Haïti : La Covid picore et dévore le bicolore !

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Par la force de la crise covidique, le malheur des compatriotes petrochallengers fait le bonheur des acteurs détenteurs des brevets de la dilapidation, l’usurpation, l’improvisation et des mensonges polymorphes et multicolores.

Lundi 18 mai 2020 ((rezonodwes.com))– A cette heure indue, l’insomnie, l’anorexie, l’anémie et la pétrophobie allaient envahir la périphérie et le centre de la présidence sans décence et de cette primature de facto qui viole le drapeau et tous les emblèmes des institutions démocratiques de la République. N’était le contexte de quarantaine et de psychose de peur causés par le cononavirus, les villages, les villes, les bidonvilles et tous les civils seraient motivés pour préparer des graffitis et des calligraphies exposés sur la toile, sur des toiles et sur des cartons rouges pour avilir une fois de plus ces personnages vils, débiles et de mauvais deals qui ne peuvent respirer que l’oxygène cancérigène procuré par la bulle officielle.

Outre les nouveaux millions dégagés par les institutions multilatérales qui ont procuré à ces lions avares de nouveaux boulevards dans leurs tares, la Covid-19 les a également épargnés d’une soufflette en un concert assorti de sifflet, trompettes, trombones, tambours, lambis en alto, basse, ténor et soprano pour claironner encore plus fort à la capitale et dans les régions rurales « Kote Kòb Petrocaribe a ? ».

Depuis l’intronisation de cette karistocratie au pays, pilotée par des voyous, bandits, criminels, imposteurs et usurpateurs dans les sphères officielles, Vertières a perdu sa fierté. Arcahaie a été le théâtre de l’audace et de menaces coriaces proférées par des rapaces de basse classe et de mauvaise race, en raison des plaies dévoyés par une femme loquace, sagace, perspicace, aux colonnes vertébrales idoines qui se tenait debout comme un véritable Horace face à des Curiace pour exiger de nettoyer les écuries d’Augias.

Sainte colère de madame Petit-Frère, c’était un 18 mai 2019

L’année dernière, Madame Rosemila Petit-Frère1 avait brillé de mille feux en marquant la fête du bicolore comme un lion de ses griffes. Tout de go, la détentrice des clés de la commune historique indexait sénateurs, députés, président et tout leur entourage d’irresponsables, d’arrogants, de bandits et de receleurs des criminels notoires qui semaient le deuil au sein des familles.

Le flambeau de la décence, la vérité et du courage bleuissait et rougissait sous un soleil luciférien assorti d’un discours pimenté épinglant de médiocres et d’inutiles, les déshonorables dirigeants en costume blanc de pharisien qui avaient des fourmis dans leurs jambes et du chocolat aux 100 degrés Celsius sous leurs lèvres de vipère.

Le drapeau représente un symbole, une déclaration, la religion et l’essence même d’une nation. Un cours de « Civisme et Moral » a été dispensé à ces déshonorables dirigeants, ces parlementaires imposteurs et ces usurpateurs incapables de lectures et d’écritures rudimentaires. « Monsieur le président, vous êtes responsable de la joie et de la peine de ce peuple ; vous avez envers la nation des obligations de résultats et de vérité; non de moyens, de promesse et de contre-vérité. Si vous ne pouvez servir le pays avec loyauté, fougue, diligence et passion, vous n’avez rien compris du bicolore ».

Cette célèbre allocution a vu le président imposteur et usurpateur, les déshonorables parlementaires, les cupides, les dilapidateurs, les animaux et les caméléons politiques culbuter faucher, désarticuler, disloquer, démantibuler et déboîter par les uppercuts, les apchagis et les dolyopchagis d’une femme de forte personnalité. Toute Haïti était en liesse pour honorer la mairesse comme une déesse et une prêtresse qui véhiculait une parole de sagesse. « Lorsque la politique veut, l’économie peut ».

A la faveur du règne de panique du coronavirus, l’histoire ne va pas se répéter aux dépens des arrogants et des incompétents qui gaspillent le bien-être des plus de onze millions d’âmes du terroir. Pourtant, hormis la présence de la Covid, toutes les conditions sont réunies, voire exhibées de manière encore plus sévère pour que les forces vives soient soulevées contre la flagornerie, l’ineptie, les facéties et les péripéties qui atrophient la patrie. A l’heure qu’il est, les plaques tectoniques du petrochallenge allaient s’amorcer avec farouche pour se débarrasser de cette couche de voyoucratie.

A quelque chose malheur est bon, la Covid fait pleurer des familles et bloque l’effervescence populaire en cette date mémorable; parallèlement, elle fait festoyer les capitaines d’imposture de ce régime politique kwashiorkor en déconfiture qui se confortent dans des mascarades de postures avec des masques comme s’ils étaient des « papa bon kè ». Vè kèl è !

Jour va, jour vient !

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

1 https://rezonodwes.com/2019/05/21/arcahaie-le-18-mai-2019-souvenir-dune-femme-aux-colonnes-vertebrales-idoines/

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