée par un référendum supervisé par l’armée américaine en 1917.

Après la manipulation réussie des élections de 1915, l’administration du président Wilson a tenté de contraindre le corps législatif haïtien à adopter une nouvelle constitution en 1917. Cette constitution autorisait la propriété foncière étrangère, qui avait été interdite depuis la révolution haïtienne de 1804 par Jean-Jacques Dessalines, comme moyen d’empêcher le contrôle du pays par les étrangers.

Extrêmement réticent à modifier la loi en vigueur depuis 1804, malgré les différentes constitutions rédigées au fil des ans, le corps législatif a rejeté la nouvelle constitution. Les législateurs, avec le député Raymond Cabèche des Gonaives, ont commencé à rédiger une nouvelle constitution anti-américaine, mais les États-Unis ont forcé le président Dartiguenave à dissoudre le corps législatif, qui ne s’est pas réuni de nouveau avant 1929. Suivez nos regards et posez-vous la question à savoir: Qu’est-ce qui s’est passé le deuxième lundi de janvier 2020 ?

En 1929, une série de grèves et de soulèvements ont conduit les États-Unis à entamer leur retrait d’Haïti. En 1930, les autorités américaines ont commencé à former des fonctionnaires haïtiens pour prendre le contrôle du gouvernement. En 1934, les États-Unis, de concert avec la politique de bon voisinage du président Franklin D. Roosevelt, se retirent officiellement d’Haïti tout en conservant des liens économiques et politiques. Car depuis lors, AUCUN citoyen haitien n’accède au Palais national sans le oke de Washington.

Mais à quoi ont servi les élections ?

Pendant un certain temps, l’ordre instauré par les Américains a duré en Haïti. Le président Vincent reste au pouvoir jusqu’en 1941, date à laquelle il démissionne et confie le pouvoir à Elie Lescot. En 1946, Lescot est renversé. Cela marque le retour au chaos en Haïti jusqu’en 1957, lorsque le tyran François Duvalier prend le pouvoir, amorçant un règne de terreur de plusieurs décennies.

Aujourd’hui, avec l’apprenti-dictateur Jovenel Moise parachuté au Palais national, un large spectre de prestations d’actes arbitraires, de répressions systématiques, de dérives… hante l’esprit de millions de compatriotes haitiens espérant encore retourner au grand rêve dessalinien.

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