Coronavirus: 7.7 milliards de bien-aimés malmenés comme des dessins animés!

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Des êtres vivides devenus très vite sans vies – de peu de vies et dont la vie se vit dans  la survie, des épanchements de synovie et des envies inassouvies – sont assujettis et asservis par une maudite vermine hardie comme le vilain «Jerry». L’humanité est électrocutée, démantelée, foudroyée et se voit agenouillée dans une insanité, insalubrité, inamovibilité, indignité et une morbidité sans pitié.

7.7 milliards de «Tom» contre un seul « Jerry »; la planète devient le dindon de la farce d’une tragicomédie «Tom & Jerry» créée en dehors de l’industrie ingénieuse des cartoons de Walt Disney. A la différence des productions imaginatives de la Hollywood, cette série macabre est réelle, palpable et tangible. La pestiférée a déjà infecté en cette date du 4 avril (5h30 AM) plus d’un million et 120 mille cœurs et exterminé plus de 58 mille 9 cents âmes humaines.

Contrairement aux éclats de rires, les euphories, les sourires et les plaisirs qu’elle procure devant les petits écrans, cette nouvelle série « Tom & Jerry » génère des phobies, dysphories, apories et scories dans tous les milieux. Elle afflige le cœur, les reins, les poumons, l’esprit, le social, l’académique, l’ecclésiastique, l’économique et le politique.

Les arythmies cardiaques dont la bradycardie, la tachycardie, la tachyarythmie, les extrasystoles auriaulaires et les extrasystoles ventriculaires, ont atteint leur paroxysme. Les crises de schizophrénie, schizonévrose, paranoïa, les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC), psychose maniaco-dépressive, dépression récurrente et les troubles de l’humeur, trouvent des terrains fertiles pour festoyer dans les confinements infligés à l’être grégaire qui est aujourd’hui abêti, étourdi, abruti, englouti et anéanti.

Les anges de la mort en quête de cœurs bloqués et de têtes désaxées font la fête au quotidien dans ce décor apocalyptique où les corps sans vies n’attendent même pas les croque-morts pour les emmener dans les morgues et les synagogues dans un dernier hommage. Comme du papier fin ou des dessins animés, chaque jour, le fil respiratoire est coupé en un clin d’œil à des milliers d’hommes et de femmes piqués par la pestiférée.

L’économie mondiale se vivifie dans l’asthénie, la neurasthénie et l’inertie ; la diplomatie internationale s’attise en ligne, dans des diffamations, accusations, dénonciations, aversions, pyromanies, animosités et des hostilités extrêmes. Le tourisme subit terriblement la loi de la xénophobie et l’aérophobie infligée par le « Covidisme » ; les affaires cassent, tracassent et trépassent dans un coma « irréversible ». La science étant contrainte de fonctionner dans la patience, la persévérance, les thèses, les antithèses et les synthèses, alors la « décovidisation » n’est certainement pas pour demain. D’ailleurs, en dépit du ravage avec rage dans lequel outrage le virus pernicieux, les simulations et les prévisions s’accordent sur les tristes conclusions que le pire est à venir. Les érudits, les sommités et les pics de la Mirandole alertent que le pic du Covid-19 n’a pas encore été atteint. Coup dur pour l’âme !

Les gestes habituels et les rituels chambardés et basculés !

Perte du sens du temps et du calendrier, les agendas et les carnets d’adresses sont confinés dans des coins lointains. Les rituels de sommeil, réveil, brossage, lavage, rinçage, coiffure, manucure- pédicure, facial, maquillage, déjeuner, sieste, diner et souper sont déréglés. A peine si les plus religieux se souviennent que la fête pascale a été rendue caduque dans les temples par le vilain animal qui fait son régal depuis l’aube hivernale. Très peu de lecteurs se rappellent quel jour on est au moment de cette lecture. Nous sommes déphasés !

Dans l’arène politique, économique et sociale, l’extraverti l’emportait toujours sur l’introverti même si ce dernier serait doté de facultés cognitives plus compétitives que le premier. Cette ligne de démarcation sociale ne tient plus la route, car cette variable devient une constante mesurée par les prescrits de la quarantaine appliquée. A cette date, les humains sont réduits, décatis, décrépis et détruits dans une péripétie, adynamie, anorexie et hyperalgésie qui les cataloguent tous dans le même panier de l’ignominie.

Aucune raison valable de s’aromatiser au parfum Victoria Secret et Gucci-Armani ; nulle raison cosmétologique justifiée de se couper les cheveux et les barbes. La laideur et le « moufibinisme » tendent à damer le pion sur la beauté et la fraicheur physique. Il faut tout de même penser à se laver ; sinon, cela peut tourner au vinaigre au foyer. D’ailleurs, même celui qui vit en solo devrait obéir aux principes hygiéniques, car primordiaux en vue de maintenir une santé robuste.

Leçons apprises : On ne peut garantir le bien-être en absence de vision et du sens de leadership

Le Covid-19 nous révèle que la suprématie occidentale est en train de faire les frais d’une ploutocratie qui putréfie la bureaucratie et la technocratie dans une médiocratie singulière. Thèse ancrée et greffée sur la vision des âmes magnanimes, sans la combinaison idyllique science et conscience pour assurer une gouvernance avisée, l’indécence, la déchéance et la dégénérescence vont être, de manière regrettable, les fruits amers à déguster par la race humaine. Ce n’est pas en raison de l’opulence dans des multi-milliards que l’on puisse accepter que l’arrogance, la médiocrité et l’imposture puissent siéger aux postes les plus stratégiques de la planète. Erreur grave, América ! Malheureusement, les générations présentes, nos enfants, nos familles et les générations futures payent et payeront cette dérive et cette ineptie, au prix fort.

Au lieu d’une véritable démocratie, une kyrielle de nations du Sud versent dans la cleptocratie, l’aristocratie, la voyoucratie et l’oligarchie à travers des collusions, malversations et des escroqueries multiformes. En Haïti, les amateurs, imposteurs et mégalomanes du régime kwashiorkor en turbulence, ont galvaudé le bien-être de plus de onze millions d’âmes humaines dans des caravanes de gabegies et de promesses fallacieuses.

Avant-hier, ils dilapidaient les fonds de la CIRH affectés à la reconstruction du pays ; hier, ils dévoraient les fonds du Petrocaribe ; aujourd’hui, ils s’érigent déjà en experts racketteurs pour défendre honteusement des contrats et des commissions dans l’indécence et l’infamie via l’acquisition de kits hygiéniques et de nourriture, soi-disant au profit de la population adulée. Vè kèl è ! Prétexte, canulars et foutaise ! Ce ne sont que de faux ingénieurs et de faux libérateurs qui continuent leurs manèges de mensonges polymorphes et multicolores de bananes pourries.

S’ils passaient plus de trois (3) ans de leur mandat à dilapider, tergiverser et procrastiner, il est indéniable que dans les situations de crises aiguës qui requièrent leadership, sérieux, sens de responsabilité et de discernement, ces champions de la voyoucratie ne sauraient guère assurer une gestion saine et efficiente pour éventuellement « décovider » les villes et les bidonvilles qui seraient sinistrées par le parasite.

Que ce soit pour le premier ou le dernier de la classe du Continent américain, des moments douloureux comme ceux-ci devraient porter à la méditation, la réflexion et la prise de conscience pour se rendre à l’évidence que l’avenir d’une nation ne doit aucunement être laissé entre les mains de l’imposture, l’indécence et l’usurpation.

Pour changer ce paysage funeste en visant à accorder l’ultime victoire aux «Toms» qui n’auraient pas exhalé leur dernier souffle durant le passage sismique de la vermine, les ténors du secteur académique, économique et politique sont contraints d’harmoniser leurs accordéons pour jouer des partitions synchronisées afin de traquer ce malin « Jerry » et le mettre en cage.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com  

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