La Commission Episcopale Justice et Paix dénombre 137 haitiens tués par balles durant les 3 premiers mois de l’année 2020

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Au pays de Jovenel Moise qui se prépare à rester de force au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel en planifiant, probablement, le meurtre en série davantage d’haïtiens pour asseoir son régime autoritaire jusqu’en 2022 et assurer une passation en douceur à un choisi et soumis, les citoyens meurent par balle, de la pandémie de covid-19, et de la faim.

Haïti, depuis 1986, n’a jamais connu autant de morts qu’auparavant

Mercredi 3 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Au moins 161 personnes sont mortes violemment dans la seule zone métropolitaine de Port-au-Prince au cours du premier trimestre de l’année, selon un rapport publié mardi par la Commission Épiscopale Justice et Paix (CEJP).

Ce chiffre représente une augmentation de 24 % par rapport à la même période en 2019, où la CEPJ avait fait état de 122 morts violentes.

Parmi les victimes, 137 sont mortes par balles, principalement dans le centre-ville et dans des zones défavorisées comme La Saline, qui a été le théâtre en 2018 de l’un des plus grands massacres de civils de l’histoire récente en Haïti, resté encore impuni et sans suite légale.

Jocelyne Colas Noël, directrice exécutive de la Commission, a déclaré que dans le bidonville de Cité Soleil, 25 décès ont été enregistrés, et a souligné qu’à l’origine de ces crimes se trouvaient des groupes armés prenant en otage certains quartiers de la capitale.

« Ils continuent à utiliser leurs armes contre des citoyens pacifiques, malgré les annonces du gouvernement selon lesquelles ils lutteraient contre la violence, les chiffres continuent à augmenter« , a-t-elle déclaré avec amertume.

Fin avril, le ministre de facto de la Justice et de la Sécurité publique, l’ancien activiste GNB, Lucmane Délile, a lancé un ultimatum aux habitants de Martissant, situé à l’entrée sud de Port-au-Prince, pour qu’ils quittent le territoire, sinon « le gouvernement ne sera pas responsable de ce qui leur arrivera », a-t-elle rappelé.

Sans donner beaucoup de détails, Délile suggérait une opération dans la zone contrôlée par les gangs pour débarrasser le quartier des gangs, une annonce largement critiquée par plusieurs secteurs.

Ces dernières années, ces groupes ont pris le contrôle, empêchant l’entrée des forces de sécurité, tout en semant la terreur dans la communauté, avec une augmentation des décès, des enlèvements, des vols et d’autres crimes.

La Commission épiscopale a appelé les autorités à prendre les mesures appropriées pour faire face aux problèmes d’insécurité dans les principaux quartiers de Port-au-Prince, qui causent la mort de centaines de personnes chaque année.

Au milieu de cette situation désastreuse, le régime PHTK s’active à organiser des « élections » en dépit d’une fin de non recevoir brandie par plusieurs secteurs de l’opposition, à l’exception du RDNP qui file le parfait amour en Vouvoyant le président Jovenel Moise dénoncé dans le rapport de Petro Caribe, d’usurpation de titre et de détournement de fonds par l’usage de « stratagème« .

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