Prof Carly Dollin : Le TALENT est LATENT!

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Sous ce ciel référentiel de 27 750 km2 rendu pestilentiel, les potentiels se cloîtrent, se galvaudent, se matraquent, se replâtrent et s’exhalent fort souvent dans un existentiel superficiel vécu «fingers crossed» dans l’aventure providentielle, la posture démentielle, la rature administrative, la torture judiciaire, la pourriture médiatique, la forfaiture législative et l’imposture officielle.

Jeudi 4 juin 2020 ((rezonodwes.com))– La providence, car ceux qui se sont battus comme des souris tombées dans un bassin saturé de liquide toxique pour échapper à la fureur du chaud, du froid et du tiède, ont été guidés par une certaine main invisible bel et bien perceptible. La ténacité, la résilience et le courage ne suffiraient pas pour ne pas laisser sa peau dans la jungle hantée et truffée de pestiférées. En effet, de nombreuses têtes ont été submergées dans le même bokit, le même drum, déployant des efforts gigantesques; mais, n’ont pas pu nourrir leur foi adéquatement afin de percevoir la lumière au bout du tunnel.

De ce constat de victoire aléatoire, l’actuel deuxième fauteuil prestigieux de l’Académie française n’en est pas épargné. Pur hasard, coup de colère, exaspération, instinct de survie, le voyage impromptu de Dany vers le territoire de la Feuille d’Erable n’a été planifié de nulle part. Ni à la maison, ni hors de la maison. Pourtant, le succès au sommet de cette personnalité exquise de la littérature moderne s’est construit avec patience et persévérance dans un froid sibérien perçant ses facultés mentales et digitales qui allaient se révéler hors-concours. « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer» en a constitué le produit déclencheur avant que l’auteur de «L’énigme du retour» rafle de multiples prix littéraires dans cette arène de la pensée nuancée et affranchie surchauffée de concurrence loyale empreinte d’œuvres magistrales de plume et encre prodigieux.

Et si l’exil de Dany n’a pas été effectif ? Que serait-il advenu à ce fugitif de la dictature sanglante de Duvalier touchant à son paroxysme au début des années 80 ? Dieu seul sait s’il en serait sorti sain et sauf à l’instar de son camarade polka du journal «Le Petit samedi soir», le jeune Gasner Raymond, lâchement assassiné en 1976.

A l’issu de son parcours académique mirifique au niveau classique, auréolé en permanence de stickers d’excellence, Shella Saint-Fleur Lominy1 avait contre toute attente trébuché en 1996 à fouler le sol de la Faculté de Médecine. Plus d’un millier de jours et de nuits en des réveils et des sommeils perturbés puisqu’un potentiel exceptionnel était mis en veilleuse pendant trois Saint-Sylvestre. En dépit de ses percées scolaires de lignée recherchée, cette étoile fascinante aurait pu être fanée dans la foulée. Dieu merci que le papa de cette lauréate-née avait reçu faveur et courtoise du consulat américain pour faire migrer sa famille vers ce territoire cinquante fois étoilé d’opportunités.

Fort de sa profonde immersion universitaire couplée d’une riche carrière professionnelle totalisant vingt ans de dur labeur dans le domaine médical, cette éternelle boursière d’excellence a fièrement gagné les épaulettes de professeure et chercheure à l’université de New-York où elle a décroché son doctorat en Hématologie et Oncologie. Déjà agréée comme stagiaire à la Harvard pour approfondir ses études empiriques et récipiendaire de nombreuses distinctions, docteure Lominy est honorée par ses pairs qui se confrontent et se frottent les méninges dans les recherches sur le cancer et les maladies du sang.

Et si la résidence américaine n’a pas été accordée à Shella ? À l’image de la pléiade de talents sportifs, culturels et intellectuels périmés à la Cité Anacaona et au pays en entier, très probablement ce brillant cerveau, d’une remarquable polyvalence confirmée à l’âge précoce, aurait fini piètre sur le plan académique.

Capital humain, le maître-mot du développement soutenable

Une myriade de cas similaires aux deux exemples évocateurs campés précédemment garnissent la galerie des histoires captivantes des étoiles éludées au terroir mais qui auront rayonné de mille feux en terre étrangère. Samuel Pierre, Fabienne Colas, Wyclef Jean et Michaèlle Jean esquissent des exemples vivifiants de cette liste sélecte. Triste réalité, Haïti gaspille ses génies naturels; tandis que le Canada, les Etats-Unis et l’Europe en forgent à travers toutes sortes d’incitation. Des pions, des cartes, des méthodes et des stratégies compétitives calqués sur le modèle occidental sont déployés par les Asiatiques, les Africains et les voisins du bassin latino-américain qui tablent sur un meilleur capital humain pour assurer leur émergence économique et sociale.

Les diamants bruts en provenance d’Haïti, raffinés en terre étrangère, sont invités à s’immiscer dans le social, les affaires et la politique à ces territoires occidentaux qui les accueillent et qui en font honorablement des patrimoines célèbres. A preuve, les galeries culturelles et politiques des USA et du Canada sont jalonnées d’une kyrielle de compatriotes confiés à des postes stratégiques et honorifiques en ces terroirs démocratiques et méritocratiques. Nos combatifs concitoyens savent jouer le jeu compétitif de la course moderne avec classe, dignité, perspicacité et efficacité pour charmer les mandants d’esprit ouvert, épatés par leur génie et leurs talents. Merci Michaèlle Jean; chapeau Dany; bravo Shella !

A l’inverse, le constat est tout autre; après ses sacrifices académiques et expériences chevronnées, l’esprit haïtien le plus vif et aiguisé, accueilli en Europe ou en Amérique, est exclu même dans les sphères les plus basiques de la politique interne de son pays d’origine. Candidature à des élections, « Se pa kounya » ! Ceux et celles qui ont exprimé un attachement viscéral pour renvoyer l’ascenseur au bercail font face à des obstacles législatifs, légaux et administratifs de taille. Épines, marteaux, exigences de pot de vin, pièges, chantages et menaces, une palanquée de nœuds gordiens se dressent en croix sur le chemin de la diaspora sous des prétextes d’absence de preuve de résidence locale et de «double nationalité».

Stupide constitution qui fournit des prothèses, des masques et des respirateurs artificiels aux projets boiteux de laideur, d’exclusion et de fuite massive de cerveaux du pays. La loi mère est infanticide !

Les chaleureuses fougues, passions et déterminations enveloppées dans les projets d’investissement économique et social de nos ressources humaines réussies à des pays d’outre-mer sont refroidies et tuées dans l’œuf. Côté politique, n’y pensez pas dans cette arène dominée par des animaux venimeux de toutes les morphologies et de toutes les couleurs ! Ils peuvent en un laps de temps se métamorphoser de leaders à dealers, de législateurs à falsificateurs, de figures officielles à faces criminelles pour usurper, piller, escamoter et assassiner.

Très peu de cœurs humanistes et de têtes bien cultivées sauront tirer leurs épingles de ce jeu pervers vicié dès la conception jusqu’à la conclusion qui exige traîtrise, vantardise et expertise dans la bêtise.

L’inculture officielle, source de projets superficiels

Aucune antithèse, aucune hypothèse, aucune parenthèse, aucune exégèse contradictoire, aucune goutte d’essence antagonique ni aucun doute cartésien ne feraient sens devant l’argument péremptoire d’une décennie d’incompétence, de dégénérescence, d’inculture, d’imposture, sans vision, sans leadership, sans projets de société. L’État ne pense rien, ne planifie rien, n’exécute rien de cohérent; sinon les improvisations, malversations, usurpations, crimes et les dévergondages, soit les objectifs cupides de ces capitaines bétiseurs et champions dans les slogans de kokoratisation et des promesses fallacieuses de bananes pourries.

Allez au diable « Manman doudou, Papi cheri et Ede Pèp » ; foutaise de «Banm Limyè, Banm Lavi» comme alternative au blackout; saupoudrage de «Kore etidyan » pour envoyer de la poudre aux yeux de la jeunesse; bluff de « Katye Pam Poze » avec le pullulement des zones de non droit dépourvues d’écoles et d’hôpitaux, mais qui reçoivent plutôt des kalachnikovs et des mitraillettes. Comédie de «Gouvènman Lakay», malice d’exposition de bandits notoires sous couvert de «Rencontres avec des Leaders communautaires», sacrilège de « Papèj », démagogie de Dermalog, programmes mizèrere de crédits «Ona Fanm, Ona-Polis, Ona-Etidyan». Le président corrompu accuse et fustige, la caravane casse !

Ce ne sont surtout pas en des improvisations «Ti Rès La» que des os lancés « Atè Plat » comme pour rimer avec les programmes « Plat Atè » que le peuple aura de l’argent dans ses poches et de la nourriture dans ses assiettes. Véritables séries macabres – assaisonnées de mirage, bavardage, camouflage, dommage, matraquage, badigeonnage, carnage – montées avec des sauvages qui dirigent la barque nationale vers le naufrage.

Ces insensés du PHTK qui visualisent de surfer dans la bulle officielle pendant 50 ans, veulent prendre les 11.5 millions d’âmes du Bon Dieu comme des kokorats. La population doit décidément amorcer le déboulonnage de ces personnages indignes afin de feuilleter de nouvelles pages !

De Ti-Simone à l’ingénieur Moïse, le passage TGV de la médiocratie à la kakistocratie !

Cinq ans d’amateurisme et de médiocratie effrénée sous Martelly avec des tonneaux vides, des projets déloyaux, des slogans creux, des réalisations fictives, des juges flatteurs, une élite crasseuse, des caméléons et contrebandiers économiques et politiques; on croyait à tort que le vase allait renverser. Il a fallu attendre ce règne de kakistocratie sous l’auspice de l’ingénieur Moïse où les vices et les déshonneurs se sont amplifiés pour confirmer la thèse que la descente aux enfers n’a pas de limite.

Serait-ce un rappel des notions d’intervalles qui prônent l’ouverture des bornes de l’infini. Le positif comme le négatif ne s’atteignent pas. Peu importe le contexte de bonheur savouré, il y a toujours moyen d’améliorer. Selon le même raisonnement, empirer peut toujours se conjuguer même en situation de coma la plus critique.

A titre de confirmation, le mauvais Moïse a battu tous les records de négativité marqués par les frères siamois Martelly-Lamothe qui ont maculé tous les couloirs de l’administration publique par leur copromanie de 400%.

A cette ère ignoble de la banane pourrie, dévergondages, masturbations, concubinages, crimes, délits et mensonges unisexes effrontés se mettent sur leurs 31 pour se conforter sur les fauteuils bourrés des ministères, des organismes autonomes, de la diplomatie, de la primature et de la présidence.

L’État est moribond, « il n’existe ni dans le réel ni dans l’abstrait »; car aucune nation ne saurait gagner au loto million. Un pays peut s’avilir voire avaler son acte de naissance quand il est traité de façon analogue à un jeu de Playstation de Disney World avec des manettes stratégiques confiées à des joueurs sans science et sans conscience. Les manipulations maladroites peuvent causer des explosions, des génocides et des suicides. Telle est la dure leçon apprise de ce contexte délétère dominé par des capitaines incultes du régime en place qui ont chaviré la barque nationale dans une gouvernance mazette sans gouvernail et sans boussole.

Vérité de la Palice ! Jouthe, de mèche avec cette équipe infecte laissant des brèches en tout temps et en tous lieux, a bien vendu la mèche et prêche qu’il faut détruire cet Etat tête bobèche !

Vox Populi, Vox Dei ! Merci pour cette consultation gratuite, monsieur le premier des flagorneurs qui foule le salon présidentiel la tête altière et qui en sort tête baissée, colonne vertébrale courbée et le cerveau défalqué.

Petrochallengers, à vos marques et à vos masques ! Il faut démasquer ces renards et ces avares dans leurs tares qui font des mascarades derrière des faux masques de « manman ak papa bon kè ». « We Can’t Breathe ! ».

Même les gloires nationales font les frais des inepties présidentielles !

Martellés, Lamothés dans le charbon, la farine et la boue, même ceux et celles qui portent fièrement les couleurs du bicolore national ont été traités en parents pauvres, en Ti-Joël et Tisentaniz. Promesses de logement et de primes non tenues, encadrement logistique désuet, exposition à des prédateurs sexuels, les filles qui ont dignement représenté le football national ont été elles-aussi badigeonnées et jovenélisées dans des mensonges polymorphes et multicolores signées et scellées par l’ingénieur du champ de bananes avariées.

Misère, colère, civière, cimetière, enfer; vient le coup de tonnerre de cette ère covidique amère comme du fiel ! Faudrait-il vraiment implémenter dans les camps de concentration du foot des projets chtoniens incorporant les pénibles cas de Jacques par le « doux Jean » pour mettre la «barre» de la honte nationale au plus haut niveau ?

Tant mieux d’observer que le scandale de prédation sexuelle a été attisé par un fouineur de l’international. Les acteurs du média du bercail se confortent à passer le chemin de l’injustice bouche bée et les yeux bandés. Pendant vingt ans, n’ont-ils pas choisi d’être da « DOUX » journalistes qui « BARENT » la vérité à ne pas confesser devant le saint JEAN ?

Faciles aux bandits officiels et officieux de fermer les micros et caméras de ces prostitués de l’onde en mettant un morceau de pain dans leurs gueules, des billets dans leurs poches et en offrant quelques sinécures à leurs familles, amies et concubines. Définitivement, à quoi sert au pays ce quatrième pouvoir qui claironne à gorge déployée, à l’écrit, à l’oral et de visu, détenir dans la société des rôles de vigie ?

En tout cas, cette poussée vers la recherche de la vérité promet beaucoup car déniaisée et non biaisée par la nausée de la presse complice locale. En attendant le verdict final de la FIFA, il y a tellement de véracités dans le nouveau testament de Romain; coup de chapeau à Molina !

Le talent haïtien à six pieds sous terre

Des Ronaldhino péris à Solino, des Christiano réduits à zéro, des Messi rassis et obscurcis, des Mbape sapés et kidnappés, des Jordan vétérans avant dix ans, des Lebron bronchés comme de mauvais Larron, des Shella sans éclat, des Usain Bolt au ras-le-bol, des Serena dans une sinistre sérénade, des Laferrière coincés dans une condition ordurière, des Trouillot incapables de se procurer un stylo, des Frankétienne taris dans l’insouciance régalienne, des Nazon dégazonnés par le clairin nazon, des Manigat finis en renégat, des DiCaprio éclipsés dans leur brio, des Nahomie décaties par l’anémie, des Nadal emballés comme des vandales,  des Sardou dépéris dans le goudougoudou à la Timamoun, des Emeline déclinées à la Saline, des Derose moroses dans la psychose et la névrose, des Sixto affamés de pois pinto, de faux Languichatte ridicules comme du pipi de chat, languis dans la promesse que les chats auront des ailes ! « Men Sa Ki Ayiti a, sous ce régime kwashiorkor du PHTK ».

Aux Orangers, à Merger, à Pernier comme à Cormier, hibernent des Wilde-Donald Guerrier.

Depuis Les-Irois jusqu’à l’Ile de la Tortue, des reines et des rois se sont tus. Combien de Tina, Sabrina et Bétina que la vie piétina et qui n’ont pas pu révéler la Corventina qui se cache en elles ? Aucune volonté de l’Etat pour déceler et encadrer les génies de la partie remplie des gènes de Toussaint, Sylvio Cator, Ronald Agénor, Samuel Dalembert, Shella, Dany, Emmanuel Sanon, Jean Price Mars, Suze Youance2, Anténor Firmin. Imaginez s’il y avait de vrais brigadiers pour presser sur le levier de la compétitivité ! Haïti aurait sans conteste exhibé divers talents certifiés à vendre au reste du monde.

En perte de repère sur cette terre de lumière envahie par des vipères

A tort, des Cator pressentis se sont métamorphosés en des alligators et des Médors en perdant le sens de l’honneur et de l’effort pour plaire à des matadors politiques dans le faux confort de l’argent facile. Tribord et à bâbord, les faux « directeurs d’opinions », juniors et séniors, vendent leurs âmes en échangeant leurs armes professionnelles en contrepartie de pactoles illicites et de postes bureaucratiques et diplomatiques pour sordidement représenter la république.

Sabotant l’équilibre entre les couches sociales, peu d’acteurs politiques s’identifient à l’auguste parchemin brandi par l’écrivain Anténor Firmin qui répliqua à Gobineau en lui rappelant les vertus du chemin de l’égalité des races humaines.

Reconnaissance mondiale, tous les saints d’esprit ont vu en Toussaint le véritable pionnier à bannir les actes assassins des vilains, des malandrins et des mesquins. La justice, la paix, l’égalité et la fraternité entre les peuples s’inscrivent parmi les fruits de la vision louverturienne sur laquelle est greffée la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Aujourd’hui, les chromosomes du libérateur sont mis en veilleuse. Envahis par la peur, les risques, les menaces et les intimidations des contrebandiers politiques, les gens de bien s’évincent de la sphère la plus déterminante de la vie. On n’aura point de cesse de le réitérer, la politique conçoit, implémente et supervise les projets de développement, d’éducation, de santé, de sécurité, de culture, de loisir. «Lorsque la politique veut, l’économie peut ». Il ne fait aucun sens que le terrain politique soit laissé librement à des bandits, des criminels, des imposteurs, des arrogants et des incultes qui se targuent de miner la paix, la sécurité, l’harmonie et la vie de ces 11.5 millions de cœurs en quête de joie et de bonheur.

Munis de la lampe de Diogène, nous cherchons au bercail des âmes aux chromosomes similaires à nos légendes historiques en vue d’exposer et responsabiliser les leaders et les visionnaires du terroir et de la diaspora pour sauver notre Haïti. Puisse Dieu éclairer les lanternes de notre peuple qui devra plébisciter aux postes clés le savoir, le savoir-faire et le savoir-être afin que les étoiles soient protégées, ornées et scintillées de toutes leurs flammes tant au terroir que sur la scène internationale.

Honorables éducateurs, dignes professionnels, estimables citoyens, gens honnêtes et compétents; indignons-nous, impliquons-nous, engageons-nous ; sinon, nos talents, nos étoiles, nos génies, nos enfants, nos jeunes et nos familles vont exhaler leur dernier souffle pour s’immortaliser éternellement à six pieds sous le sol.

Que cette nouvelle décennie soit celle de l’essence de la préséance de la science et de la conscience en vue de savourer l’efficience et la luminescence qui procurent du sens à l’existence.

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

1 https://rezonodwes.com/2019/04/14/docteure-shella-saint-fleur-lominy-un-genie-et-un-modele-dinspiration/

2 https://www.loophaiti.com/content/une-haitienne-recoit-un-grand-prix-scientifique-au-canada

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